Incroyable, insensé, inouï, ahurissant. Aujourd'hui, j'ai
rencontré quelqu'un en bonne santé. Pas un éternuement, ni une quinte floche
majeure de toux interminable. Pas le moindre kleenex trempé qui aurait servi 25
ou 26 fois d'affilée et tenu entre trois doigts, rien. Le malade imaginaire s'en
retournerait dans sa tombe. Je me suis demandé un instant si la chose était
contagieuse et je me suis bien gardé de l'approcher. Rendez-vous compte, si
cela se trouve, il suffit de toucher l'individu pour se retrouver bien portant.
Il est même possible que cet homme là n'ai jamais vu un médecin de toute sa
vie. Argan, sort de ce corps ! Quoique le brave Argan en ai vu quelques
uns des médecins, ou plutôt des charlatans qui n'en voulait qu'à sa bourse,
saignées, des remèdes de sorcières, des purges, des purges du portefeuille oui.
Et tandis que nous, pauvres âmes fragiles, marchons comme
des zombies à la recherche d'un nouveau souffle sans avoir besoin d'être intubé,
une bouffée d'oxygène pure et salvatrice, monsieur se promène en sifflotant
comme si de rien n'était. Tout juste s'il ne nous nargue pas en nous toisant de
haut, comme le ferait un riche en jetant dédaigneusement quelques deniers d'argent
à un pauvre reconnaissant d'une telle aubaine.
Si aujourd'hui, je devais être un nain, je serais
probablement Atchoum. Ah là là, et dire que le proverbe prétend que quand la santé
va, tout va, tout va de travers oui.
L'étourneau est un oiseau de la famille des passereaux. On
le dénomme aussi le sansonnet et j'en profite pour ajouter, du fait que nous puissions
l'appeler de deux manières, que cette particularité est bien commode, cela
permet en effet d'éviter de multiples répétitions sur son patronyme à l'écriture.
Voilà qui est dit.
L'étourneau sansonnet
est un volatile très répandu dans nos régions et sédentarisé. Lorsque j'étais
gamin, on mangeait même ces bestioles que l'on dégommait avec du plomb et le
faisions cuire en cocotte à l'étouffée, Allez tout fait, allez tout fait, allez.
Il paraît même que c'est très bon en pâté. Empâté toi-même !
En tout cas, ici dans nos campagnes, il est considéré comme
étant un grand nuisible, pour les récoltes toutes catégories. Le sansonnet peut
aussi bien détruire des pieds de tomates en début de pousse que du maïs et
autres jeunes plans en tout genre. Il ne se contente pas seulement de bouffer
nos premières cerises. D'ailleurs, le sansonnet s'en fout comme de sa première
cerise.
L'étourneau se constitue en bandes très importantes, d'où l'ampleur
des dégâts qu'il est capable d'occasionner à chacun de ses déplacements. Il ne
se meut que lorsqu'il fait chaud, comme la vache se meut en le faisant,et bien que le faisant n'ait rien à voir avec le sansonnet et, pour en finir avec le début, le sansonnet a
horreur du frais dedéplacement quand il fait chaud. Vous
avez vu comment j'ai évité une répétition là ?
Pour en terminer aveccette présentation du sansonnet, il est bon de savoir qu'il est un
oiseau pragmatique qui déteste la poésie. Vous saurez donc presque tout sur l'étourneau
sans sonnets.
A Marseille enfin, l'étourneau est poli. Il dévaste les
récoltes certes, mais au moins il paye les dégâts. Bon, ça reste symbolique
quand même puisqu'il paye en roupies … de sansonnets.
La pluie s'est abattue sur la Bretagne et, à en juger par
la météo, dont chacun sait qu'elle est infaillible, sur l'ensemble de la façade
atlantique.
- "Ca vous fait
quoi à vous d'habiter une façade ?
- "Rien, et vous ?
- "Rien non plus, bon ben merci.
Ce matin, j'assurai comme à l'accoutumée ma mission de
service public, en clair je distribuai les factures et l'horrible publicité à l'endroit
des usagers lorsque, le nez collé au pare brise, l'essuie glace en action et le
ventilo à fond les gamelles, un oiseau vint percuter violemment la façade
attentiste de mon véhicule de fonction. Nul doute que le volatile est désormais
Ad Patres, au milieu des anges ce qui, au demeurant, ne devrait pas trop le
dépayser, car au moins il ne sera pas le seul à porter des ailes.
Ecraser un hérisson, un rat, un serpent, un lapin, un
lièvre, un chat, un volatile, un écureuil, parfois même un chien, ça n'est pas
spécialement agréable, sauf peut-être le lièvre pour le civet. Pourtant, c'est
monnaie courante et, à cet instant, je me suis demandé combien d'animaux et
insectes pouvaient chaque jour, au même moment ou à des instants différés, périr
ainsi sous les roues meurtrières des voitures. Ce doit être impressionnant.
L'heure d'avant, j'écoutais Hubert Reeves sur France Inter,
dont chacun sait que c'est un éminent astrophysicien reconnu(1). J'ai toujours
admiré cet homme cultivé, sympathique et érudit qui, en vulgarisant son
discours de scientifique, parvient à susciter un intérêt fort pour le domaine
qu'il exerce et, en particulier, dans celui de l'avenir de la planète, où il
fait allusion à la disparition des espèces animales et végétales.
Cette extinction se fait par voie naturelle lorsqu' une
variété animale ou végétale ne parvient plus à s'adapter à son environnement.
Cela se produit généralement durant quelques centaines, quelques milliers,
voire même quelques millions d'années.
S'agissant de l'homme, animal caractéristique s'il en est,
sa capacité d'adaptation dépend de ce qu'il en fait lui-même. La pollution, la
surpopulation, la surproduction industrielle et agricole, et toutes les
initiatives qu'il entreprend pour prospérer en se démarquant ou tentant d'apprivoiser
son environnement, se traduisent par une menace réelle et sérieuse sur les
chances de survivance de notre descendance.
Ainsi, pour la simple variété animale et végétale, elles
disparaissent au rythme de 100 à 1000 fois plus vite du fait de l'homme et de
son action que par extinction naturelle. Or, chacun comprendra que la nature
est en équilibre dans la mesure où la biodiversité joue son rôle dans un écosystème désormais
gravement compromis.
Ainsi Hubert Reeves décrit le monde d'il y a une trentaine d'années
où les grenouilles chantaient à tue-tête, les papillons voletaient à chaque
coin de rue, c'est une image et le fleuve Saint Laurent n'était pas une
poubelle, à l'instar de la plupart des fleuves existants. Il se veut néanmoins
optimiste et pas seulement alarmiste en considérant que les hommes peuvent
encore maitriser leur destin et gérer l'avenir, à condition toutefois qu'ils le
fassent rapidement et en considérant que ce défi sera d'une grande complexité.
En tuant cet oiseau ce matin, j'ai contribué peut-être à la
disparition future de l'espèce humaine.
(1)"Je n'aurai pas le temps" est le
titre des mémoires d'Hubert Reeves paru aux éditions du Seuil 2008
La discrimination est devenue une norme dans la société d'aujourd'hui.
Par définition, la discrimination consiste à considérer une personne ou un
groupe de personnes inférieures à la majorité. Elle est souvent décriée lorsqu'elle
revêt le caractère de xénophobie, d'homophobie ou encore de sexisme. Si ces
crimes sont naturellement condamnables, la discrimination a des ramifications
encore plus larges et peut-être plus sournoises. C'est par exemple la
différence entre deux salaires, un homme et une femme, un citadin et un campagnard,
un fonctionnaire ou un salarié de droit privé, etc. Il est plus facile de désintégrer
un atome qu'un préjugé, disait Einstein.
La cause la plus palpable de la discrimination, en dehors de
l'ignorance, est la crise économique. Il en découle une insécurité qui est davantage
liée à ses causes et aux moyens de survivre dans son environnement plutôt qu'à
la délinquance qui sévit, également amplifiée par le phénomène du chômage. Les
problèmes majeurs de la société viennent essentiellement de l'argent et du
sexe, accessoirement de la religion, encore que celle-ci serve aussi de
prétexte et ceux qui l'utilisent le font la plupart du temps pour les raisons
précitées.
Ce qui est nouveau dans la discrimination, c'est son origine.
En effet, le pouvoir politique est le nouveau déclencheur de la discrimination.
Vous ôtez des "privilèges" à une catégorie de personnes, puis vous
prenez à témoins ces mêmes personnes en leur disant : "Voyez les
autres ? Ils ont des privilèges et pas vous, vous trouvez cela normal ?"
Il s'ensuit un malaise social généralisé et au final, il y a un retrait des
privilèges pour tout le monde.
Outre le fait malsain de toujours tirer vers le bas les
classes sociales, force est de constater que se servir de la discrimination est
une façon sournoise d'ensemencer la haine partout où elle peut pousser.
La discrimination positive est la loi votée par Sarkozy et
dont l'identité est tout, sauf remarquable. Il ne peut y avoir de discrimination
qui soit positive, c'est un antonyme et rien de mieux. Ainsi, il s'agirait,
dans le contexte français, d'instituer des inégalités pour promouvoir l'égalité,
tout un programme en somme, comprenne qui pourra.
Citations à comparaître :
"Les esprits c'est comme les parachutes, ils ne servent que
s'ils sont ouverts." Louis Pauwels.
"Les paradoxes d'aujourd'hui sont les préjugés de demain." Marcel
Proust
"L'égalité n'existe que lorsque chacun produira selon ses
forces et consommera selon ses besoins." Louis Blanc
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !
"Cher Père Noël, je voudrais acheter une super console de jeux vidéo qui
coûte 100 euros. Mon papa et ma maman ne peuvent pas me les donner, parce que,
mon papa, il est au chômage, et que ma maman, elle est malade. Alors je
voudrais que tu m'envoies les sous. Cher Père Noël, merci d'avance."
Signé : Toto
Il met la lettre dans une enveloppe, sur laquelle il inscrit en guise d'adresse
ces simples mots "PERE NOEL". La lettre arrive au bureau de poste.
Une jeune postière ouvre l'enveloppe et lit la lettre. Émue par cet enfant
malheureux, elle fait une quête et grâce à ses collègues parvient à avoir un
petit pécule : 70 euros. Elle envoie la somme à Toto, par courrier
naturellement. Ce dernier constate malheureusement que la somme désirée n'est
pas atteinte. Il répond donc de suite au Père Noël.
"Cher Père Noël, excuse moi, c'est encore Toto. Je te remercie beaucoup
pour l'argent que tu m'as envoyé. Mais je dois te dire qu'il manquait 30 euros
dans l'enveloppe. Je suis sur que c'est encore un coup de ces salauds de
postiers..!"
On a coutume de
dire : "Après l'effort, le réconfort". En ce qui me concerne,
ce serait plutôt le contraire. Après 5 jours passés à buller au bord de la mer,
à mater les jeunes filles ou femmes en tenues légères d'été, à siroter du coca
cola en mangeant du pop corn, la réalité s'est à nouveau incrustée dans le
quotidien, à savoir, le travail chez l'employeur d'une part, lequel, sous
prétexte qu'il me verse un salaire, exige de moi qu'en contrepartie je bosse
pour lui ; D'autre part, une fois rentré au domicile, à cette saison et
tandis que le beau temps a l'air de vouloir s'installer quelque temps, de
nombreuses tâches m'attendent de fait. Et oui, avoir du terrain, c'est bien, ça
apporte la tranquillité, on jouit du calme de la campagne et de ses bienfaits,
mais cela exige aussi que nous soyons un minimum assidu à l'effort.
Je ne vais sûrement pas m'en plaindre. Le travail à l'extérieur
est extrêmement agréable, le tout, c'est de s'y mettre. Cette saison où tout
pousse très vite, il faut soigneusement éviter de se laisser déborder et
envahir par l'environnement herbeux.
Le moins exaltant pour moi, c'est le nettoyage du jardin. A
la sortie de l'hiver, le terrain est particulièrement difficile à travailler
et, une fois ce labeur achevé, les choses sérieuses peuvent alors commencer,
comme ensemencer et planter pour le potager, en vue d'une fructueuse récolte.
Bien sûr, si les mauvaises herbes envahissent le périmètre à
bonne allure, il est aussi agréable de voir à quel point les arbres grandissent
et s'embellissent au fur à mesure que la chaleur du printemps les pénètre. C'est
un vrai bonheur, d'autant que ces arbres, c'est moi qui les ai planté, ce qui
ajoute du plaisir au plaisir.
Depuis déjà 5 ans que j'ai acheté cet endroit, qui
appartient encore à la banque pour l'instant, l'environnement a été
métamorphosé gentiment et, pour autant, je n'ai pas réalisé de grandes choses.
En particulier, j'ai pris soin de conserver l'état naturel des lieux, sans
ajout de matériaux artificiels, au contraire, j'y ai ajouté de la chlorophylle,
de l'oxygène et du gaz carbonique and Clyde.
Par chance pour moi, madame Woogy me fout une paix royale, j'agis
donc quasiment à ma guise, du moment bien sûr que mes idées la satisfasse et qu'elle
obtienne satisfaction pour quelques denrées qu'elle sollicite obstinément,
comme des carottes ou petits pois par exemple. Mais c'est là la seule
contrainte qu'elle m'impose, ce qui est somme toute une bien maigre exigence.
Tout cela pour dire que toutes ces occupations prennent un
temps important dans la journée, ponctuée, toutefois d'une bonne heure de
sieste, ce qui me contraint à m'occuper du blog que tard dans la soirée.
L'été est de retour. Les années se suivent et ne se
ressemblent pas forcément. Dans le cas présent, fort heureusement d'ailleurs,
cette affirmation se révèle être exacte puisque, l'an dernier pour la
Pentecôte, j'étais allé dans mon bled natal, en Charente, visiter famille et
amis.
Généralement, les séjours sont courts et je n'ai jamais le temps de voir
tous ceux avec qui j'aimerais converser ne serait-ce qu'un furtif instant, ceux
avec qui j'ai longtemps festoyé dans ma jeunesse et dont nous avons à l'esprit dormant
la mémoire d'un passé commun. Au fil du temps, les années que j'ai passé sans
les revoir se sont considérablement allongées.
Tous les ans pour la Pentecôte, c'est la fête foraine de mon
village. On appelle cela chez nous la frairie. Il y a des manèges, des courses
cyclistes, des concours de pétanque, des rallyes pédestres et VTT et le tout
est clôturé d'un feu d'artifice où les enfants émerveillés de générations en
générations s'écrient encore de nos jours : "Oh la belle bleue, oh
la belle jaune", ou encore certains marchands de fromages "Oh Label
rouge". D'autres enfants moins hardis sanglotent de peur. La cerise sur
le gâteau étant la présence de la fanfare locale, avec ses majorettes et ses
quelques couacs sans lesquels cette fanfare n'en serait pas une vraie,
considérant qu'une manifestation est trop policée pour être honnête.
Tout cela pour dire que c'était l'occasion rêvée de voir
tout le petit monde que j'ai connu en un seul week-end, car je n'ignorais pas
que tous seraient venus ou presque aux festivités pré-estivales.
Seulement voilà, c'était compter sans le mauvais temps qui a
sévi durant tout le week-end. Du coup, j'ai eu beau arpenter en long, en large
et en travers les allées des manèges, il n'y avait pour ainsi dire pas âme qui
vive.
Cette année, au contraire, l'ambiance fut bien meilleure. Le
soleil et la chaleur étaient au rendez-vous, de même qu'une foule de touristes
dont pas mal de parisiens, on se serait vraiment cru au mois de juillet ou
d'août tant il faisait beau et tant la populace était gaie. Gageons que c'est
de bonne augure pour l'été qui s'annonce, même si certains commencent déjà à
râler parce qu'il fait trop chaud. J'étais en tournée ce matin et j'ai pu
entendre d'ores et déjà ce discours là : "Vous ne trouvez pas qu'il
fait chaud ?" "C'est pas du temps de saison ça … ! "
Il est vrai que si la Bretagne commence à ressembler à la
Côte d'Azur, où va-t-on !
Et si tu lui disais qu'on a un Golfe … ! Ben oui,
le Golfe du Morbihan pardi. Tout à l'heure, on largue les amarres et hop, on
part … en golf tiens justement. Elle n'est pas toute jeune, mais je l'aime
bien. Très agréable à conduire, pas le moindre gadget électronique dedans, mais
elle roule du tonnerre. Ca au moins, c'est de la mécanique. Remarques, je dis
ça, mais je m'y connais autant en mécanique que Sarkozy en pouvoir d'achat.
Alors, d'ici on attrape la 4 voies en 10 minutes à peine et on part en roue
libre jusque dans le golfe, entre Auray et Lorient, en un peu plus d'une heure
et demi seulement. L'avantage d'habiter aux "Portes de Bretagne", c'est ainsi que
l'on appelle notre contrée, est d'être à
1h00 de Saint Malo, autant du Mont Saint Michel, 1h30 jusqu'à Vannes, tout en
bénéficiant de la tranquillité absolue dans notre ruralité, avantage dont ne
bénéficient pas les autochtones de l'océan, ou "frères de la côte",
en particulier au mois d'août des années ensoleillées.
J'en connais au moins
un, travaillant à La Poste de Carnac, qui a eu tôt fait de demander une
mutation à l'intérieur des terres pour vivre un tant soit peu normalement, loin
de la ville far west durant les périodes de folies estivales.
Une heure trente pour aller chercher le dépaysement, aller à
la rencontre de l'océan, de ses plages, ses coquillages, ses poissons, ses PMU,
bref un moment privilégié en famille et avec de bons amis.
Vous voyez la photo là-haut ? Juste un peu en retrait,
il y a une chapelle que l'on ne voit pas, la chapelle de Saint Cado, sur la
presqu'ile du même nom. On loge à quelque 500 mètres de cet endroit, juste en
face du petit port local. Si le cœur vous en dit, je vous y attends, on ira faire
une petite partie de pêche.
Sinon, ainsi que j'avais acheté de la jachère fleurie pour
mon jardin, je laisse aussi ce blog entre vos mains en jachère fleurie de vos
doux commentaires.
Actu du jour :
Barack Oubama est probablement le descendant de l'oncle Tom.
D'ailleurs, demain, on ne dira plus la case de l'oncle Tom, mais la Barack de l'oncle
Tom. Tandis qu'au terme d'un duel fastidieux des primaires, Tom arborait un
large sourire, du fait de la probable victoire d'Oubama, j'en conclus que l'ancêtre
n'est point un primaire puisqu'il a ri clean Tom.
Citations à comparaitre :
L'inspiration vient en respirant.
Celui qui ment comme il respire ne manque pas d'air.
Les derniers mots de Shakespeare sur son lit de mort furent
les suivants : Toubib or not toubib ?
Quand on respire la santé, on est à peu près sur de finir en
prison.
Les fêtes maritimes de Brest, pour leur 5ème
édition, donnent lieu à un concours de correspondance, en partenariat avec la
fondation La Poste. Il s'agit de rédiger une lettre sur papier libre, format
A4, comportant l'équivalent d'environ 3000 signes, ou de remplir directement le
bulletin de participation disponible dans votre bureau de Poste le plus proche.
Tous les passionnés d'écriture sont conviés à
participer à cette correspondance dont la phrase devra commencer ainsi :
J'ai rêvé … j'étais un bateau voguant vers Brest !
Une fois ceci fait, vous pouvez envoyer votre
correspondance à l'adresse suivante :
Six lots sont
à gagner d'une valeur totale de 1500 euros composés comme suit :
Un premier prix adultes : Chèques cadeaux d'un montant
global de 450 euros.
Un second prix adultes : Chèques cadeaux d'un montant
global de 250 euros.
Un premier prix jeunes : Chèques cadeaux d'un montant
global de 300 euros.
Un second prix jeunes : Chèques cadeaux d'un montant
global de 150 euros.
Un premier prix enfants : Chèques cadeaux d'un montant
global de 250 euros.
Un second prix enfants : Chèques cadeaux d'un montant
global de 100 euros.
Ce concours est ouvert du 7 mai au 14 juin 2008 et,
fort naturellement, la lettre doit être une œuvre originale et dont le
participant doit être le véritable auteur.
En ce beau dimanche ensoleillé, à marquer d'une pierre
blanche sur le calendrier de La Poste faisant foi, il était de bon ton de
prendre une résolution, à savoir de se retrousser les manches pour aller
nettoyer le jardin et commencer à planter quelques légumineuses. Certains
diront que ce n'est pas bien parce que c'est le jour du seigneur, ce à quoi je
répondrais par cette interrogation : « Mathilde Seigner ? » Tiens j'en profite pour
dénoncer ici les quelques personnes mal intentionnées qui prétendent que cette
chère Mathilde serait vierge, au prétexte fallacieux que les voies de Seigner
sont impénétrables.
En tout état de cause et pour reprendre le fil décousu de
cette histoire qui ne l'est pas moins, ce dimanche ensoleillé breton était donc
à marquer au fer rouge d'une croix blanche car c'est une des rares journées où
je me suis payé le luxe de prendre un coup de soleil sur mes deux avant-bras.
Ainsi, par souci d'efficacité, je pris la décision d'envoyer
la smala chez la belle smala, à une soixantaine de kilomètres d'ici, pour être
sûr d'avoir la paix. D'une pierre deux coups, puisqu'il s'agissait de fêter l'anniversaire
de belle maman, c'est l'occasion qui fait le lardon, vieux proverbe porcin, et
je fus donc contraint à me priver de sa savoureuse présence.
Elle n'avait pas
manqué pourtant de se rappeler à son bon souvenir car, ne sachant quoi faire, à
9h00 le matin de ce dimanche, jour du seigneur ou Seigner , jour sacré au
demeurant où je pouvais faire la grasse matinée, elle fît résonner le téléphone
dans la maison endormie, peut-être avait-elle senti que j'avais un jardin à
faire. Comme le disait un célèbre couturier en son temps, il faut cultiver
notre Cardin.
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
OEuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
Faut-il de votre éclat voir triompher le comte,
Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?
Comte, sois de mon prince à présent gouverneur;
Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur;
Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne
Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne.
Et toi, de mes exploits glorieux instrument,
Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,
Fer, jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense,
M'as servi de parade, et non pas de défense,
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger, en de meilleures mains.