Si l'escalade était une discipline olympique, Jean Louis
Borloo serait sûrement le premier de cordée. Le super ministre, en effet, se donne
à fond dans l'escalade à la connerie en voulant instaurer une taxe sur les
assiettes et couverts jetables, appelée taxe pique nique, étymologiquement, "pique"
pour pique tes sous et "nique" pour nique ta tronche.
Je ne me souviens plus du montant des salaires d'un ministre
de la république, ni des avantages en nature que procure cette fonction
éminente, mais s'il s'agit de se creuser à ce point les méninges pour avoir des
idées de ce genre, on peut admettre qu'en effet, ce n'est pas à la portée du
premier venu.
Certes, inutile de nier qu'en se promenant parfois dans la
nature, on assiste hélas à quelques spectacles non gratifiant d'objets en tous
genres qui jonchent la terre battue des aires de repos et même des dépôts
sauvages d'ordures qui assimileraient ces déchets à leurs auteurs.
Mais, de là à vouloir instaurer une taxe pour corriger "l'assiette" en quelque sorte, cela prêterait à rire si le ministre n'avait
pas le pouvoir de mettre à exécution ses idées.
Bien sûr, les consommateurs que nous sommes absorbons ce que
produisent les industries et, bien évidemment, s'il fallait intervenir
judicieusement, ce serait à l'endroit des fabricants, en amont des
consommateurs donc.
Doit-on en conclure que le consommateur est la vache à lait
de la république, qui serait aussi un joyeux drille pour qu'il soit une vache
Kiri ou bien alors qu'en instaurant une taxe par idée de ministre, on devrait
arriver à éponger la dette extérieure d'ici 2572 (Après JC).
J'ai peut-être une idée. Si les pauvres sont des pollueurs,
alors supprimons les pauvres plutôt que de les taxer, la planète ne pourra que
mieux s'en porter et les riches pourront même gratuitement pique niquer.
Tiens, j'aurais pu être ministre moi … ! |