
Chacun s'accorde à dire que la situation du PS aujourd'hui
est le pire des scénarios pour son fonctionnement en tant que parti qui prétend à l'alternance de gouvernance. Je
pense également que la droite qui semble se réjouir de cette inextricable
situation n'a pas forcément le bon goût de s'en réjouir, car cette affligeante
situation démontre, si besoin en était, que la rupture s'accentue
irrémédiablement entre les "élites"
politiques dont le cheminement de tous ces bonimenteurs est finalement tracé
sur les mêmes trajectoires que celle qu'aujourd'hui le PS connaît ce qu'a connu la droite, il y a bien
peu de temps, souvenez-vous, façon vendetta faut dire, mais il semble que la
mémoire a ses faiblesses, à priori,
tandis que le peuple est soumis pour sa part à une véritable dépravation
de ses conditions de vie professionnelles et familiales, l'automobile et le
bâtiment risquent bien de payer le prix fort, en qualité de précurseurs, et
surtout est en train de bien morfler sur les conséquences immédiates d'une
crise financière non traitée et sous estimée, en rapport aux pauvres des prix
bien sur. En outre, les éléments tampon, tels que les syndicats, ont perdu
toutes les valeurs historiques et idéologiques qui auraient pu conduire, et
encore, à une temporisation collective. Le jour de gloire est arrimé. Le
syndicat, de mon point de vue, est devenu un organisme qui dérange le
travailleur, tandis qu'il continue encore à combler le patronat. Sa parole
reste d'évangile pour ceux qui imagine encore que Zorro va arriver, sans se
presser quand même.
Il me semble que cette perspective est devenue obsolète car
l'écart s'est creusé entre l'élite de la noblesse, celle de la filière
prédestinée à une aristocratie par
l'histoire génétique de qui va à la chasse perd sa place. C'est bien fait pour
ta gueule pauv'con …
Ce qui est à mon sens nouveau, aujourd'hui, c'est que le
capitalisme, appelons par son nom ce qui n'est encore compris que par ceux qui
ne le sont pas, c'est que le travailleur est condamné à mort. Attention, pas
n'importe quel travailleur, non pas celui qui, dans l'instant présent, va
profiter de sa vie individualiste qu'il considère comme normale. Après tout,
selon lui, le jeune doit faire ses preuves et bien naturellement, pourquoi ce
jeune là serait-il plus heureux que le vieux qui le précédât. Je n'imagine pas
un instant qu'un esclave puisse générer un homme libre. Par exemple, Ouba, Ouba
Ma est tout, aujourd'hui, sauf un homme libre. Un jour peut-être sera-t-il
interrogé par Rebbecca Manzoni, oui mais des spaghettis, et finira donc sur la
chaise écclectique.
Entre la culture du politique entraîné et averti, celui qui
a fait les grandes écoles ou encore celui ou celle dont les prédispositions ont
déterminé de manière intéressée le devenir de sa propre destinée, je ne vois
pas en quoi nous devrions nous soucier de tout ce qui appartient au nouveau
tiers Etat.
Il convient malheureusement d'admettre que la place qui nous
revient, à nous êtres humains, est synonyme d'une sélection dont rêvaient les
nazis, par une radicale élimination, tandis que Rabelais pensait la même chose,
je crois, mais avec des critères bien davantage pudiques et peut-être même
sincèrement humanistes. Je m'interroge cependant sur la similitude s'agissant
d'un constat et dont se défendrait les protagonistes quand à l'idéologie qui
leur est propre.
En fait, je ne puis que constater que la réalité est une
offense à l'humanité à laquelle je crains d'être membre à part entière.
Je conclurais en souhaitant me prononcer pour abréger la
souffrance des hommes et de leurs victimes aussi d'ailleurs, à savoir la
population animale, végétale et planétaire.
J'entendais encore récemment que pour satisfaire aux besoins
de l'humain, dans la perspective la plus juste au fond, il faudrait 8 planètes
pour satisfaire nos besoins de consommateurs contemporains.
Si d'aventure l'homme gagnait son challenge, cela
signifierait que 8 planètes seraient très nettement insuffisante, à un moment
donné, pour que l'homme s'épanouisse encore davantage et réalise à un moment
donné un souhait inavoué, mais dont certains Napoléon, César, Attila ou plus
récemment Hitler avaient de peu échoué.
Ce soir, j'ai fait un rêve, j'ai aperçu une chaumière d'où
s'échappait une fumée parfois épaisse, parfois discrète, où la chaleur d'un
foyer se noyait avec celui du coeur.
Je ne me souviens pas qu'il existait une cheminée dans le
colosse de Rhode. Mais si le colosse copie, alors Rhodes a la joie.
A une époque d'ailleurs où Rhodes existait, il y avait peu
de chômage, car Rhodes avait ses Stewart ! |