Depuis la nuit des temps l'histoire des pères et des mères
prospèrent
Sans sommaire et sans faire d'impairs, j'énumère pèle-mêle, Pères Mères
Il y a des pères détestables et des mères héroïques
Il a des pères exemplaires et des merdiques
Il y a les mères un peu père et les pères maman
Il y a les pères intérimaires et les permanent
Il y a les pères imaginaires et les pères fictions
Et puis les pères qui coopèrent à la perfection
Il y les pères sévères et les mercenaires
Les mères qui interdisent et les permissions
Y'a des pères nuls et des mères extra, or dix mères ne valent pas un père
Même si dix pères sans mère sont du-per (perdu) c'est clair
Y'a des pères et des beaux-pères comme des compères qui coopèrent
Oubliant les commères et les langues de vipère
Il y a les « re-mères » qui cherchent des repères
Refusant les pépères amorphes
Mais les pauvres se récupèrent les experts (ex-pères) du divorce
Il y a les pères outre-mère qui foutent les glandes à ma mère
Les pères primaires, les perfides, les personnels qui ont le mal de mère
Ceux qui laissent les mères vexent et les perplexes
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci
Il y une mère candide et un père aimable
Il y une mère rigide et imperméable
Il y a des pères absent et des mères usées
Il y a des mères présentes et des perfusés
Il y a des mères choyées et des mères aimées
Il y a des pères fuyants et des périmés
Il y a la mère intéressée et la mère ville
L'argent du père en péril face à la mercantile
Il y a les pensions alimentaires, les « pères crédit »
Des pères du week-end et des mercredi
Y'a des pères hyper-fort et des mères qui positivent
Ou les coups de blues qui perforent les mères sans pères-pectives
Mais si les persécutés, le père sait quitter
Et si la mère pleure c'est l'enfant qui perd
Mais si la mère tue l'amertume la magie s'éveille
Et au final qu'elle soit jeune ou vielle la mère veille (merveille)
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci
Il y a les mères qui désespèrent à cause des amourettes
Perpétuellement à la recherche d'un homme à perpet'
Il y a la mère célibataire persuadé de n'être personne
Et qui attends que dans ses chimères que derrière la porte un père sonne
Il y a les mères soumises et les pères pulsions
Il y a les mères battues et les percussions
Il y a les mères en galère à cause des pervers, des perturbés
Alors il y a la mère qui s'casse si elle est perspicace
En revanche, si le père et la mère s'acoquine et vont se faire mettre si je
peux me permettre
La tension est à dix milles ampères
Car quand le père est en mère et que la mère obtempère
C'est la hausse du mercure car le père percute et la mère permute
Le père tend sa perche et la mère se rit de cette performance, de ce perforant
impertinent
Elles sont les péripéties du père dur face à l'effet mère (l'éphémère)
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci
Bon, je crois que je vais faire ma pause et il faut tôt.
Bien qu'en repos cette semaine et imaginant avoir assez de temps pour produire
quelques post, il n'en a en fait rien été et quand l'été justement y'en a plus,
y'en a encore. Outre les travaux saisonniers liés à la saison estivale
ancienne, qui vont des plantations à la maintenance, puis à la récolte 45, en passant par des travaux de
constructions, les obligations familiales, les vacances, il me reste aussi
quelques projets d'écriture via des concours notamment et qui stimule mes sens
sans plomb, après la récolte 45.
Il va sans dire que ceci n'est qu'une pause qu'a fait du
bien, que tout va à merveille pour moi, la Bretagne vit sous une chape de
chaleur à tel point que pour partir en vacances, je me demande si je ne vais
pas camper dans mon jardin. Cela aurait l'immense avantage d'avoir accès à
internet facilement et venir au quotidien lire tous les blogs amis. Mais, je
crains que cela non plus ne soit pas possible et madame Woogy a probablement d'autres
souhaits, nous partons le 19 juillet.
Je m'excuse par avance auprès de Gilles qui vient juste de m'ajouter
à ses favoris et à qui je fais au même moment faux bond, James bond. Je
reviendrai alimenter ce blog à partir de la mi-septembre je l'espère. Je vous
remercie de votre aimable, courtoise, amicale, ludique, agréable, plaisante,
amusante, bouffonne, hilarante, cocasse, désopilante, et très fraternelle
participation ici.
Par-delà l'escalier des roides Cordillères,
Par-delà les brouillards hantés des aigles noirs,
Plus haut que les sommets creusés en entonnoirs
Où bout le flux sanglant des laves familières,
L'envergure pendante et rouge par endroits,
Le vaste Oiseau, tout plein d'une morne indolence,
Regarde l'Amérique et l'espace en silence,
Et le sombre soleil qui meurt dans ses yeux froids.
La nuit roule de l'est, où les pampas sauvages
Sous les monts étagés s'élargissent sans fin ;
Elle endort le Chili, les villes, les rivages,
Et la mer Pacifique, et l'horizon divin ;
Du continent muet elle s'est emparée :
Des sables aux coteaux, des gorges aux versants,
De cime en cime, elle enfle, en tourbillons croissants,
Le lourd débordement de sa haute marée.
Lui, comme un spectre, seul, au front du pic altier,
Baigné d'une lueur qui saigne sur la neige,
Il attend cette mer sinistre qui l'assiège :
Elle arrive, déferle, et le couvre en entier.
Dans l'abîme sans fond la Croix australe allume
Sur les côtes du ciel son phare constellé.
Il râle de plaisir, il agite sa plume,
Il érige son cou musculeux et pelé,
Il s'enlève en fouettant l'âpre neige des Andes,
Dans un cri rauque il monte où n'atteint pas le vent,
Et, loin du globe noir, loin de l'astre vivant,
Il dort dans l'air glacé, les ailes toutes grandes.
Décidément, en matière de football professionnel, il n'y a
guère que le ballon qui tourne rond.
J'écoutais l'émission le grand journal sur canal + ce soir
et l'invité du jour était le ministre de la jeunesse et des sports Bernard
Laporte.
Questionné inévitablement sur le sujet de la défaite
tricolore, Laporte nous déballe tranquillement sa théorie selon laquelle Van
Basten, sélectionneur des Pays Bas, aurait commis une erreur tactique en
battant la Roumanie pour l'ultime rendez-vous de la poule qualificative.
En clair, (sur canal +) Laporte reprocherait à Van Basten de
ne pas avoir laissé gagné la Roumanie, ajoutant également que cette erreur de
stratégie pouvait le priver de la coupe d'Europe, au prétexte que les pâles
italiens qui ont battus des français encore plus pâles, donc transparents,
risquaient de les battre en phase finale de ce championnat. Quand bien même
cette hypothèse serait avérée, il est indiscutable que les Pays Bas ne
pourraient sortir que la tête haute, avec la satisfaction d'avoir joué et tenté
la conquête d'un titre de la manière la plus honnête qui soit, par le seul
talent qui les caractérisent, dans un secteur que Laporte est censé bien connaître et qu'on appelle communément le sport.
Le ministre de la jeunesse et des sports nous a
tranquillement exposé comment il fallait s'y prendre pour tricher, sans le mot
ne soit prononcé pour de vrai, en trafiquant un résultat sportif au profit d'une
victoire suprême et du couronnement, quoiqu'il en coûte.
Bel exemple pour la jeunesse, bel exemple pour le sport, voilà
une leçon de libéralisme sportif sans équivalent à ce niveau.
Si Laporte avait été un footballeur, il aurait sûrement été
libéro.
Bien, en tant que spécialiste un con testé ou testable de
la planète foot, je me devais de commenter à chaud le résultat et le
déroulement du match France Italie de ce soir, en analysant et relisant les
dysfonctionnements individuels, la synergie du collectif, la compétence de l'arbitrage
et, enfin, évaluer le seuil de rentabilité du coaching.
La France et l'Italie se sont donc donné rendez-vous pour
une soirée de Gallas. Alors, début de la première mi-temps, la France joue sa
carte à fond et se dépense sans compter, dans la bonne humeur. De fait elle
exhibe son RIB et rit, lequel sort sur civière de lièvre à la 7ème
minute. D'ailleurs, Thierry en rit encore au pied.
A partir de ce moment, le jeu va se rééquilibrer et la
sortie de Ribéry handicaper le collectif. De fait, la France va rapidement se
faire opérer sans douleur à la 24 ème par pénaltie , et se faire enlever
les Abidals. Ils se retrouvent donc à 10.
La seconde mi-temps débute de manière équilibrée, mais la France
joue à dix Abeba et on sent un deuxième but italien se profiler. Il arrive sur
coup franc et Grégory n'y a pas Coupet : France 0 – Italie 2. Ben c'est
moi a bien tenté sur un autre coup franc de réduire le score, mais en vain d'Alsace.
Quand Thuram, tu n'es pas gai forcément et ce qui est vrai ici Evra ailleurs.
Il est à notaire dans ce match une bonne performance de Clerc sur l'aile
droite.
Carton rouge pour un supporter également qui a failli rentrer
sur le terrain bourré et grosse erreur du service d'ordre qui l'ont laissé
rentrer avec Sagnol à 70°.
L'Italie est assurée désormais de rencontrer l'Espagne en ¼ de
finales, mais ça devrait être difficile. Enfin qui vivra Vieira.
Dommage pour la France donc qui n'aura pas eu Toulalan
nécessaire pour faire basculer le match en sa faveur. Enfin, le coaching est
finalement contestable et le sélectionneur est un extrémiste, c'est sûr, parce
que Domenech plus ultra, ça n'existe pas.
Fin du match dont on peut dire qu'en plus d'être décevant,
il aura aussi fallu supporter les commentaires de Thierry Rolland et de son
acolyte Franck Leboeuf dont la teneur des propos en daube fût à la hauteur de
la prestation globale de cette équipe de France dans le championnat d'Europe 2008.
Et voilà, l'Allemagne vient de battre l'Autriche 1 à 0. Je
regarde rarement le foot à la télé, sauf lorsqu'il s'agit de rencontres à
évènements, comme le championnat d'Europe des Nations ou la coupe du monde de
choc.
Non pas que j'ai une âme de patriote dog, non, mais simplement parce qu'il
me semble que la compétition qui s'y rapporte de garage a un attrait davantage
sportif que financier, contrairement aux coupes inter clubs de golf. J'en
profite pour ouvrir une parenthèse, pour dire ici qu'en voulant vérifier la
définition d'un terme que je voulais employer, simplement parce qu'il me
plaisait, et qui par ailleurs était complètement inapproprié, je me suis rendu
compte que j'en cherchais l'interprétation dans l'annuaire, dont je m'étais
servi quelques minutes auparavant, et il m'a fallu attendre d'être à la page
des « P » pour constater qu'il ne s'agissait pas du dictionnaire. Je
peux donc maintenant fermer la parenthèse de philo.
Naturellement, s'il est une chose que je ne retiens jamais,
c'est le nom des joueurs, pour une raison simple, il y en a d'abord beaucoup
trop, et ensuite parce ça ne m'intéresse pas.
En revanche, s'il est un nom de joueur dont je me
souviendrai dans cette équipe d'Allemagne, c'est celui de Gomez. On a eu des
joueurs comme Beckenbauer, Klinnsman, Berthold, Schumacher, Hasslër, Vogts,
Rummenigge, etc. Alors évidemment, ça peut paraître idiot, mais à chaque fois
que le speaker prononçait Gomez pour l'équipe d'Allemagne, j'étais complètement
bidonné sur mon canapé, d'autant plus que ces équipes d'Allemagne que je vois
jouer depuis des années maintenant sont généralement appliquées et sérieuses,
ce qui a ajouté à mon hilarité crépusculaire.
Je précise sans plus attendre que « Gomez » est un
nom tout à fait respectable comme n'importe quel autre nom par ailleurs, à
quelques exceptions près toutefois, comme Dutroux, Fourniret, Sarkozy, etc.
Voilà, c'est à peu près tout ce que j'avais ce soir à me
mettre sous l'Adam qui soit à peu près Gomez … tible.
L'araignée est un prédateur invertébré de la famille des
arachnides. On en fait de l'huile d'ailleurs, l'huile d'arachnide. Elles sont
dotées de huit pattes et d'yeux, mais n'ont ni antennes, ni ailes. Elles
tissent leur toile ou leur cocon pour piéger leur proie ou encore protéger leur
progéniture.
Certaines toiles sont d'ailleurs devenues des banques. Oui,
les araignées peuvent également stocker leur sperme sur la toile.
Il existe également des araignées nomades, qui chassent en
se servant de la configuration du terrain, donc sans l'aide de toile ou cocon
comme la lune.
L'araignée a colonisé tous les milieux végétaux vivants, à l'exception
des eaux salées et des endroits de haute altitude, en raison du froid ambiant.
Elle joue un rôle majeur dans la régulation des espèces d'insectes,
du fait qu'elle est prédateur, et est elle-même soumise à la loi du genre,
chassée qu'elle est par les oiseaux, reptiles et certains insectes prédateurs d'araignées
exclusivement.
Certaines variétés ont des morsures mortelles ou graves pour
l'homme, soit environ 200 espèces, par inoculation de leur venin.
Bon alors bien sûr, on parle des araignées, dont une des
caractéristiques est de provoquer chez l'homme l'arachnophobie, à savoir une
peur bleue du profil de ces insectes, et vous allez forcément me demander
pourquoi, un dimanche à la campagne, je ferais comme ça un petit article sur
les araignées, que j'ai tout pompé sur Wilkipédia.
Et bien la réponse est somme toute assez simple, aujourd'hui,
c'est la fête d'épeires.
Tancarvile, tancarville, voyons, ah oui, si ma mémoire est
bonne, ou plutôt celle de Wilkipédia, le pont de Tancarville a été construit en
1959, permettant la circulation des véhicules entre Le Havre, pays cher au père
Cantoche et Rouen, pays cher à Jeanne d'Arc, qui brûlait d'impatience de bouter
les anglais hors de France. Ce fut l'une des premières réalisations de grande
envergure du 20ème siècle en France.
Tancarville, tancarville, voyons, ah oui, c'est aussi le nom
que l'on donne communément à un étendoir à linge et, lorsqu'il pleut, ce qui
n'est pas rare en Bretagne, permet d'assurer en toute sécurité le séchage de
nos précieux effets à l'abri des intempéries dans le garage par exemple. C'est
également vrai lorsque les agriculteurs répandent sauvagement leur lisier de
porc dans les cultures, ce qui imprègne les vêtements si par malheur ceux-ci
ont été exposés à l'extérieur.
Ainsi donc, depuis quelques mois, voire quelques années,
notre tancarville était à ce point délabré qu'il partait en morceaux à chaque
fois que nous voulions le replier, ce qui était fort désagréable. J'avais
d'ailleurs remarqué que madame Woogy, sans raison apparente, semblait déprimer
depuis quelque temps, et sans que je n'en connaisse véritablement la raison.
J'avais beau tenté de la questionner, essayé de découvrir quelle mystérieuse
raison pouvait à ce point perturber son équilibre, sans que je ne puisse y
faire quoi que ce soit, rien n'y faisait.
Un jour, tandis qu'il pleuvait, ce qui n'est pas rare en
Bretagne, comment ça je l'ai déjà écrit ? Mais non voyons. Cessez donc de
m'interrompre, je ne vais plus savoir où j'essuie à force de pleuvoir. Tandis
qu'il pleuvait donc, j'eus l'idée généreuse et lumineuse, disposition dont je
suis plutôt coutumier, de réparer ce fameux tancarville et de le rafistoler
avec les moyens du bord.
Il faut dire que je récupère tout ce qui peut être récupéré,
vis, boulons, écrous, morceaux de ferraille, bref, une véritable petite
quincaillerie chez moi. Je me mis donc à l'ouvrage et fis d'un tancarville en
loques un tank car vil en bloc. Plus costaud qu'un neuf, plus beau qu'un pont
de Tancarville mais moins haut.
Lorsque ces petits aménagements furent achevés, je montrai à
madame Woogy le fruit de mon prestigieux travail. En l'espace d'une seconde, à
la vue de cette transformation fantastique, elle fut métamorphosée et à nouveau
épanouie.
Enfin, j'avais accompli son rêve, celui de pouvoir étendre
son linge dans la sérénité, dans la plus parfaite quiétude. Elle me regardait
longuement, amoureusement, langoureusement, heureusement, que j'aille en enfer
si je mens, un sourire de reconnaissance envahissait son visage et son regard
ne parvenait plus à se détacher de ma personne subliminale. Moi, la regardant
faire, assis sur mon rocking chair, un coca à la main, une paille dans l'autre,
je sirotais tranquillement mon breuvage, tout en lui indiquant qu'il valait
mieux qu'elle se concentre sur son ouvrage, ce qu'elle fit tout naturellement,
en redoublant d'activité, ce qui me rassura définitivement.
Un vieux proverbe dit : Il vaut mieux étendre son linge
propre tout seul que laver son linge sale en famille. Il y a sans doute du vrai
dans tout ça.
Qui eût cru qu'un simple tancarville puisse à ce point
revêtir l'expression d'un bonheur partagé ?
Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.
Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.
Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;
Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.
Ce matin, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, en
clair, au lever du jour, Je partais, vois-tu, je sais ce qui m'attendais. J'allais
au boulot quoi.
J'allais par la forêt, et surtout par la route, car j'ai une golf diésel et non
point un 4X4. Je cheminais doucement, tranquillement, je flânais à 50, 50 kilomètres à l'heure lorsque, tout à
coup, un véhicule non identifié déboula derrière moi à grande vitesse. J'ôtais
rapidement le pilote automatique de la golf pour en reprendre le contrôle
manuel et, actionnant le clignotant
droit, je me rangeais sur le bas côté de la chaussée pour laisser passer le
moine, car l'habit ne fait pas le moine, ce qui n'est pas le cas de la chaussée.
Roooooooahhhhhrrrrrrrr, fit la voiture en me dépassant. J'étais
encore, comme à l'accoutumée, sur le programme lent. Le matin, au lever, tout est
programmé chez moi. Jamais un geste en trop, jamais d'imprévus si cela est
possible qui ne puisse être anticipé. Ainsi, la journée démarre doucement, pour
se terminer lentement. Rien ne sert de courir, surtout quand on sait qu'une
journée dépasse rarement 24 heures.
Ainsi donc, une fois le bolide hors de vue, je remis mon
clignotant, côté gauche cette fois, pour revenir circuler sur la voie publique,
voie publique, voie publique, en jetant des regards pathétiques, aux passereaux
honnêtes, je revenais circuler sur la voie publique, voie publique, voie
publique, en disant des je t'aime pathétiques, à leurs petites gueules bien
sympathiques.
Je fus à peine engagé, j'étais encore en pilotage manuel, qu'à
nouveau, un nouvel arrivant vint m'attaquer
par derrière. Nous étions engagés dans une série de lacets, soit deux virages
consécutifs, et je vis dans mon rétroviseur laser que le conducteur tentait d'amorcer
un dépassement sur la gauche, car s'il l'avait fait sur la droite, il aurait
probablement terminé tragiquement sa course au fond du fossé, mais j'avais deviné
qu'il ne s'agissait là que d'une diversion destinée à m'intimider.
Je réfléchis donc rapidement à comment je devais réagir et
je décidai de ne rien décider et de conduire selon mon habitude, comme si de
rien n'était.
Cette tactique fonctionna et le conducteur me suivant prit
son mal en patience et resta derrière moi pendant deux virages.
Une fois que je fus sorti du second virage, je me suis dit :
"Je suis sûr que le bonhomme va me doubler". Et bien, vous n'allez
pas me croire, il m'a effectivement doublé.
"Que d'émotion en ce début de journée", me
suis-je dit.
Au terme de ces péripéties en boucle, ce qui est normal,
pour des lacets, j'arrivai déjà dans l'agglomération. J'avais donc pris un
nouveau virage dans l'AVI. Oui, en effet, j'avais une golf de location. Ouf, j'avais
donc évité un troisième nouveau venu. Il restait juste un danger potentiel, le
passage du rond point qui s'assimile davantage à de la roulette russe qu'à de
la circulation routière.
Puis, j'arrivai sur mon lieu de travail indemne et
opérationnel. Et oui, tout le monde ne le sait pas forcément, mais j'ai une vie
particulièrement trépidante.
En ce lundi 2 juin 2008, nous sommes maudits. Le pouvoir d'achat
descend aussi vite que l'eau monte dans les pluviomètres. Ce n'est pas peu
dire, aujourd'hui encore fut une journée épouvantable avec des trombes d'eau
qui sont tombées toute l'absinthe journée, sans discontinuer. Eaux rages, eaux
désespoir, eaux gazeuses ennemies, n'ai-je donc tant vécu que pour l'intempérie ?
Et ce n'est point fini, météo France, dans sa revue de
presse météorologique quotidienne, nous annonce une accalmie de quelques heures
avant un retour pluviométrique dès ce jeudi, l'hôtesse arborant même son plus
beau sourire de communicante et non pas comme une niquante, sans quoi le public
finirait sans aucun doute par poléniquer sur le sujet. Or Paul et Mickey, ce n'est
pas la même chose.
Tandis qu'il pleuvait des cordes cet après-midi, j'en ai
profité pour en récupérer quelques unes au cas où il y aurait lieu un arc en
ciel, je suis le roi dans ce domaine, en me disant que comme ça, j'aurais plus
d'une corde à monarque.
Pour célébrer l'évènement, j'ai d'ailleurs pris plusieurs fois
la pose pendant l'orage qui sévissait et, à la faveur des éclairs dont je n'avais
absolument rien à foudre en étant devant cette pâtisserie, je me disais donc
que j'aurais pu ainsi être sur la photo dans le journal Ouest France de demain.
Enfin, pour finir, je dois dire que je fus bien peu inspiré
ce soir en allant chercher deux bouteilles d'eau minérale de 50 centilitres au
supermarché pour le pique nique de l'école, car il y avait un monde de choc.
Bref, je dus patienter près d'une demi-heure, soitun quart d'heure par bouteille d'eau achetée.
Je me fis donc cette précieuse réflexion lunditudinale : "Heureusement que je n'en ai pas
acheté deux ou trois packs … !"
On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. - Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, Des cafés tapageurs aux lustres éclatants ! - On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits, - la ville n'est pas loin, - A des parfums de vigne et des parfums de bière...
II
- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon D'azur sombre, encadré d'une petite branche, Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond Avec de doux frissons, petite et toute blanche...
Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête... On divague ; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête...
III
Le coeur fou Robinsonne à travers les romans, - Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère, Passe une demoiselle aux petits airs charmants, Sous l'ombre du faux-col effrayant de son père...
Et, comme elle vous trouve immensément naïf, Tout en faisant trotter ses petites bottines, Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif... - Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...
IV
Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août. Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire. Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût. - Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire...!
- Ce soir-là,... - vous rentrez aux cafés éclatants, Vous demandez des bocks ou de la limonade... - On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.