| mercredi 30 avril 2008, a 18:29 |
| Gentil coq'licot mesdames, gentil coq'licot nouveau |
"La gentillesse est la noblesse de l'intelligence". Jacques
Weber
La société contemporaine est fondée sur la compétition, la
productivité, ou encore la performance. Dans cette perspective, on apprend à
nos enfants comment être forts pour être aptes à vivre selon ces critères, en
forçant un caractère docile à devenir un perfectionniste patenté des temps
modernes. A agir ainsi, on pourrait penser que l'enfant fort deviendra un homme
fort dans une société où la compassion et la bienveillance sont des piètres
mots à jeter aux orties.
A bien y réfléchir, il n'est pas certain que cette tactique
soit aussi bonne qu'elle n'y parait et on assiste davantage, dans une
collectivité égotique et individualiste, à des pathologies croissantes de
maladies neurologiques, tels que des troubles d'anxiété et de dépression.
L'absence de solidarité, de mansuétude et de tolérance est
un signe ostensible de la décadence des valeurs humaines.
La meilleure illustration de cet état de fait est le monde
du travail. C'est là que se situe le plus gros foyer d'infection connu. La
compétition, la notation, l'appréciation, la mise en concurrence des
compétences, le profit, la hiérarchie sont autant de valeurs artificielles
négatives qui sont à l'origine de multiples maladies mentales, allant même
jusqu'aux suicides, comme ce fût constaté récemment chez Renault ou encore France
télécom.
Pourtant, certaines études montrent que le rendement s'obtient
à bien moindres frais, avec des qualités simples et innées, telles que la
bienveillance et la gentillesse. La mise en œuvre d'échanges basés sur l'écoute
et la compréhension d'autrui, à contrario des rapports de force prégnants de l'entreprise,
se révèlent particulièrement productifs (1).
La gentillesse est un art qui révèle l'authenticité de soi,
la franchise, l'intégrité, le respect, la reconnaissance, l'altruisme, j'en
passe et des meilleures.
Et si la gentillesse était au bout compte la clé du bonheur ?
(1) "La stratégie de la bienveillance" de Juliette
Tournant |
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| mardi 29 avril 2008, a 17:11 |
| La vie est une faim en soi |
Est-il inconvenant de s'occuper de soi ?
Lire, faire du sport, écrire, peindre, méditer, soigner
son corps ou encore son esprit, c'est prendre du temps pour soi-même. La religion
et le christianisme en particulier dans notre société nous a enseigné à
renoncer à nous-mêmes au nom de la sacrosainte charité. Le salut de notre âme
doit donc, au nom de cette idéologie, s'apparenter au don de sa personne, ce
qui équivaudrait à notre salut, tandis que s'occuper de soi serait un acte
égoïste et incompris.
S'occuper de soi est pourtant un besoin primaire, au même
titre que manger dormir ou se laver. En tant que sujets à parts entières,
responsables de nos propres vies, nous devons trouver par nous-mêmes les désirs
qui nous animent et les faire vivre, sans pour autant rompre avec les
obligations qui nous lient à la vie familiale et professionnelle.
Ainsi, l'estime que l'on porte à soi-même serait un second
souffle, en quelque sorte, nécessaire à notre épanouissement, et de nature à
trouver son chemin dans tous les compartiments de notre vie.
"Sur quelque préférence une estime se fonde, c'est n'estimer
rien qu'estimer tout le monde", écrivait Molière dans le misanthrope.
Exercer ses désirs, c'est en quelque sorte éprouver de l'estime
pour soi, en un mot, s'aimer soi-même. Bien sûr, à regarder les évènements du
monde relayés par les médias, on pourrait supporter toute la misère du monde et
la prendre à notre compte. Cela suffirait-il à régler le sort de ce monde ?
En aucun cas, autrement qu'à ajouter de la souffrance pour soi-même, mais aussi
la faire peser sur son environnement.
L'accomplissement de ses propres desseins permet au-delà de
soi de s'occuper d'autrui, dans des conditions extrêmement favorables pour tout
un chacun.
Attention toutefois, trop s'occuper de soi peut nuire
gravement à la santé.
En bref : Ciné info
"Le chat" est un film culte de 1971. Un couple
de retraités vit dans la banlieue parisienne et cohabite dans la plus parfaite
indifférence, au milieu de travaux d'urbanisme. Merveilleuse distribution et
confrontation entre deux grands acteurs où Jean Gabin et Simone … s'ignoraient. |
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| dimanche 27 avril 2008, a 09:55 |
| Le cercle des poètes disparus |
Spleen
J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.
Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances, Cache
moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
- Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées
Où les pastels plaintifs et les pâles bouchers, Seuls,
respirent l'odeur d'un flacon débouché.
Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend la proportion de l'immortalité.
- Désormais tu n'es plus, ô matière vivante !
Qu'un granit entouré d'une vague éprouvante,
Assoupi dans le fond d'un Saharah brumeux ;
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons de soleil qui se couchent.
Charles Baudelaire
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| vendredi 25 avril 2008, a 19:15 |
| Supplice en régie ... cide ! |
Robert François Damiens est un personnage hors normes, à sa
manière. Qualifié de déséquilibré par ses contemporains, il s'est illustré
juste avant de mourir, en voulant simplement tuer un roi. Louis XV, roi de France
au pouvoir absolu de droit divin, était de fait en quelque sorte un intouchable
et le régicide était par conséquent sévèrement puni, que dis-je, fort
cruellement puni.
A cette époque Louis XV était particulièrement controversé
au parlement, en raison notamment des frasques sexuelles auxquelles se livrait
le roi et les dépenses effrénées de la cour, ce qui au passage et en y
réfléchissant, n'est pas tellement différent d'aujourd'hui.
Ce qui était différent, en revanche, à l'époque, c'est le
traitement réservé au régicide ou à sa tentative. Au demeurant, Louis XV,
agressé par Damiens, mais superficiellement blessé seulement, n'était pas
enclin à vouloir que ce malheureux soit supplicié.
Seulement voilà, il n'y avait eu de régicide depuis Henri IV
et l'exigence fût portée sur la place publique qu'il soit supplicié et mis à
mort selon la loi royale.
Les conditions de sa mise à mort furent particulièrement
atroces et odieuses. Sa main fût brûlée au soufre, puis les membres et le torse
furent entaillés pour y introduire du
plomb fondu. Enfin, ses quatre membres furent arrachés et son tronc jeté aux
flammes.
Robert François Damiens, père d'une jeune fille, mais séparé
de son épouse, eût connaissance du menu si je puis dire qui l'attendait sur la
place publique. Il avait déjà subi la question pour dénoncer d'éventuels
complices, mais il fût admis qu'il avait agi seul.
A l'énoncé de la procédure d'exécution et du détail des "réjouissances",
Damiens eût cette étrange et incroyable réaction en exprimant ceci :
"La journée va être rude !" |
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| mercredi 23 avril 2008, a 20:54 |
| Un homme AZERTY en vaut deux ! |
Un
mari et sa femme décident d'utiliser un code pour faire l'amour sans que leur
enfant ne s'en aperçoive. Après une brève discussion, ils décidèrent d'utiliser
les mots "machine à écrire".
Un jour, le mari dit à sa fillette de 5 ans :
"-Vas donc dire
à ta mère que papa a besoin de la machine à écrire de toute urgence."
La fillette sen alla faire de ce pas la commission.
"- Maman, papa a
besoin de la machine à écrire, il dit que c'est urgent."
Et la mère de répondre, désolée :
« - Dit à papa
qu'il ne peut pas taper à la machine, car il y a un ruban d'encre rouge sur le
clavier . »
L'enfant alla donc rendre compte à son père.
Quelques jours plus tard, la maman dit à sa fille :
"- Tu peux dire
à papa que s'il a besoin d'écrire une lettre, la machine à écrire est
disponible."
Elle s'empressa d'aller rapporter ces propos à son père,
puis revînt auprès de sa mère et lui dit :
"- Papa a dit qu'il n'avait
plus besoin de la machine à écrire. Il a rédigé sa lettre à la main." |
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| mardi 22 avril 2008, a 17:45 |
| Média Visions |
Quel est le comble de l'abrutissement médiatique avant
déjeuner ?
C'est regarder TF1 en buvant un Pernault.
Qu'est-ce qu'un Pernault au Journal Télévisé du 13h00 ?
Un amuse-gueule.
Si, un jour il devait y avoir la guerre, je regarderais TF1
pour être sûr de pouvoir l'éviter.
Quelle est la différence entre un enfant et un âne qui
regardent la télé ?
L'image est pour l'enfant tandis que le son est pour l'âne.
La télévision, c'est comme la politique : Tout un
programme, mais il n'y a rien dedans.
Il paraîtrait que la télévision pollue la planète en
intoxiquant les pauvres.
Sans doute à cause des émissions à effet de serfs.
La télévision m'a permis de supporter les hausses des prix
du pétrole.
Tous les jours, je regarde Derrick.
Beaucoup d'animateurs étrangers sévissent sur petit écran,
contrairement aux idées reçues : Julien le Perse, Michel du Caire, le roi
Arthur, Stéphane de Berne, et même un SDF, Jean Luc de la rue.
Mon premier est la boisson nationale britannique.
Mon second est la boisson nationale des nourrissons.
Mon tout est imbuvable.
Thé – Lait
Pensée du jour :
Au jour d'aujourd'hui, il ne faut jamais remettre à demain
ce qui peut être fait la veille, sachant que ce n'est pas demain la veille qu'il
y aura des jours sans lendemain. |
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| lundi 21 avril 2008, a 18:18 |
| L'esclave et le négrier |
La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Voyons comment à l'instant même
Le négrier tient le pouvoir suprême.
Un esclave se désaltérait
Dans une salle de repos obscure
Un négrier surgit bien jeune, qui voulait de cet espace la
fermeture,
Et que l'envie d'en découdre animait
Qui donc t'a permis d'arrêter ton ouvrage ?
Dit cet employeur plein de rage :
Tu seras congédié, tu l'as bien mérité.
Patron, répond l'esclave, que votre jugement
Me préserve d'un injuste châtiment
Mais considérez, s'il vous plait un instant
Qu'en prenant une pause et bien que m'arrêtant
Je retrouve des forces qui me faisaient défaut
Et épuisé mon torse à travailler bien trop
Et que par conséquent, en aucune manière
Me reposant, ici, l'usine je ne dessers
Bien au contraire
Tu la dessers, reprit le négrier hargneux
Et ne saurait tolérer en aucune façon
Que toi esclave puisse me faire la leçon.
Me croyez-vous capable d'un tel affront ?
Vous êtes tout pour moi et surtout le patron.
Reprit l'esclave ; Et j'en suis sûr, vous êtes bon au
fond.
Tu te trompes, esclave, bafouilles et déraisonnes
Tu n'es vraiment qu'un cave, je ne suis bon pour personne,
Mais de caves comme moi, vous avez bien besoin,
Reprit l'esclave, et
feriez bien d'en prendre soin
Si vous souhaitez que votre usine tourne
Il faut maintenant que mon travail j'ajourne,
Ou de moi plus rien vous n'obtiendrez
Je m'affaire, mais en vain, car je suis accablé.
Épargne-moi tes plaintes ici, tes jérémiades
Tes amis et toi-même en avez une pléiade
Si je te laisse prendre cinq minutes de repos
Demain, c'est dix minutes, je vois d'ici le topo
Un ami me l'a dit un gérant comme moi fortuné
Du jour au lendemain, obtempérant, il a fini ruiné.
Il n'est donc pas question que je cède et décide
Que moi seul ait raison et toi tu es stupide.
Prononcé la sentence, il ferma la salle de repos
Emmena l'esclave dans son spacieux bureau
Et il le licencia,
Sans autre forme de procès. |
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| vendredi 11 avril 2008, a 08:42 |
| Charente Poitou, cha rentre partout, c'est rigolo ! |
Et bien voilà,
ma première semaine de vacances s'achève déjà, c'est le dernier jour de
scolarité des enfants. Le soleil est bien revenu sur la Bretagne, contrairement
d'ailleurs à bon nombre de régions françaises, mais ce soleil là est encore
froid. Je vais donc profiter de cette seconde semaine de vacances pour aller me
réchauffer les os dans mon sud-ouest natal. Certains diront que la Charente n'est
pas le sud ouest, un peu comme les marseillais dans le film "Bienvenue
chez les Ch'tis" pensaient que le Pas de Calais est au Pôle nord et qu'il
fallait protéger ses orteils.
Il n'empêche, les quelques degrés d'écart qui existe entre
ces deux régions sont palpables et, s'il est un signe qui ne trompe pas, c'est
la précocité des cultures là bas par rapport à ici. La chaleur est un élément
très important pour la santé physiologique et mentale de l'être humain. Chaque
année, à cette période, je m'en rends bien compte puisque je ressens une baisse
d'activité très importante, une hypersomnie envahissante et une baisse de
concentration également importante. Cela coïncide avec la fin de l'hiver et l'arrivée
effective du printemps.
Ensuite, tout rentre dans l'ordre et la vie reprend
normalement son cours. L'activité extérieure permet de s'imprégner des UV
nécessaires à l'équilibre vital, en tout cas pour ce qui me concerne.
Je souhaite donc à tout le monde une bonne semaine, remercie
toutes les personnes qui viennent régulièrement ou non déposer ici des
commentaires, ils sont tous chaleureux et conviviaux, c'est un réel plaisir à
chaque fois que de les lire.
Voilà, bonne semaine et à bientôt. |
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| mercredi 09 avril 2008, a 09:20 |
| Errare Humanum Es ! |
D e quoi pourrais-je bien parler ?
Je n'ai pas la moindre idée à développer ici ce matin. Je pourrais bien parler
de la Chine, du Tibet, de la flamme, j'en passe et des meilleures, mais à force
d'en parler, ça plombe le moral et ça n'apporte rien de plus qu'au départ. Je
pourrais toujours dire que l'erreur est humaine. Ce dicton bien connu est une
évidence, nous sommes imparfaits et destinés à le rester. Toute personne qui le
renierait commettrait une erreur. Ah bon, mais alors, il commettrait une erreur
humaine. Voilà comment on tourne en rond en se mordant la queue, rassurez-vous,
ce n'est pas mon cas.
De quoi pourrais-je bien parler ? Du
temps ? Je n'ai pas la moindre idée à développer ici ce matin. Je pourrais
parler de la neige, de la pluie, de la grêle Hein ? Non, pas du soleil !
On dit que le temps, c'est de l'argent et donc que l'argent est un suppôt de
sale temps et les suppôts, chacun sait où on s'les met. Voyez, même le climat est tendu.
De quoi pourrais-je donc bien parler ? Je n'ai pas la
moindre idée à développer ici ce matin. Je pourrais bien parler du retour de la
mission humanitaire de Colombie congédiée par les FARC, mais, là encore, à
force d'en parler, la pauvre Ingrid s'enfonce, s'enfonce dans les sables émouvants
de la médiatisation bornée et stupide. Dans un dialogue de sourds, l'erreur est
cérumen.
De quoi pourrais-je donc bien parler alors ? Je n'ai pas la
moindre idée à développer ici ce matin. Je pourrais bien parler de ce général
américain qui recommande le gel du retrait des troupes en Irak pour mieux
reconstruire au lieu de tout détruire. C'est ce qu'on appellerait peut-être le
gel anti rasage, mais bon le sujet est devenu barbant.
De quoi pourrais-je donc bien parler ? Ah oui, il
faudrait que j'arrive à trouver une idée et à la photographier.
Cela ferait enfin une idée à développer ici ce matin. |
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| mardi 08 avril 2008, a 07:20 |
| Pêche d'enfer ! |
La pêche à pied est à la fois un loisir agréable et l'occasion
de réaliser des cueillettes de fruits de mer sans que l'empreinte des saisons
ne s'en mêle. En clair, on peut pêcher toute l'année, à la condition toutefois
que le cycle des marées soit respecté. L'endroit le plus prolifique pour la
pêche en mer est sans nul doute la Manche, que ce soit pour les coquillages et
crustacés ou bien pour le poisson. En ce dimanche 6 avril, nous sommes allés
aux îles Chausey y passer la journée.
Généralement, nous sommes quatre, pas plus. Le capitaine et
son bateau, deux mousses un brin expérimentés et un touriste, moi-même, pour
vous servir, qui ne suis là que pour le décor ou presque.
Le coefficient de la marée était de 107 ce jour-là. Le
matin, nous partons de Mayenne (53), petite agglomération de 15000 âmes, vers
8h00, en direction de Grandville (50). Une heure et ½ de route nous séparent de
l'endroit, nous avons tout le temps, puisque la marée basse aura lieu à
15h40.
Le trajet se passe toujours de la même manière, on fait le
tour des sujets, politique, économie, vie sexuelle de chacun, blagues à deux
balles, etc. Parfois, le capitaine du bateau, portable en main, nous intime l'ordre
de faire silence, il s'enquiert de la situation climatique auprès de la météo
marine.
Ce jour là, aucun problème, les conditions annoncées la
veille sont inchangées, mer peu agitée avec quelques rafales de vent, avec une
amélioration en fin de journée. Si Bernard, notre capitaine, a le moindre doute
sur un risque potentiel, il annule séance tenante la journée en bateau. Dans ce
cas, la pêche aurait lieu sur la côte continentale.
C'est quand même rassurant de savoir que l'on peut confier
sa vie en toute confiance à un homme soucieux de celle-ci, et de son matériel,
cela va sans dire.
Arrivés à Grandville, nous longeons la côte jusqu'au port, l'océan
est étrangement calme, à cette heure matinale, c'est de bonne augure pour la
suite. Une fois encore, Bernard décroche le portable, appelle la capitainerie
du port pour savoir si le bateau est prêt et à quel emplacement il se trouve.
Puis, une fois sur place, nous chargeons le matériel, c'est-à-dire essentiellement
le casse croûte et les vêtements, le reste étant déjà sur place.
Enfin, nous appareillons vers 10h30, tranquillement,
direction la pleine mer et Chausey. Après 10 minutes seulement de navigation,
le vent commence à se lever. Rapidement les premières vagues apparaissent et
nous commençons à tanguer. Ce sont des vagues cassantes, avec un brin d'écume, qui
s'activent et s'arrêtent au gré du vent. Rien à voir avec une houle fondée par
les courants qui ondulent les vagues et que rien n'arrête. Le bateau épouse l'empreinte
des vagues, le capitaine navigue à faible allure car, d'une part, nous sommes
largement en avance et, d'autre part, aller vite fait consommer davantage le
bateau. De plus, c'est davantage éprouvant pour les organismes.
A l'extérieur, il fait un froid glacial, alimenté par le
vent et, fort heureusement, la bateau est équipé d'une cabine où nous sommes à
l'abri, nous naviguons tranquillement à l'aide d'un GPS.
Comme nous prenons les vagues de face, il nous faut une
bonne heure pour rallier Chausey. La mer est haute, nous nous engageons dans le
chenal pour rejoindre un des coins de pêche que nous avons coutume de fréquenter.
Puis, nous jetons l'ancre et préparons le casse croûte, c'est le meilleur
moment du jour finalement, pourquoi ne pas l'avouer, c'est un instant
délicieux.
Nous ripaillons jusqu'au retrait des eaux dans la plus
franche rigolade. A l'accoutumée, beaucoup de bateaux sont dans notre
proximité, nous échangeons volontiers entre nous notre expérience de marins et
de pêcheurs, même moi je fais semblant.
Mais ce dimanche, il n'y a aucun bateau dans notre
proximité. Les conditions météorologiques ont probablement découragé plus d'un
marin amateur. Il faut dire que le vent à l'extérieur est particulièrement vif
et froid. Parfois, quelques chutes de neige nous dissuadent d'aller au dehors.
Mais l'heure, c'est l'heure, le bateau est désormais au sec
et nous avons 3 heures devant nous pour garnir nos paniers de pêche. Aujourd'hui,
c'est la praire qui est l'objet de notre convoitise. Il s'agit d'un coquillage
bivalve à coquille très épaisse et striée, cousine de la palourde, elle-même
très abondante dans ce secteur, et que l'on peut pêcher du 1er
septembre au 30 avril.
La praire se pêche de deux manières. La plus habile est
appelée ici "la pissette". Muni d'une espèce de lance, on pique le
sable jusqu'à apercevoir un jet d'eau submerger le sable. C'est ainsi que l'on
détecte la présence d'une ou plusieurs praires. Il s'agit alors de faire vite et
d'enfoncer la lance dans le sol à l'endroit de la projection et de retourner le
sable et sa proie. Si on est trop lent, la praire s'enfonce rapidement dans le
sable et nous la perdons définitivement.
La seconde manière consiste à ratisser le sable avec un râteau
à 5 ou 6 bruns, cette manière peu élégante de pêcher est aussi la plus
fatigante, mon dos en sait quelque chose. A maintes reprises, je m'arrête pour
me mettre à l'abri du vent derrière de gros rochers. Au contact de l'eau de surcroît,
mes mains sont violacées, c'est un vrai calvaire.
Finalement, la pêche sera quand même bonne et je ramènerai
quelques 100 coquillages comestibles. Ce fût donc une bonne journée.
Le retour au port sera également plus aisé qu'à l'aller.
Nous avons cette fois les vagues dans le dos. Parfois, nous ralentissons car ce
sont elles qui, allant plus vite que nous, nous entraînent gentiment vers le
rivage, sans que nous ayons besoin de forcer l'allure. De toute façon, il nous
faut attendre aussi l'ouverture des portes du port qui a lieu à 18h00 précises.
Voilà, retour enfin au bercail dans la voiture, au chaud,
chacun fait le récit de ses exploits, les discussions sont plus espacées et les
silences plus nombreux, la fatigue est là pour tout le monde.
Ces journées de pêche ne sont en rien lucratives. Elles
reviennent bien plus cher qu'elles ne rapportent mais, au final, nous y avons
trouvé ce que nous étions venu chercher, un instant de bonheur, conjugué à l'insouciance
d'un instant passé loin des préoccupations quotidiennes, loin des problèmes du
monde. Cela n'a pas de prix. |
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| lundi 07 avril 2008, a 08:38 |
| Mais, elles sont où, mais elles sont où, mais elles sont où les hirondelles ? |
L'été breton (2ème partie)
Toute
la neige tombe sur moi
Après le soleil la pluie, la chaleur, le froid,
L'été
à deux doigts,
Tout va de guingois
Toute la neige tombe sur moi
De tous les toits
A cet instant, je me demande vraiment
Ce qui m'arrive et ce que j'ai chanté faux d'mon mieux
Vers
les cieux pour
Qu'autant de neige tombe, soudain comme ça... sur moi
Mais je me dis qu'au fond
J'en ai reçu bien d'autres dans la tronche
Que je m'en suis toujours sorti sans que je ne bronche
Toute la neige tombe sur moi
Oui mais... moi je fais comme si je ne la voyais pas
Je ne proteste pas, car
J'ai l'anorak et je me dis qu'après la neige...
Vient le printemps et moi j'ai tout mon temps
J'ai
le moral et je me dis qu'après la neige
Oui, je sais bien qu'après la neige
Vient le printemps
Et moi j'ai tout mon temps
Vient le printemps
Et moi j'ai tout mon temps...
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| jeudi 03 avril 2008, a 20:53 |
| A lundi .. |
Trop débordé depuis deux jours, ensuite, ce sont les grandes marées ce week-end. C'est toujours comme ça dès qu'il fait un peu beau ici. Pas le temps de répondre aujourd'hui à vos coms précédents ou à venir. Je m'en excuse par avance auprès de vous.
Bon week-end à lundi
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| mercredi 02 avril 2008, a 19:59 |
| L'été breton |
Tu sais, je
n'ai jamais été aussi heureux que ce matin-là
Nous marchions sur un nuage un peu comme au paradis
C'était l'printemps, un printemps où il faisait beau
Une saison qui n'existe que dans le Nord de la France
Là-bas on l'appelle l'été Celtique
Mais c'était tout simplement le nôtre
Avec ton ciré jaune tu ressemblais
A une aquarelle de Peintre Figuratif
Et je me souviens, je me souviens très bien
De ce que je t'ai dit ce matin-là
Il y a un an, y a un siècle, c'était ce matin
On ira où tu voudras, quand tu voudras
Et on s'aimera encore, de Rennes aux Côtes d'Armor
Toute la vie sera pareille à Lescouet Jugon
Aux couleurs de l'été breton
Aujourd'hui je suis très près de ce matin d'printemps
Et c'est comme si j'y étais. Je pense à toi.
Où es-tu? Que fais-tu? Est-ce que j'existe encore pour toi?
Je regarde cette vague qui n'atteindra jamais la dune
Tu vois, comme elle je reviens en arrière
Comme elle je me couche sur le sable
Et je me souviens, je me souviens des marées hautes
Du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer
Il y a une éternité, un siècle, c'était ce matin
On ira où tu voudras, quand tu voudras
Et on s'aimera encore, de Rennes aux Côtes d'Armor
Toute la vie sera pareille à Lescouet Jugon
Aux couleurs de l'été breton
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| mardi 01 avril 2008, a 17:35 |
| L'Alzeisse ... meurt ! |
Les dernières nouvelles d'Alsace !
Mon premier est une rondelle de saucisson sur un boomerang.
Mon deuxième est une rondelle de saucisson sur un boomerang.
Mon troisième est une rondelle de saucisson sur un
boomerang.
Mon quatrième est une rondelle de saucisson sur un
boomerang.
Mon cinquième est une rondelle de saucisson sur un
boomerang.
Mon sixième est une rondelle de saucisson sur un boomerang.
Mon tout est une saison, laquelle ?
Le brin temps, car c'est le retour des six rondelles …
Un couple alsacien discute avant le diner :
- "Chérie, que
nous fais-tu à diner ce soir ?"
- "Oh, devines …"
- "De la
choucroute ?"
- "Non, mieux
que ça …"
- "Un backoffen ?"
- « Non, ça
commence par un K … »
- « Des krévettes ? »
- "Non"
- "Du kamenbert ?"
- "Non"
- "Che donne ma
langue au chat "
- "C'est des
kuisses de krénouilles …"
Un africain, répondant au nom de Bonaventure, fait les
vendanges à Krautergersheim, petit village alsacien très connu.
A la fin de la première journée, le patron va le voir et lui
demande de ses nouvelles :
- "Alors
Bonaventure, ça s'est bien passé ?"
- "Présentement,
tout se passe bien patron. Nous avons coupé toute la riesling."
- "C'est bien",
dit le patron, "mais on dit le
riesling, pas la."
Le lendemain, même scénario :
Bonaventure : "Patron,
on a coupé toute la gewürztraminer."
Le patron : "On
dit le gewürztraminer, pas la."
- "OK patron."
Quelques jours plus tard, Bonaventure refuse de monter dans
la charrette avec les autres vendangeurs. Le patron vient le voir et lui
demande :
- "Alors
Bonaventure, pourquoi ne veux-tu pas vendanger aujourd'hui ?"
- "Wouaillail,
Ti est pas fou ?" "Je pars pas moi !"
- "Et pourquoi ?"
- "On dit qu'aujourd'hui,
on coupe la pinot noir … !" |
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