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Le brick à vrac
lundi 25 août 2008, a 17:30
Saintes maximes



A chaque fois que je veux me laver les mains, je me les ébouillante car le robinet est resté sur le thermostat en position rouge et au maximum. Désormais donc, je me lave les moignons.

Et on dit que les blondes n'ont pas inventé l'eau chaude … !

 

La vie est un long fleuve tranquille.

Il n'est donc pas de raison de se noyer dans un verre d'eau.

 

La masturbation rend sourd et l'amour rend aveugle.

Il y a donc d'un côté les malentendants et de l'autre les malentendus.

 

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

Et n'essayez pas de me faire croire le contraire.

 

Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

Il faut d'abord le rincer avant de le jeter.

 

Il faut prendre le taureau par les cornes.

Ca fait sûrement moins mal que par les couilles.

 

C'est près des vieux pots qu'on s'fait des bonnes souples.

 

Il ne faut pas juger de l'arbre par les corses.

 

Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne font jamais d'erreurs.

Mais ne rien faire de sa vie est une erreur grossière.

 

Quand le salut des abeilles viendra, le monde aura le bourdon.

 

Qui verra vivra !

samedi 23 août 2008, a 18:41
En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des centrales.


Société, tu m'auras pas !

Ben si, elle m'a eu la salope. Quelques années d'érosion mentale ont fini par me mettre au pas des inconditionnels de la pensée unique de masse. Elle a réussi à me faire oublier mes rêves, mes espoirs, et m'a fait perdre petit à petit toutes mes illusions une à une. J'ai eu beaucoup cherché dans tous les recoins de la médiathèque du pouvoir et de l'argent, ou dans la sphère du monde adulte et responsable de plage, je n'y vois pas l'once du début d'une étincelle d'espoir qui pourrait foutre le feu à tout ce bordel qui grignote nos âmes en mal de représentation.


Tiens, une petite anecdote lue aux infos pendant les vacances : Une centaine d'ouvriers auraient été contaminés par de la matière radioactive, mais à taux 0 sur une échelle de 7.


Bon, heureusement que personne n'a songé à monter sur l'échelle de riches ternes, là où le taux de contamination est mortellement ennuyeux. Alors en principe, ces braves ouvriers ne risquent pas plus qu'un pékin moyen, comme on dit en Chine, celle de chopper un putain de cancer, qui nous amènent tous un jour au cercueil. C'est ce qu'on appelle en termes de marché alimentaire le "crabe" en boîte.


Rien à voir avec ce qui se serait passé il y a de cela une bonne trentaine d'années, presque quarante même, c'est fou ce que le temps passe, au moment où le nucléaire était redouté et contesté, rassemblant des milliers d'opposants sur les chantiers en construction. Tchernobyl est depuis passé par là et j'éprouve ce sentiment désagréable qu'aujourd'hui, le danger potentiel que représente l'utilisation du géran…, heu de l'uranium, est aujourd'hui banalisé et ne suscite que réactions hostiles très marginales et dûment canalisées. Pourtant, nul doute que toutes ces alertes, même présentées comme étant mineures sans détournement sont réelles, du fait de la sous-traitance en particulier et du mode de gestion tout à l'économie ; Elles réveillent en nous le spectre de la terreur nucléaire, sans parler de la terrible menace de son usage militaire ou terroriste potentiel, qui empoisonne notre espace sécuritaire. On peut imaginer que les contestataires de l'époque n'étaient tant utopistes qu'on voulait bien nous le faire croire, quand ils se comportaient en alarmistes, mais qu'au contraire leurs craintes étaient fondées.


Cette déferlante écologiste aura au moins eu pour conséquence une vigilance accrue par EDF de ses sites, sous la pression populaire donc, mais, à priori, le temps passant, la pression retombant lourdement, cette maintenance ayant un coût, la surveillance passerait donc au second plan des préoccupations des décideurs publics et surtout privés. Du fait de l'épuisement des ressources pétrolifères, le nucléaire semble même apparaître comme un recours providentiel au consommateur tributaire du progrès comme il se doit.


Pourtant, il n'est pas certain que ce qui est bon pour l'économie le soit forcément pour l'homme, surtout quand l'uranium enrichit… !

jeudi 21 août 2008, a 16:48
J'ai rêvé ... J'étais un bateau voguant vers Brest.


E
t si nous restions un peu dans l'ambiance estivale ? Je vous propose aujourd'hui la lettre que j'avais imaginé, dans le cadre du concours du festival de Brest et celle-ci devait commencer par ces mots : J'ai rêvé ... J'étais un bateau voguant vers Brest. Hélas, j'ai encore perdu, mais l'an prochain, je remettrai le couvert ...

J'ai rêvé … J'étais un bateau voguant vers Brest ! Assis là, hébété sur le rebord du lit, je multiplie les efforts pour évoquer les multiples descriptions indociles, du plus profond de ma mémoire encore rougissante. Un gigantesque voilier sillonnait les eaux de l'atlantique, en provenance des Açores et faisait cap sur Brest. Tout me vient à l'esprit en un bloc, l'aventure, le son, un diaporama d'imagerie cérébrale. Chaque détail de la fière monture océane est gravé pour l'heure, toute son architecture, chaque poulie, chaque voile, chaque cordage m'est connu. Mais je sais hélas que je ne saurais retenir cette vision au-delà de mon sommeil bien longtemps ; La trahison d'un songe est précisément l'oubli qui lui succède.


Je naviguais fièrement sur l'océan, des hommes d'équipage s'affairaient sur le pont, l'un d'entre eux immobile, mon vaillant capitaine, debout sur ma proue, tenait la barre d'une main de maître. Il scrutait l'horizon au loin, de son regard perçant. Ses paupières érodées par l'air salin formaient une ligne concave et semi entrouverte. Nul ne semblait pouvoir franchir la frontière de ce regard scintillant, fenêtre de son âme d'homme solitaire, silencieux et appliqué, dont la lumière reflétée par la réverbération du soleil sur la surface de l'eau, creusait à chaque seconde les contours tourmentés. En contrebas, les marins s'affairaient sur le pont, solidaires, donnant le meilleur d'eux-mêmes. Chaque acte réalisé  était anonyme, qu'il soit anodin ou qu'il s'assimile à un exploit unique. Seul  l'accomplissement collectif comptait. Chacun d'entre eux connaissait les objectifs du voyage, avec ses contraintes à partager dans l'effort, essentiellement, au cours de ce voyage éprouvant.


Ce jour là toutefois, l'ambiance était particulière. La fin du voyage était proche, les côtes bretonnes, bien qu'elles ne soient visibles encore, s'annonçaient sous les meilleurs hospices. Les conditions météorologiques étaient exceptionnellement favorables. Elles permettaient à l'équipage de jouir de ces instants de relâche et ils commençaient à goûter,  par anticipation,  le retour à la terre ferme. Revoir sa famille, en de telles circonstances, est un moment d'une intensité inouïe. Après des mois et des mois de tensions, d'errements, confinés dans un espace restreint à partager, une disponibilité de tous les instants où la fatigue s'accumule, ces retrouvailles terrestres suscitaient des réactions prévisibles ou l'émotion jaillit dans un magma de rires et de larmes.


J'avançais en constance sur les eaux en mouvement, ma vitesse avoisinait six nœuds en moyenne. La mer était peu agitée et la hauteur des vagues n'excédait pas un mètre. Le bruit des eaux s'écartait dans l'oblique de ma trajectoire, imitant le bruit d'une cascade en chute libre, l'eau solide se transformait en une écume blanche, bouillonnante dans l'instant, puis s'évanouissait lentement dans le sillage de la proue, jusqu'à revenir ensuite à sa forme initiale, on eût dit une plaie cicatrisant dans l'instant.


Nous abordions la fin de l'après-midi et nous nous préparions à apercevoir le littoral. Nous devions ensuite longer la presqu'île de Crozon où le privilège nous était donné de contempler le coucher du soleil, puis nous remontions jusqu'à l'embouchure où se jette l'Elorn, tout près de Brest, où se mêlent ensembles les eaux saumâtres douces et salées.


Ce fût à cet ultime instant que le songe s'achevât, l'imminence de l'arrivée du brick et de l'équipage suscitait en moi, inconsciemment,  une frénésie impulsive. Mais il en fût de mon rêve comme de la fin du voyage, j'étais tombé en rade de Brest … et de sommeil.


mardi 19 août 2008, a 16:42
Etoile détente, mon coeur amoureux ... !


Le camping est un lieu de vacances incontournable lorsque nous voulons faire plaisir à notre progéniture en quête d'épanouissement et de plaisirs simples. Le succès de cette formule de vacances réside essentiellement dans le côté relationnel qui s'invite spontanément dans notre quotidien estivalier. Ainsi, lorsque nous arrivons dans un camping, nous sommes immédiatement et irrémédiablement "bagués" du sceau labellisé du camping, pour toute la durée du séjour. Cette pratique permet de participer gratuitement à toutes les activités structurelles du lieu de vacances et, par ailleurs, involontairement ou non et de façon sous-jacente, cela induit que nous appartenions à une seule et même communauté, avec laquelle nous devons cohabiter fugitivement de manière spartiate ou conviviale, selon l'humeur des sujets que nous sommes. Une fois que nous détenons le bracelet au poignet, que nous nous soyons fait expliquer les règles de vie collectives et, surtout, que nous avons acquitté le montant dû, nous sommes devenus des campeurs sédentaires à part entière.


Oui, je dis bien sédentaires car il est une autre manière de camper mais, en terme de "marché", le matériel utilisé est généralement destiné aux personnes isolées, sans enfants, dans un cadre général cela s'entend ainsi, adeptes de  la randonnée ou tout simplement itinérants. En quelque sorte on pourrait ainsi qualifier ce type de campeurs de voyageurs.


Pour en revenir au campeur sédentaire que je suis, le profil est quelque peu différent. Tout d'abord, en termes d'équipement. Le bon campeur pantouflard se doit de s'installer avec tout le matériel adéquat convenant à une vie de camping séante. Ainsi, il est installé comme à la maison, mais en beaucoup moins confortable quand même, de manière à avoir cet humble sentiment de vie précaire, presque celle d'aventurier, mais sans trop oser le dire trop haut non plus. Il suffit de passer trois semaines dans un camping, avant le fatidique retour, où les retrouvailles avec le foyer familial sont vécues intensément et avec un soulagement non feint de retour à la civilisation et à son confort vertueux. Le bon campeur dispose donc d'une tente familiale spacieuse, avec chambres séparées et un vaste séjour où il peut stocker toute sa panoplie d'ustensiles dernier cri de la technologie à la fois novatrice et commerciale.


Le profil du sédentaire est simple. Il est à la recherche de la société, celle qu'il a perdue au quotidien, et qui lui permet de révéler son identité à la face des autres. Dans le cadre du quotidien, cette identité est enfouie au fond de soi, avec cette impérieuse nécessité imposée par le cadre de vie actif de réserve de soi, de retenue et d'allégations en tous genres. La vie au camping va donc dissiper ce mal être grâce aux loisirs, l'apéro ou encore les soirées à thèmes que sont par exemple les karaokés ou encore soirées mister et miss camping.


Incontestablement, le camping apporte là toute la dimension désirée du plaisir communautaire partagé par ses membres.


Mais, le succès du camping, comme indiqué en préambule, c'est avant tout l'impact qu'il a sur les enfants, petits et grands. Bon nombre d'entre nous se dispenseraient probablement de résider en camping s'il n'y avait pas cet aspect ludique qui plait tant aux rejetons et qui influent impérativement quant au choix de la manière de passer ses vacances…


Les enfants ne sont pas compliqués et ils trouvent leurs plaisirs dans les activités telles que la piscine, le ping pong, le minigolf entre autres choses. De même, ils se lient très facilement et aussi très rapidement, ce qui leur permet de vivre intensément les journées les unes après les autres, avec toujours une connotation d'impatience lorsque les impératifs familiaux, comme le traditionnel repas partagé, les empêchent quelques instant de s'adonner en compagnie à des jeux divers et variés.


A tous ces titres, le camping a donc un statut à part entière et est côtoyé par toutes les classes sociales, hormis peut-être la plus haute hiérarchie, en raison du standing, mais aussi la plus basse, car le camping est également devenu onéreux, en particulier sur les sites touristiques les plus stratégiques. D'autres considéreront enfin que ce mode de vacances est quelque peu ringard et envisageront de passer leurs vacances autrement.


A chacun ses plaisirs et le droit de camper … sur ses positions.


dimanche 17 août 2008, a 10:40
Prendre congé des vacances, c'est possible !



Dimanche 17 août 2008, c'est le début de la fin. Je parle de celle des vacances bien sûr, même si la vie est comme les vacances, puisqu'il y a un début et une fin aussi, mais heureusement, cela dure plus longtemps. Ceci dit, si les vacances duraient plus longtemps que la vie, on aurait du mal à poser tous nos jours forcément. En revanche, une vie de vacances ne serait pas pour me déplaire. Encore qu'être toujours en vacances exclut de fait tous ces petits coups de blues qui nous affectent avant chaque reprise ou tentatives de suicides ratées volontairement au moment de retourner au boulot.


Donc, d'un certain point de vue, le dosage des vacances serait salutaire, à condition quand même que le nombre de jours de repos ne soit pas disproportionné à ceux du travail, ce qui constitue la règle du genre au présent. D'un autre côté, si on était toujours en congé, on ne saurait pas en quoi consiste le travail et nous ne connaîtrions ni coups de blues, ni tentatives de suicides ratées volontairement. Imaginons aussi un instant que nous pourrions avoir un coup de blues pendant le travail, au moment de prendre nos vacances, considérant que la notion de travail serait beaucoup plus valorisante que celle du congé. Quelle terrible image parcourt mon esprit à cet instant !


Mais heureusement il n'en est rien. Demain, nous sommes lundi et je retourne prendre un bain de sueur dans l'atelier du diable. Vivement les vacances … !

Présentation
Bon alors passons directement de la présentation à la représentation ... !

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Rien faire, c'est ne rien défaire. peintrefiguratif (06/11/2009 17:18)

bonjour woogy depu...

Rien faire, c'est ne rien défaire. BARBOUILLY (05/11/2009 19:52)

A Père Cantoche, ...

Rien faire, c'est ne rien défaire. pere cantoche (05/11/2009 09:29)

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Rien faire, c'est ne rien défaire. JEAN85 (01/11/2009 12:47)

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