Il
est six heures au clocher de l'église
Dans le square deux chiens se font la bise
Une fille va sortir de l'épicerie
Comme chaque soir je l'attends
Elle me sourit
Il faudrait que je lui parle
De la hausse des prix
Je lui r'prendrai la carte bleue
Celle qui rend les gens miséreux
Parler me semble ridicule
Je n'ose faire cette rime en ule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'anus fragile
Regarde ta montre
Regarde ta montre
Je lui r'prendrai la carte bleue
Celle qui rend les gens miséreux
Je la couperai pour la jeter
Je suis peut-être démodé
Le vent d'hiver souffle en avril
Ne te découvre pas d'un fil
Regarde ta montre
Regarde ta montre
Il n'y a plus d'horloge plus de clocher
Dans le square les clébards sont couchés
Je reviens sur ton train de vie
Sur la paille je nous vois
Elle me sourit
Il faudra bien qu'elle comprenne
La hausse des prix
Je lui r'prendrai la carte bleue
Celle qui rend les gens miséreux
Toutes les tunes que l'on donne
Comme on est baisés c'est du vol
Il reste une rancœur subtile
Qui rend le portefeuille fragile
Y'a plus rien qui vaille
Y'a plus rien qui vaille
Je lui reprendrai la carte bleue
Celle qui rend les gens miséreux
Une histoire de fric et d'alcool
Pas besoin d'aller à l'école
Apprendre les discours inutiles
A me faire vomir la bile
Y'a plus rien qui vaille
Y'a plus rien qui vaille
Je lui r'prendrai la carte bleue
Celle qui rend les gens miséreux
Je lui reprendrai la carte bleue
Celle qui rend les gens miséreux
Y'a plus rien qui vaille
Y'a plus rien qui vaille |