Chacun le sait, le vote est
un moment extrêmement important dans la vie d'un homme. Le suffrage universel a
été obtenu de haute lutte et le droit des femmes à sexe primé par la voix des
burnes n'est pas si lointain non plus. Les anciens s'en souviennent, d'autres
en ont entendu parler, certains s'investissent à fond dans la chose publique. Enfin,
pour le reste, beaucoup n'en n'ont vraiment rien à foutre.
Il faut dire quand même que
le sort du monde est confié à des élites dont nous aurions tort de sous-estimer
les capacités habiles de gouvernance de masses, grâce aux médias notamment,
sachant que lorsque devant la télé, le peuple est scotché, résistant à peine,
se voyant imposer un cadre de vie uniforme, cela me fait penser que par les
médias, les masses tiquent de vie triée.
S'il fallait donner un exemple
concret, il suffirait de voir dès à présent les effroyables conséquences de la
crise financière qui nous a frappé de plein fouet, avec lard et la lanière, et
dont nous n'avons pour l'instant idée de comment nous allons lacérer, je parle
naturellement de la ceinture, raison pour laquelle je suggère que nous
allumions quelques bougies dans l'église
de notre Shoah afin que tous ensembles, oui, tous ensembles nous mettions fin à
cette crise fine en cierges.
La gouvernance, disais-je,
est l'apanage des grands, tandis qu'être gouverné est la panade des glands.
Quoi, vous ne me croyez
pas ? Il n'y a pas que des dictateurs dans le monde, fort heureusement, il
y a aussi des démocrates, c'est heureux. Tiens, un exemple : Georges
Dabolle you Bouche. Voilà un vrai démocrate.
Ethymologiquement parlant,
démo, c'est pour démonstration. Bon alors ça, on a vu et crate, ça ne veut rien
dire et c'est la raison pour laquelle je le qualifierais plutôt de démocrade.
Au moins là, on comprend mieux.
En dehors de son incompétence
notoire et de son goût prononcé pour l'usage de la force, de la
torture conventionnée, mais non remboursée Par la SS, entendez par là Sécurité
Sociale bien sûr, Bush représente aujourd'hui l'identité politique du moment,
avec ses errements, la surenchère de l'agression verbale par divagation
évangélique, les peurs qu'il transmet au monde et qui nous mènent d'un régime
démocratique vers une société dystopique n'en bourrent le mou.
Pour en revenir aux élections
donc, dont on pourrait penser qu'elles n'ont aucune importance, ce que par
ailleurs je suis également pour ma part enclin à penser aussi, on peut imaginer
deux tendances qui expliqueraient l'abstention massive des votants potentiels mon mari. .
Imaginons un instant un
individu s'abstenant de faire son devoir le jour j :
"-
Mais pourquoi
diable ne votez-vous pas ? " M'enquerrai-je à Anchorage auprès de la lascar, une quidam de joie lors de la
dernière confrontation d'idées au logis nécessitant le recours au vote
populaire au moment de la soupe.
"- Oh ! mais
c'est très simple, cher monsieur, je ne connais aucun des candidats qui
postulent."
Evidemment, cette réplique m'apparût
non seulement recevable, mais elle me révéla le fossé gigantesque qui sépare le peuple de
l'élite.
Je voulus de fait en avoir le
cœur net et m'en alla et grand interroger un autre qui damne.
"- Mais pourquoi diable, cher qui damne, ne
votez-vous pas ?" Dis-je.
"-
Oh ! Mais c'est
très simple, cher monsieur, moi, c'est parce je les connais trop bien."
Moralité : La
connaissance et l'ignorance sont deux synonymes parfaits.
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