| lundi 31 mars 2008, a 17:31 |
| Opinion pubique |
L'opinion publique est une expression employée, par le
pouvoir politique essentiellement, pour qualifier ce qui pourrait être l'expression
d'une masse populaire, et s'agissant de sujets cruciaux ou jugés comme tels
pour et par la société.
L'opinion publique s'est souvent exprimée dans les
manifestations publiques sur des sujets sensibles tels que l'avenir de l'éducation
nationale, ou encore par exemple sur le maintien ou l'abolition de la peine de
mort.
Les idéologies politiques furent, davantage qu'aujourd'hui,
la courroie de transmission de l'expression populaire. On peut admettre qu'en
des temps anciens déjà, l'opinion publique fût manipulée à loisir par toute
organisation ayant des intérêts à se servir de sa température pour accomplir
ses desseins.
Or, on assiste, depuis de nombreuses années maintenant, à un
transfert du pouvoir de l'opinion publique vers le pouvoir politique, qui utilise
ce moyen comme celui d'une propagande pour son propre compte, avec un allié
devenant chaque jour plus puissant, les médias.
On pourrait même dire que l'opinion publique serait utilisée
comme le socle de la démocratie, consistant à faire croire à ses membres qu'ils
sont acteurs des décisions opérées par le pouvoir.
Certains sociologues, comme Pierre Bourdieu, considèrent d'ailleurs
que l'opinion publique est un leurre, qu'elle n'existe pas. Il développe sa
thèse en s'appuyant sur le diktat économique, qui est en opposition avec la
production culturelle, à l'appui d'une symbolique qui donne à l'une une
importance qu'elle n'a pas et à l'autre une importance qu'elle devrait avoir,
mais qu'elle n'a plus, et le tout résultant d'une vision symbolique foncièrement
arbitraire.
Historiquement, l'opinion publique serait révélée au siècle
des Lumières, autrement dit au 18ème siècle. Pourtant, dans l'antiquité
grecque, Platon repère déjà l'expression populaire en disant d'elle qu'elle est
immature et superficielle.
Pierre Bourdieu : Sociologue français, (1930 – 2002) |
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| dimanche 30 mars 2008, a 09:54 |
| Le cercle des poètes disparus |
Stances à
Marquise
Marquise, si
mon visage
A quelques
traits un peu vieux,
Souvenez-vous
qu'à mon âge
Vous ne
vaudrez guère mieux.
Le temps aux
plus belles choses
Se plait à
faire un affront ;
Il saura
faner vos roses
Comme il a
ridé mon front.
Le même
cours des planètes
Règle nos
jours et nos nuits :
On m'a vu ce
que vous êtes ;
Vous serez
ce que je suis.
Cependant j'ai
quelques charmes
Qui sont
assez éclatants
Pour n'avoir
pas trop d'alarmes
De ces
ravages du temps.
Vous en avez
qu'on adore,
Mais ceux
que vous méprisez
Pourraient
bien durer encore
Quand
ceux-là seront usés.
Ils pourront
sauver la gloire
Des yeux qui
me semblent doux
Et dans
mille ans faire croire
Ce qu'il me
plaira de vous.
Chez cette
race nouvelle
Où j'aurai
quelque crédit,
Vous ne
passerez pour belle
Qu'autant
que je l'aurai dit.
Pensez-y,
belle Marquise :
Quoiqu'un
frisson fasse effroi,
Il vaut bien
qu'on le courtise
Quand il est
fait comme moi.
Pierre
Corneille |
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| samedi 29 mars 2008, a 21:00 |
| L'olivier sans tes nerfs ! |
Extrait du magasine "médecine
douce".
L'olivier a ses
vertus, selon la médecine. L'extrait de sa feuille, commercialisée dans les
magasins bio sous le nom de substance active, le D-Lenolate, est, avant tout, un
prodigieux stimulant immunitaire.
Spécialisé dans le traitement de la candidose (1) et des
mycoses.
Mais, d'après les médecins et patients concernés, également
capable d'améliorer grandement et de guérir beaucoup d'autres affections parmi
lesquelles on retiendra tout spécialement l'arthrite et ses douleurs, la grippe
et diverses autres infections, les sinusites, toux, otites, les problèmes
dermatologiques et, bien sûr, la fatigue.
Beaucoup de patients ont témoigné du manque d'énergie et d'enthousiasme
qui les minaient depuis longtemps avant d'avoir tenté la cure de D-lenolate.
L'état d'esprit s'améliore tout d'abord, sans surexcitation ni
insomnie, et les "brumes" du cerveau dues à la fatigue se dissipent
progressivement, avec douceur mais de manière définitive.
Et même certains patients souffrant de fibromyalgie (2)
retrouvent l'espoir grâce aux quelques améliorations que leur apporte ce
remarquable complément nutritionnel.
Un petit coup de pompe ? N'hésitez plus, manger un
olivier avant chaque repas.
(1)
Candidose :
Les candidoses sont des infections dues à des levures, dont certaines espèces
peuvent être pathogènes pour l'homme. Les facteurs essentiels sont
essentiellement les champignons et se manifestent au niveau du tube digestif et
pharynx.
(2)
Fibromyalgie :
Cette maladie, touchant plus spécifiquement les femmes, serait d'origine rhumatismale
et affecterait notamment le comportement. |
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| vendredi 28 mars 2008, a 17:32 |
| L'ile sur le toit du monde |
Des milliers de minorités existent de par le monde. On
entend par minorité un groupe d'individus dont l'appartenance religieuse, nationale
et la langue sont des particularités vis-à-vis de l'ensemble d'une population
composée. Les tribus, les autochtones ou encore les indigènes sont autant de
minorités qui furent envahies, conquises par les armes, occupées ou colonisées.
Les minorités sont
contraintes, à moins d'exercer des rapports de force avec les autres
communautés, de s'intégrer et adopter de fait le mode de vie de la majorité.
Certaines d'entre elles, comme l'Erythrée, ont obtenu leur indépendance par
rapport à l'Ethiopie. Il à noter dans ce
dernier cas en substance non négligeable que l'Erythrée est aujourd'hui considérée
comme étant la pire dictature existant dans le monde actuel.
Le Tibet, là où je voulais en venir, sujet brûlant et
tristement d'actualité, est un sujet qui est repris un peu partout, ici ou là, et c'est tant
mieux, puisque cela prouve que son existence et sa survie suscitent énormément
d'émotion dans les opinions publiques et que la dictature chinoise est
unanimement rejetée par la communauté humaine.
Le Tibet est donc avant tout une communauté sans Etat,
puisque ses membres vivent sur cette terre sans que celle-ci ne soit constituée
en Etat.
Sur les quelques six millions de Tibétains qui composent
cette collectivité, 1/3 d'entre eux sont exilés, soit deux millions de ses
membres, en Inde ou au Népal pour l'essentiel. Le Dalaï Lama est leur chef
spirituel.
Le Tibet est une région intégrée aux pays de l'Himalaya, sur
le "toit du monde", Himalaya signifiant "séjour des neiges".
Il s'agit d'un haut plateau isolé traversé d'est en ouest par plusieurs chaînes
montagneuses.
Tintin au Tibet, l'œuvre de Hergé considérée d'ailleurs
comme l'une de ses meilleures créations, contribua mine de rien à promouvoir
cette contrée pour ses paysages, mais aussi sa culture.
Le Tibet a été annexé par la Chine en 1700, puis a retrouvé
une indépendance en 1912.
Mais en 1951, le pouvoir chinois Maoïste décide de détruire
la culture tibétaine. Il entreprend de raser quelques 6000 monastères, en
activant une répression des plus sévères.
Un soulèvement tibétain a lieu en 1959 par le peuple, mais
la rébellion est rapidement contrôlée par le pouvoir chinois et les tibétains
massacrés. Les chinois sont ensuite encouragés à s'installer en leur lieu et
place sur leur territoire.
Inutile de dire que depuis tout ce temps, ce qu'on peut
appeler sans risque un génocide, à la vue du monde entier, est entré en phase terminale,
à moins que l'Occident ait suffisamment de cran et de considération pour la
démocratie, puisque nous sommes supposés exister par elle, pour que le peuple
tibétain puisse à nouveau caresser l'espoir de survivre et prospérer en paix
sur son toit du monde. |
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| mardi 25 mars 2008, a 20:50 |
| Attention aux coups de sommeil ! |
Le sommeil est un état d'inconscience dans lequel nous
sommes plongés, au cours duquel l'activité corporelle est sensiblement
ralentie. La respiration diminue et la circulation sanguine également. La
musculature, chez moi très abondante par ailleurs, même s'il faut bien chercher
pour la trouver, se relâche, notre cerveau se met en quelque sorte en mode
veille. Il est impossible d'étudier ou de réfléchir en dormant. Il convient
toutefois, selon quelques études scientifiques, de dissocier le sommeil de
veille et le rêve, qui font se diviser une vie an trois phases majeures, à
savoir l'éveil, le sommeil profond et le rêve.
Le mécanisme du sommeil n'est pas pour autant aussi simple
qu'il en a l'air, en ce sens que nous sommes capables de réagir dans des phases
de sommeil à des facteurs extérieurs, contre toute logique.
Une mère ou père par exemple sera réceptif assez rapidement
dans la mesure où sa progéniture serait en
difficulté, pour quelque raison que ce soit, même mineure, tandis que ces mêmes
personnes seraient totalement déconnectées et imperturbables en présence d'une
activité extérieure, produisant une quantité de décibels importante, mais
étrangère à la vie familiale courante.
Le sommeil est fort heureusement réversible, nous récupérons
quasiment immédiatement de toutes nos facultés mentales et physiologiques dès
le réveil, sauf à sortir d'un coma artificiel, ce qui reste marginal par chance.
Le sommeil est un mystère car le seul fait de dormir ne
suffit pas à un organisme pour son effet récupérateur. D'ailleurs, en cas de
dérèglement du sommeil, dont la durée moyenne par individu est estimée à 8h00,
dans le cas où nous passerions une nuit blanche, cela n'affecterait en rien nos
capacités habituelles.
Tout au plus, nous dormirions peut-être un peu plus dans les
deux ou trois jours suivants, mais pas à la hauteur du sommeil perdu.
Les chercheurs sont actuellement en mesure d'observer le
comportement organique et annoter ainsi les changements qui s'opèrent sur ce
plan en phase de sommeil. En revanche, il est illusoire de penser qu'il
pourrait en être de même s'agissant de l'activité cérébrale, donc le domaine de
la pensée et de son activité toujours en mouvement, mais dont l'appréhension ne
peut en aucun cas être captée.
L'électroencéphalogramme permet d'enregistrer les
différentes étapes du sommeil, par représentation graphique, mais l'activité du
cerveau demeure un secret bien gardé.
Et quand un secret est bien gardé, on peut dormir sur nos
deux oreilles. |
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| lundi 24 mars 2008, a 10:06 |
| L'oie du marché |
Le marché est un endroit convivial, où se rassemblent des
commerçants, producteurs, des artisans et animateurs en tous genres, pour
proposer aux consommateurs que nous sommes un certain panel de produits frais
et variés, innovants ou insolites.
Le marché a un charme indéniable. D'une part, il n'a pas
lieu tous les jours, sauf dans certains arrondissements parisiens, il est animé
et bruyant, nous offre des odeurs alléchantes, la bonne humeur y est de
rigueur, les produits qui y sont exposés sont, d'une manière générale, de bonne
qualité et le seul inconvénient que nous pourrions objecter, à ce sujet, c'est
la cherté qui fait la loi du genre.
Toutefois, certaines astuces permettent de contourner ce
problème, ponctuellement, selon la nature des produits, les périodes d'achats, à
savoir s'il s'agit de denrées périssables rapidement ou non, dont la non vente
en fin de marché permet d'en négocier l'achat, c'est toujours mieux pour le
vendeur de solder plutôt que de jeter.
S'agissant de produits non consommables, la négociation de
leur achat dépendra du succès du nombre des ventes qui s'ensuivront.
Attention toutefois, les marchands, ne nous y trompons pas,
ont l'art et la manière de nous embobiner, c'est leur métier, si ce n'est une
vocation. On pourrait même appeler cela un jeu si, en filigrane, il n'y avait
cette récurrente question d'argent.
Ce type de transaction nous donne un cliché tout à fait peu
ordinaire, amusant, joyeux, ennuyeux, exaspérant, très drôle, mais ces scènes
ne nous laissent jamais indifférents, ni uniquement des spectateurs passifs.
Chacun de nous y a un rôle.
Du marché type, c'est les Halles que je préfère. C'est un
endroit fermé, véritable caisse de résonance où se révèle l'activité dense et
animée, à l'image d'une cité miniature, ou bien alors plus abstraitement d'une
fourmilière, c'est magique.
Ce type de marchés, les Halles, sont particulièrement
concentrées dans le sud Parisien, mais on en trouve partout, avec d'ailleurs
des styles d'architectures plurielles. On en trouve une par exemple à Villebois
Lavalette, aux portes du Périgord, petite ville méconnue, mais dont les vertus
de présentation du site des Halles laissent à l'imagination un parfum d'ambiance
indescriptible.
Lorsque madame Woogy et moi-même allons au marché, nous nous
séparons immédiatement, car nous savons l'un et l'autre que nos centres d'intérêts
sont quelque peu différents. J'ai un faible pour tout ce qui attrait à l'alimentaire
ou, devrais-je dire, le fleuron de la gastronomie et du terroir réunis, tandis
que madame préfère la confection, les parapharmacies, les étalages de bibelots
en tous genre.
Généralement, nous nous donnons rendez-vous à un endroit
précis, à une heure précise. La plupart du temps, nous ne respectons ni l'un,
ni l'autre, l'une des règles que nous nous étions fixées et cela se termine en
pugilat, façon de parler bien sûr.
Pour ma part, lorsque j'arrive au marché, je commence par l'inspection
de toutes les poissonneries, les boucheries, les charcuteries, les marchands de
légumes pour répertorier tous les produits exposés qui suscitent chez moi un
intérêt. Après avoir établi une comparaison qualitative globale, je recommence
pour affiner les critères de sélection et, ensuite, je regarde les prix.
Mon esprit se transforme alors en une caisse enregistreuse
avec option transformation des francs en euros et réciproquement. A cet
instant, je suis sourd à toute sollicitation, d'où qu'elle émane.
Une fois accompli ce rite, je sélectionne les quelques
produits dont je suis à peu près certain de vouloir faire l'acquisition, et je
refais un dernier tour pour m'en convaincre. C'est l'instant de vulnérabilité,
celui où le vendeur, implacable calculateur, ressent cet état méditatif et, c'est
un véritable tour de force, il vous canalise au bon moment, dans une foule
pourtant dense et vous entraîne dans son antre.
A cet instant précis, il utilise tous les artifices imaginables
pour vous déstabiliser et vous amener, inexorablement, à opérer une transaction
immédiate et vous coupe autant que faire se peut de toute réflexion utile, de
toute capacité à réagir contre sa volonté, celle qu'il a de vendre et celle qu'il
a de vous en convaincre.
Qui peut oser prétendre n'avoir jamais été piégé par un
vendeur malin, usant de la compassion, grattant les cordes sensibles qui
constituent nos points faibles, arguant de l'absolue nécessité de tel ou tel objet,
bref, faisant son métier en somme.
Finalement, on est confronté, à aller au marché, à la
cohabitation devenue inhabituelle avec nos congénères, ce qui nous projettent à
nouveau dans le cycle de l'humain acceptable, avec tous les avantages et
inconvénients que cela comporte, ce qui contraste tout de même avec les
hypermarchés gigantesques, où les gondoles vomissent leur marchandise à 90 %
inutile.
A bien y regarder, on peut même se demander de quel côté de
la gondole se trouvent les légumes, les
allées et venues des consommateurs que nous sommes tous, ceux qui arpentent les
allées comme un seul homme, les hauts parleurs qui bafouillent des annonces
inintelligibles et quelquefois inaudibles, des caisses où le client s'engouffre,
mais le goulot est plein et il s'impatiente, laisse s'exprimer son humeur
maussade.
Qu'il se rassure, le gentil consommateur du futur, des
caisses automatiques se mettent en place, petit à petit et, pour son plus grand
bonheur, il passera encore plus inaperçu qu'il ne l'est déjà, bien malin qui
pourra dire même s'il existe vraiment. |
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| dimanche 23 mars 2008, a 09:24 |
| Le cercle des poètes disparus |
Apparition
La lune s'attristait.
Des séraphins en pleurs
Rêvant, l'archet
aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses,
tiraient de mourantes violes
De blancs
sanglots glissant sur l'azur des corolles.
- C'était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie,
aimant à me martyriser,
S'enivrait
savamment du parfum de tristesse
Que même
sans regret et sans déboire laisse
La
cueillaison d'un Rêve au cœur qui l'a cueilli.
J'errais
donc, l'œil rivé sur le pavé vieilli,
Quand, avec
du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le
soir, tu m'es en riant apparue
Et j'ai cru
voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis
sur mes beaux sommeils d'enfant gâté
Passait,
laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de
blancs bouquets d'étoiles parfumées.
Stéphane
Mallarmé |
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| samedi 22 mars 2008, a 13:43 |
| Petit conte de Pâques |
Il était une fois un petit garçon qui s'appelait PâquesMan,
mais son diminutif était Pacman. Il mangeait à peu près tout ce qui pouvait
être mangé. Pacman adorait particulièrement le chocolat.
La veille du jour de Pâques, Pacman décida de suivre le
lapin de Pâques, lorsque celui-ci sortirait, pour voir où il les cacherait. Il
attendît de longues heures, embusqué dans un recoin de la maison, jusqu'à ce qu'il
aperçut enfin Jeannot le lapin.
Jeannot regarda furtivement autour de lui pour voir si
personne ne surveillait ses faits et gestes. Mais il ne pût s'apercevoir de la
présence du petit garçon, bien trop malin pour se faire remarquer. Lorsque
Jeannot sortît, Pacman le suivît discrètement, à pas feutrés. Il inscrivît
ensuite soigneusement sur un petit carnet chaque endroit ou il avait déposé ses
œufs.
Quand le lapin eût terminé son œuvre, il s'en alla
joyeusement dans sa tanière, faire une sieste bien méritée.
Pendant ce temps, Pacman n'y tenait plus. Il brandissait
maintenant une poche intermarché, ou bien alors des magasins U, je ne sais plus,
Pacman était plutôt de la graine de champion d'ailleurs. Il eût vite fait de le remplir
des précieux objets que le lapin Jeannot avait soigneusement camouflé dans le
jardinet. Une fois son dur labeur accompli, il s'en retourna chez lui et, alors
qu'il s'apprêtait à dévorer son larcin, la fatigue s'empara de lui et il s'endormît
paisiblement sur son petit lit.
Le lendemain matin, Pacman s'éveilla au son de clameurs qu'il
entendît au dehors.
" - J'en ai un, j'en ai un ! " Entendait-on.
" - Moi aussi, moi aussi ", répondait l'écho sans
véritablement répéter la même chose.
Pacman s'étira lentement, souriant à lui-même et se disant
qu'il ne servait à rien de courir dans tous les sens, qu'il suffisait comme lui
d'être malin, un point c'est tout.
Tandis que ses amis se débattaient comme de beaux petits
diables, au dehors, pour ramasser tous les œufs qu'ils pouvaient trouver, lui
prenait tranquillement son temps, savourant l'instant fatidique où son larcin
finirait immanquablement dans son estomac piailleur.
Et dehors, on entendait :
" - J'en ai un autre, j'en ai un autre."
" - Moi aussi, moi aussi", répondait l'insolent écho.
Tout à coup, Pacman ressentît une étrange inquiétude, se
demandant comment ces enfants pouvaient trouver encore des œufs, alors qu'il avait
suivi Jeannot le lapin toute la soirée et avait soigneusement noté chaque
endroit où il s'était arrêté.
Alors, il ouvrît fébrilement la poche de chez Auchan près d'un
carrefour, et ce qu'il vît dedans l'horrifia, le stupéfia, le cloua sur place, le
laissa sans voix, donc sans écho.
A l'intérieur de la poche de chez mammouth, des crottes de
lapins.
" - Ah, mais quelle horreur", s'écria-t-il tout à coup, au,
comble du désespoir.
" - Ah, mais quelle erreur", répondit l'écho en écho.
Le lapin qui était sorti de la maison n'était point parti
pour cacher de quelconques œufs de Pâques, mais simplement était allé assouvir
quelques besoins naturels qu'il n'avait pu satisfaire au cours de cette longue
journée passée dans la maison sans pouvoir sortir.
La morale de cette histoire, c'est que notre ami Pacman
aurait été mieux inspiré que de rester sagement avec ses petits camarades à
attendre impatiemment, certes, mais attendre tout de même que le moment soit
venu de participer à la fête.
Au lieu de cela, il n'avait pour seul butin que de petites
crottes de lapins.
Mais comme à toute chose, malheur est bon, dit le dicton, et c'est
ainsi que Pacman sût que Jeannot le lapin n'était point un ovipare, mais un
mammifère rongeur et il se dit que l'année prochaine, il se cacherait, mais
cette fois-ci dans le poulailler. |
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| vendredi 21 mars 2008, a 10:41 |
| Pluie à Noël, nuages opaques ! |
En cette année 2008, bissextile de surcroît, Pâques converge
avec le printemps dans quelques millions de foyers. En ces temps incertains,
notamment en Bretagne où des trombes d'eau s'abattent sans discontinuer sur la
terre déjà bien imbibée, nous avons convenu ici qu'exceptionnellement, cette
année encore, nous ne cacherions pas les œufs de Pâques dehors. Oui, il
convient de comprendre que les enfants ne sachant ni nager, ni plonger en
apnée, les œufs de Pâques seraient naturellement mieux à l'abri au grenier, à
condition toutefois que le déluge auquel nous faisons face ne monte pas jusque
là pour une fois.
Puisque nous parlons de Pâques, il serait utile de rappeler
que nous célébrons là une fête religieuse, à savoir la résurrection de Jésus
Christ. Trois jours après sa mort, il ressuscita, monta au ciel et alla est
grand, heu … alla s'asseoir à la droite du Père.
Depuis lors, cela fait bien 2000 ans, nous n'avons pas eu de
nouvelles de lui et nous ignorons à ce jour s'il est toujours assis ou non.
Toutefois, je voudrais vous conter une étrange histoire qui
s'est produite récemment. L'évènement m'a été rapporté par une jeune
infirmière, venant me prodiguer des soins disons … de convalescence, à mon
domicile.
Mon amie infirmière me raconta comment un homme, qui était
dans le coma, étant considéré perdu par le corps médical, s'en revînt sur terre
par je ne sais quel miracle. Il lui fallut énormément de temps pour revenir à
lui et retrouver tous ses esprits.
Une fois que cela fût fait, il commença à raconter une
histoire insensée, qui d'une certaine manière remettait en question non pas l'existence
de Dieu, mais celui du dogme. Il fût donc décidé, après que le corps médical en
ait fait part aux autorités de l'état, sous le sceau du ministère de la
défense, que ce secret ne serait point divulgué et gardé au secret.
C'est la raison pour laquelle je n'en parlerai que sur ce
blog.
Ainsi, l'homme
raconta qu'il était tombé dans le coma, s'était réveillé dans un tunnel, avait
marché un peu et, au bout du tunnel, il vît de la lumière. Il marchait sur ce
qui semblait être des nuages, ou de la barbe à papa, et dont les lambeaux
remontaient jusqu'à hauteur de son visage. Mais, notre homme était bien trop
occupé à repérer les lieux pour y goûter pour voir si cela en était.
Il arriva dans une grande salle dorée, moquette en forme d'océan
et tapisserie de nuages et, près d'un fauteuil, il aperçut une forme humaine
qui lui tournait le dos face à ce qu'il devina être un ange.
Oui, ce dernier avait en effet des ailes. Il s'approcha
subrepticement pour s'apercevoir que les deux êtres étaient en conversation et
écouta :
"- Oui bonjour monsieur, qui êtes-vous" ?
L'homme qui était de dos parût offusqué de la question et surtout qu'il ne soit
point reconnu par son interlocuteur.
"- Comment ça monsieur ? Mais, je suis le pape Jean Paul II … !"
L'ange le dévisagea, un tantinet déconcerté.
"- Le quoi … ?"
"- le pape, voyons, le représentant de Dieu sur terre quoi ..."
L'ange :
"- Ah oui, mais bien sûr, pardonnez-moi, je
reviens dans un instant."
Mort de rire, si on peut dire, car au Paradis on ne meurt jamais, il va voir Jésus et lui dit :
"- Salut Jésus, tu es bien assis ? Ah
oui, c'est vrai, ça fait 2000 ans. Alors cramponnes-toi, j'en ai une bonne. Tu
te rappelles du Club qu'on a créé il y a 2000 ans sur terre donc depuis que tu
es assis, eh bien il existe encore... !"
Et voilà comment Jésus resta assis, mais que le mystère fût
levé. |
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| vendredi 21 mars 2008, a 09:09 |
| Blog en détresse |
Il est hélas pénible de constater jour par jour que la
misère s'insinue partout, à des degrés divers, sous des formes parfois très
agressives comme je l'ai lu sur un blog de Mongenie hier.
Aujourd'hui donc, je mets en lien son adresse de blog et, si
le cœur vous en dit, amis qui me lisez, n'hésitez pas à lui mettre un petit
message d'encouragement ou de réconfort. Il suffit de peu de choses parfois
pour faire basculer le moins vers le plus ou le moins pire.
http://patsan.blog.mongenie.com/ |
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| jeudi 20 mars 2008, a 09:51 |
| Rien ne sert de séduire, il faut conclure à point ! |
La séduction :
Nom féminin, qui désigne le pouvoir d'attraction d'un être sur un autre.
La séduction peut être pure ou calculée. Elle est une arme
par laquelle le séducteur cherche à obtenir d'un tiers un objet de ses désirs.
Généralement, la séduction est liée à l'attrait d'une personne pour une autre.
L'objectif sera sa conquête. Toutefois, à partir des sentiments qui dominent,
la séduction ne sera pas seulement au service d'une sombre machination, mais
également le prolongement naturel de sentiments animés qui cherche à satisfaire
aux desideratas du séducteur et du "séduit".
L'arrivée prochaine du printemps est, dit-on généralement,
propice à user de ses charmes et à vivre une courte période d'enchantement. C'est
la saison de l'amour. Une fois ce cycle accompli, la séduction n'a plus de
véritable raison d'être, au moins dans son fondement.
Le charme est lié à l'être. Selon qu'il sera timide ou
entreprenant, sa capacité à séduire sera déterminante et il est probable que le
purisme de la séduction est plus fort chez les natures timides, mais également
moins lisible, tandis qu'à l'inverse, le séducteur entreprenant va droit au but
et exhibe les motifs qui le conduisent à user de son pouvoir.
La religion est un dogme fondé sur un ensemble de règles éthiques.
La séduction est une pratique comportementale qui suscite le rejet chez ses
adeptes. La séduction est étroitement liée à la tentation, objet du pêché, dont
la représentation la plus célèbre serait la cueillette d'un fruit défendu :
La pomme.
Le culte religieux prétend donc ôter à l'homme tout ce qui attrait
à sa nature animale et à son instinct. On peut en effet considérer la séduction
comme une simple humeur instinctive, qui se déclenche dans les moments clés de
l'existence et qui, parfois même, sont exacerbés par quelques dérèglements
subtils et dont seule la nature a le secret.
Mais, la notion de séduction a aussi évolué au fil du temps.
La vie moderne a substantiellement affiné les réalités sociales et
technologiques. L'homme a du apprendre à s'adapter dans cet univers nouveau. Les
sentiments ont perdu de leur valeur dans
un monde à vocation économique et les plus sensibles d'entre nous peut-être ont
été tentés d'en réévaluer le principe.
La séduction est donc aussi devenue une tentative de
reconnaissance de soi vers autrui et, grâce à des réseaux de communication devenus
plus sophistiqués et ouverts, les moyens nous sont donnés d'exhorter nos désirs
et sensibilités.
Mais non, c'était une blog … !
Citations à comparaître :
"C'est dans le travail d'une vie que réside la véritable
séduction". – Pablo Picasso
"La séduction suprême n'est pas de faire exprimer ses
sentiments. C'est de les faire soupçonner". – Jules Barbey d'Aurevilly
"Rien de si aimable qu'un homme séduisant, mais rien de plus
odieux qu'un séducteur." – Ninon de Lenclos
"S'introduire comme un rêve dans l'esprit d'une jeune fille
est un art, en sortir est un chef d'œuvre." – Sören Kierkegaard – Extrait Le
journal du séducteur. |
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| mercredi 19 mars 2008, a 12:57 |
| Cour des miracles |
Rêver, jouer, être à deux
L'esprit sublime les jours heureux
Passé sans ennui, sans solitude
A espérer de l'autre, sa sollicitude
Rêver, jouer, être à trois
L'esprit sublime les jours de joie
Passé sans encombre, ni certitudes
Apprécier des autres, leur gratitude
Rêver, jouer être à dix
L'esprit sublime ou dévisse
Passé dans l'ombre, par habitude
Envisager sa perte, de l'altitude
Rêver, jouer, être à vingt
L'esprit sublime les jours divins
Passé à la grand'messe, à l'étude
Imposée par les prêtres, la servitude
Rêver, jouer, être à cent
L'esprit s'abime, à feux et à cent
Passé dans l'atonie, c'est ridicule
S'entasser dans un pré, de particules
Rêver, jouer, être seul
L'esprit repose dans un linceul
Passé le souvenir, la latitude
Regret, silence et puis, quiétude. |
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| mardi 18 mars 2008, a 10:25 |
| Le statut de la liberté |
Sculpture :
Vient du latin "Sculpere", débute au paléolithique, donc bien avant
le latin, ou encore la première période de la préhistoire. Dans sa définition
première, sculpter signifie tailler, enlever des morceaux à une pierre.
Toutefois, le champ d'activité sculpturale est dans sa
notion actuelle beaucoup plus large. La sculpture est avant tout un art qui,
historiquement, appartenait à la même catégorie que la peinture. Puis ces deux métiers
furent ensuite dissociés, bien qu'ils soient en lien étroit et qu'un sculpteur
soit généralement autant habile à réaliser l'un ou l'autre de ces procédés.
L'artiste d'aujourd'hui utilise tous les matériaux
imaginables, pierre, marbre, cire, plâtre, métal, réalise des sculptures éphémères,
l'utilisation comme matériau de la glace par exemple, etc. Les œuvres réalisées
au fil des millénaires sont autant de témoignages nous montrant l'évolution des
sociétés et des mœurs d'une part, celle des techniques par ailleurs.
A l'image de tous les arts, les sculpteurs sont nombreux,
mais peu accèdent à la notoriété. Dans ce domaine particulier finalement peu
accessible au grand public, cette reconnaissance du talent s'exerce
essentiellement par l'attitude élitiste des experts en la matière.
Difficile pourtant de donner une note à ce qu'exprime une œuvre
réalisée par l'artiste puisqu'elle se matérialise par l'imagination de son
auteur et, à l'image de la peinture, l'écriture ou encore la musique, la
sensibilité qui s'en dégage apporte une émotion particulière à ceux qui se
rapprochent eux-mêmes de la sensibilité de l'artiste, expert ou non.
Or, convient-il vraiment de noter la sensibilité et de
la hiérarchiser, plutôt que de donner toute la dimension à la diversité
culturelle qui en émane, pour précisément donner une représentation plus
générale et attribuer à l'ensemble de cette corporation le statut qu'elle
mérite, le statut et la statue ne faisant plus qu'un …
Dans la société contemporaine, avide de chiffres et de
concret, les artistes sont encore incompris du public et, dans bon nombre de
familles, quelque soit son rang social, sauf à être génétiquement artiste
peut-être, il n'est pas forcément de bon goût que sa progéniture s'emploie à
opter pour ces filières peu sûres et marginales. C'est le cas de dire que
l'artiste est un parent pauvre du métier conventionnel et que ses choix en
termes de création sont grandement aléatoires.
Il existerait actuellement près de 20000 artistes
plasticiens, selon une étude du nouvel observateur datant déjà de 2000, dont
environ 8000 peintres, 3000 graphistes et 2000 sculpteurs. 800 d'entre eux
seulement à cette époque avaient un gain annuel de plus de 45 000 euros.
Je connais au moins un peintre d'œuvres figuratives,
sévissant sur Mongénie, qui devrait me faire un commentaire avisé sur cette
question, n'est-ce pas Raymonde ? |
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| lundi 17 mars 2008, a 09:48 |
| Docteur Tibéri et mister Gaudin ! |
En ce lundi 17 mars
2008, à cette heure-ci, nous sommes presque tous au travail, sauf les chômeurs,
les demandeurs d'emplois, les rentiers, les morts, les retraités, les grands
malades, les chefs, ceux qui bossent de nuit, ceux qui sont en grève, les temps
partiels choisis, ceux imposés et enfin ceux qui, comme moi, ont une déchirure
à la fesse droite.
L'occasion est donc belle ce matin pour commenter les
résultats sportifs du week-end. Habituellement, je me rends sur un site
désormais notoirement connu et apprécié ici :http://soliblog.blog.mongenie, où les brebis ou "lacaunes" sont à l'honneur
et où j'ai rarement vu un mouton aller se faire envoyer "paître" ; Ici et là une certaine
ENVOYEE SPECIALE commente à chaud et froid, avec beaucoup de dextérité et de grenadine,
les grands événements sportifs qui se sont accomplis, avec un grand suspense
qui nous met en la laine. Mais bon, ceci est une autre histoire.
Alors, tout commença samedi avec la finale tant attendue de
rugby entre la France et le pays de Galle. Les coqs gaulois se sont inclinés
par 29 à 12 face aux gallois. J'ai été particulièrement déçu par le déroulement
de cette rencontre, dans la mesure où j'ai allumé mon poste de télé à 20h30,
alors que la rencontre avait lieu à 18h00. Je me suis consolé en me disant que
j'avais seulement loupé une défaite historique.
Alors, le rugby, c'est fait, maintenant passons au second
événement du week-end, à savoir la seconde mi-temps du match des élections
municipales.
Alors là, pas de gros suspense non plus, j'ai même pu m'offrir
le luxe de commencer à regarder la télé à 20h30, de toute façon, même en ratant
le début, j'étais sûr de revoir les extraits que j'avais raté à plusieurs
reprises en différé, ce qui n'a pas manqué d'arriver.
J'avais même pensé remettre une cassette des dernières élections
municipales, car les discours n'ont finalement pas tellement changé. En
revanche, les résultats ont changé et c'est donc bien pour cela que j'ai
renoncé à mettre la cassette.
Madame Woogy, ma femme, n'aime pas que je regarde la
télévision pour les élections. Je précise que madame Woogy est ma femme depuis
qu'on est mariés. Elle dit toujours que la télé lui fait de la concurrence
déloyale en ce sens que tous les intervenants qui interviennent parlent
beaucoup pour ne rien dire. Ca, c'est pour la concurrence.
Le côté déloyal, c'est que contrairement à madame Woogy
quand elle me parle, j'écoute la télé jusqu'au bout de la nuit, ce qui la vexe
pour je ne sais quelle raison.
Il faut dire que lorsque madame Woogy a eu la chance de me
rencontrer, et améliorer ainsi sa condition de femme épanouie, je lui ai pour
ainsi dire sauvé la vie. Cela n'a pas été spécialement facile pour moi mais,
par amour, j'ai assuré son éducation et, à mon contact, elle a pu partiellement
y parvenir.
Bien sûr, sa maman avait déjà bien œuvré en ce sens. Elle
lui avait savamment appris à devenir auprès de son époux une femme dévouée et
vertueuse. En revanche, en cuisine et en organisation de la maison, elle avait
tout à découvrir.
De ce point de vue, elle est parvenue à une totale réussite
et, j'en conviens, pour ma part, puisque tout le temps qui m'est alloué désormais
en dehors du travail est uniquement consacré au loisir.
Après ce bref intermède, revenons donc aux élections. Alors, on peut
dire quand même qu'il y eût un peu de suspense, notamment à Paris V et à Marseille.
A Paris V, tout d'abord, La gauche a été élue à 20h00 avec 42
% des suffrages exprimés contre 36 % à Tibéri. Mais, coup de théâtre, Tibéri a
finalement été élu d'une courte tête vers 22h00 contre toute attente au départ.
Finalement, après l'histoire des faux électeurs, c'est celle maintenant des
fausses estimations. Ca ne pouvait vraiment arriver que dans le 5ème
arrondissement de Paris.
S'agissant de Marseille, le maire a été réélu
de justesse, mais il a bien failli se retrouver "à poil". Il aurait eu l'air
malin de se retrouver à poil Gaudin, ça aurait sûrement "chauffé" pour lui remarque …
En dehors de tout cela, mon analyse, c'est que la seconde
mi-temps n'a pas révélé de grosse surprise, mais la mi-temps est quand même
très longue. Une semaine de pause entre deux mi-temps d'élections municipales,
ça fait quand même pas mal de pub à se farcir durant tout ce temps aux frais du
contribuable.
Bien, et pour finir, la morale de cette histoire, c'est que
la gauche nous disait : "Votez pour nous, tout va changer en mieux", tandis
que la droite nous assénait, "vous avez voté pour nous, tout va changer en pire".
Finalement, je suis un peu déçu que Bayrou ait pris une veste, parce qu'entre
le mieux et le pire, il y aurait eu un mal pour un bien alors pourtant qu'on ne
dit pas lesbien pour un mâle.
En conclusion, si j'avais su, j'aurais été voir un film.
Dans les deux cas, c'est du cinéma, on paye, mais au moins, au cinéma, on sait
pourquoi on y va. |
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| dimanche 16 mars 2008, a 07:42 |
| Le cercle des poètes disparus |
Heureux qui comme Ulysse
Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage
Ou comme cestui-là qui conquit la toison.
Et puis est retourné plein d'usage et de raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je hélas ! de mon petit village
Fumer la cheminée et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux
Que des palais romains le front audacieux ;
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine.
Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.
Joachim Du Bellay |
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| samedi 15 mars 2008, a 11:40 |
| A tort ou à raison d'être ! |
La raison d'être est une expression d'une grande force qui
touche aux fondamentaux de l'existence.
On pourrait la définir comme une conception de ce qui
justifie notre sort et, plus précisément le parcours de notre vie. On pourrait d'ailleurs
rapprocher ces termes avec le destin, terme de portée philosophique ou d'immanence
divine, à la différence près que le destin suggère un aspect prémonitoire des
évènements futurs. La vie d'un être serait d'ores et déjà programmée pour s'accomplir
comme une prophétie.
La raison d'être, au contraire est plutôt à considérer comme
un avènement dans le présent et, de surcroît, prendrait davantage en compte la
vie ordinaire d'un être tandis que le destin revêt une dimension extraordinaire
ou exceptionnelle.
Avancer dans l'âge est probablement l'un des plus beaux
privilèges qu'il nous soit donné de vivre au cours d'une existence, à condition
que le parcours accompli soit conforme à une certaine forme d'exemplarité dans
sa manière d'être, dans celle de vivre dans son environnement, celle enfin de
vivre au contact des autres.
L'exemplarité n'a pas ici valeur de morale dans les repères
habituellement inculqués par nos semblables. Il s'agit en fait davantage d'une forme
de progression personnelle en adéquation avec notre conscience personnelle et par
laquelle notre vie prend tout son sens.
L'enfance, puis l'adolescence, sont des périodes tumultueuses
où notre impatience n'a pas de limites. Nous commettons tous des erreurs que l'on
appelle communément des erreurs de jeunesse, période dans laquelle il est
compliqué aujourd'hui de trouver son équilibre.
Il est probable que l'existence d'un être humain ne soit pas
unique en elle-même. Nous sommes d'une certaine manière plusieurs personnes en
une seule, en ce sens qu'un homme ou une femme de 50 ou 60 ans n'a plus rien à voir à celui
ou celle qu'il était à 15 ou 20 ans.
La jeunesse ne possède pas son élixir, contrairement à la
légende, mais l'humain est souvent tenté de la préserver par tous les moyens
dont il dispose. Les femmes sont souvent enclines à se maquiller et à utiliser
les produits les plus sophistiqués pour que leur physique soit durablement désirable.
S'agissant des hommes, le vieillissement est surtout d'ordre
mental, et il est patent de constater que beaucoup cherchent à préserver cet
aspect de leur vie antérieure, sans pour autant duper ceux auxquels ils sont sensés
ressembler, à savoir plus jeunes qu'eux.
La raison d'être, en ce sens, est un subtil mélange des
genres qui consisterait à accepter sa condition d'être vieillissant, tout en
conservant une position d'ouverture d'esprit, sans qu'il ne soit question de
remords, regrets et autres sentiments de ce genre inutiles et néfastes à son
épanouissement.
Vieillir est un privilège pour qui sait conjuguer le mot
être sans se faire avoir. |
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| vendredi 14 mars 2008, a 23:27 |
| La Trinité sur Père ! |
Chirac , De Villepin et Sarkozy se retrouvent tous les trois au Paradis. Ils demandent
directement audience à Dieu, considérant que c'était mieux que de le faire à
ses saints, compte tenu de leur rang.
Dieu lui-même les reçut donc.
Il s'adressa d'abord à CHIRAC :
"Jacques, en quoi est-ce que tu crois" ?
Et Jacques de dire :
"Je crois que le moteur à explosion est une invention
du démon. Je crois aussi qu'il faut protéger le monde contre les CFC et que si l'on
utilise encore des fréons ou autres machines de guerre, le monde ne sera plus
qu'une vaste serre, et tous les terriens
mourront".
Dieu resta pensif puis il dit :
"C'est bon, viens ici et assieds-toi à ma gauche".
Puis Dieu s'adressa à VILLEPIN et lui demanda :
"Dominique, en quoi crois-tu" ?
"Je crois en l'homme et en sa puissance. Je crois que l'homme devrait être capable de faire
ses propres choix et que personne ne devrait lui dicter ce qu'il doit faire".
Dieu resta pensif puis il dît :
"C'est bon,
viens ici et assieds-toi à ma droite".
Enfin, Dieu s'adressa à SARKOZY et lui demanda :
"Et toi Nicolas, en
quoi crois-tu" ?
"Je crois que vous êtes assis à ma place”.
- Vu sur Internet -
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| jeudi 13 mars 2008, a 21:10 |
| Le mérite m'irrite ! |
Le
mérite est, par définition, la marque de la
reconnaissance d'une personne ou d'une collectivité, vis-à-vis d'un tiers qui
se serait distingué en sa faveur, et ayant pour finalité l'attribution d'une
récompense.
C'est à peu près tout ce qu'on peut tirer comme définition de
ce terme d'ailleurs, dans la mesure où sa notion peut dériver sensiblement, en
fonction de l'appréciation que l'on peut avoir de la valeur du mérite, sa
sensibilité, son engagement politique, culturel et religieux. En outre, le climat
social national et international peut influer sur cette caractéristique et ce sont
autant de phénomènes mouvants susceptibles de faire évoluer la définition de mérite.
En terme d'idéologie politique, les Etats occidentaux, à
commencer par les Etats-Unis, ont introduit cette conception de mérite et on la
retrouve dans la métropole, en particulier dans la vie professionnelle où la
culture d'entreprise a largement pris en compte le caractère de mérite du
salarié, pas seulement par la qualité du travail qu'il produit, mais davantage
par l'adhésion à la politique de cette entreprise qui garantit à celle-ci la
loyauté de son collaborateur entre autres choses.
Il résulte de fait que la récompense au mérite est fondée
essentiellement sur l'apparence comportementale plutôt que sur les actes
accomplis, ce qui peut engendrer par voie de conséquence des conflits de
personnes.
L'ordre national du mérite est une distinction créée en 1963,
sous la présidence du général De Gaulle. Elle équivaut en hiérarchie du mérite
à la légion d'honneur.
Citations à comparaître :
"Où serait le mérite, si les héros n'avaient jamais peur" ?
Alphonse Daudet
"Quel crime avons-nous fait pour mériter de naître" ? Alphonse
de Lamartine
"Nous aurons le destin que nous aurons mérité." Albert Einstein |
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| mercredi 12 mars 2008, a 20:38 |
| Retraites impayées ! |
La
retraite, ce terme guerrier désigne l'action de se
retirer, en terme militaire, religieux, sexuel, bancaire, philosophique et bien
d'autres choses encore. Intéressons-nous à celle qui fait l'actualité, au sens
économique et social donc, à savoir la retraite de la vie active.
Le régime des retraites a une histoire récente, il dépend
essentiellement de la démographie et de la conjoncture économique. C'est aussi
une question d'une grande complexité, où la volonté politique est déterminante
dans la prise en charge de cette frange de la population, en accroissement
démographique constant.
A l'origine, les personnes âgées dépourvues de ressources et
sans familles étaient quasiment laissées pour compte, à la seule bonne volonté
de la charité ou encore de l'action religieuse.
Ce n'est qu'au début du 19ème siècle que l'idée
émerge d'épargner, mue par des mouvements corporatistes comme l'enseignement,
la plus part du temps sous la forme d'une caisse de secours collectée pour le
bénéfice d'une collectivité et grâce à la solidarité puis, après la révolution,
une épargne par cotisations s'instaure peu à peu, avec l'accès à une
rémunération après 30 années de services accomplis.
En 1850 est votée une loi instituant la Caisse Nationale de
Retraite, où les versements de cotisations s'effectuent sur la base du
volontariat. Il est à noter que seule la petite bourgeoisie a accès à cette
pratique dans la mesure où, d'une part, elle a davantage de moyens financiers
tandis que le prolétariat n'en a pas, d'autre part et d'une certaine manière, l'investissement
dans une retraite "dorée" était souvent risquée en ce sens que l'investisseur
décédait le plus souvent sans jouir pleinement de cette épargne préfabriquée.
S'agissant des fonctionnaires, la loi instituant leur régime
de retraite sera votée en 1853. Les intéressés partiront en retraite au terme
de 38 années de service accomplis et la pension versée à partir de seulement 60
ans. L'Etat distingue le service "actif" de celui "sédentaire"
et, dans le premier cas, les salariés partent à 55 ans au lieu de 60.
Toutefois, la loi votée ne modifie pas immédiatement les
habitudes acquises dans son antériorité et pendant longtemps, la plupart des
fonctionnaires partiront à des âges avancés pouvant pour certains aller jusqu'à
80 ans.
Le premier système de retraite obligatoire voit le jour en Allemagne,
sous le régime de Bismarck, à la fin des années 1800. La retraite est donc
financée par la capitalisation des cotisations ouvrières et patronales et l'âge
de la retraite est fixé à 70 ans.
Ce système est introduit en France seulement en 1910, avec
un âge de départ à la retraite fixé à 65 ans dans la généralité et 60 ans pour
les emplois reconnus par leur pénibilité.
Il s'ensuit une véritable cacophonie dans le régime des
retraites dont on devine aisément que deux guerres mondiales sont
essentiellement à l'origine de ce brusque ralentissement institutionnel.
Ce n'est donc que sous le régime de Vichy, puis en 1945 que
la branche vieillesse assure une pension avec l'établissement d'un minimum
vieillesse. La rémunération est extrêmement faible et correspond à 20 ou 40 %
du salaire, selon l'âge et une partie du financement est assuré par la vignette
automobile et la création d'un fond spécial de retraite.
Le système de retraites universel est institué avec une
évolution de la base de calcul de la rémunération. Elle est notamment pour les
fonctionnaires de 75 % du salaire pour
un départ en retraite complète à partir de 60 ans.
A partir de 1972, la crise pétrolière et l'apparition du
chômage quantitatif incitent les entreprises à négocier des plans sociaux avec
notamment des plans de départ à la retraite anticipée.
En 1993, le gouvernement Balladur revient sur ces conditions
en reculant l'âge du droit à la retraite pour le régime général et les
cotisations sont passées à 40 ans. Juppé tentera sans succès de l'imposer aux
régimes spéciaux en 1995 ce provoquera d'ailleurs sa chute.
Toutefois, le gouvernement Raffarin et la loi Fillon
parviendront à imposer cette disposition aux régimes spéciaux en 2003.
Le problème des retraites est multiforme. D'une part, le
niveau de vie de la population en retrait d'activité est meilleur que celle des
actifs, généralement, ils n'ont plus d'enfants à charge, ni de charges majeures
de type remboursement d'emprunt immobilier. D'autre part, la longévité a
considérablement augmenté chez les seniors et les conditions de vie bien
meilleures qu'elles ne furent.
Enfin, l'explosion des naissances d'après guerre a modifié
la norme démographique de manière exceptionnelle.
Il faut toutefois bien faire la différence entre ce qu'il
conviendrait de dénommer amicalement le 3ème âge et le 4ème
âge. Dans le dernier cas, le niveau de vie est généralement très nettement
inférieur à celui de ses cadets.
Le 1er mars 2008, le versement à caractère « exceptionnel »
du minimum vieillesse a été voté et la dotation à hauteur de 200 euros sera
versée en une seule fois aux bénéficiaires en complément du minimum vieillesse actuellement
fixé à 628 ,10 euros. Cette "mesurette" concerne 600 000 personnes.
La manifestation des retraités, sous l'impulsion des
centrales syndicales, et en date du 6 mars dernier a parfois nourri certains
arguments à prévaloir pour la campagne électorale à la faveur des élections
municipales et cantonales.
On observe qu'en effet, des disparités de revenus très
importantes se creusent entre les différentes catégories de retraités avec,
dans tous les cas, une régression significative de leur pouvoir d'achat. Dans
les années 1980, les retraités représentaient un poids non négligeable dans l'économie
et en particulier dans les loisirs et le tourisme, ils subissent aujourd'hui, à
l'instar de la population, la hausse très importante du prix des carburants et
celle des denrées alimentaires, de même que toutes les prestations et services
à l'assurance qui leur sont dispensées, sans parler de la solidarité nationale.
Etre retraité de nos jours, c'est un dur métier. |
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| mardi 11 mars 2008, a 19:50 |
| Quoi de neuf docteur ? |
"Un malheur n'arrive jamais seul". Cette
vindicte populaire caractérise assez bien ce que l'on pourrait communément
appeler la loi des séries. Il s'agit d'évènements qui se produisent à peu de
temps d'intervalle, généralement des mésaventures mais pas seulement, revêtu du
caractère de la coïncidence, de l'aléa, mais aussi celui du calcul des
probabilités, que l'on retrouve essentiellement dans les jeux de hasards, PMU,
Loto, etc.
Sur une longue période, on peut ainsi établir des données, à
la façon d'un électrocardiogramme, où l'on pourrait transposer des faits vécus sur
une ligne qui ne serait pas forcément une perpendiculaire, n'est-ce pas Isamoon ?
Il n'est pas rare de constater que les gains obtenus au PMU,
j'en ai fait l'expérience durant de longues années, sont souvent concentrés sur
une période courte, on peut presque parler de chance insolente, puis il s'ensuit
une très longue période de malchance que l'on pourrait dénommer poisse chronique.
Alors simple coïncidence, probabilité ? J'ai beau avoir l'esprit
cartésien, me creuser les méninges à la truelle, je n'ai pas de réponse à cette
question.
Comme je n'ai aucune envie de me lancer dans l'univers
paranormal pour tenter de trouver un début de solution qui, au demeurant,
serait complètement subjective, je me contente donc d'en accepter le principe.
Ainsi, Woogy junior avait rendez-vous chez un ostéopathe le
28 février dernier à 15h30. A 15h45, tandis que je m'évertuais à répondre à vos
nombreux commentaires, j'envisage même de vous envoyer des autographes
électroniques, payants naturellement, il faut bien financer les financements, l'ostéopathe "Ouimaisdespanzanis" m'appelle, me demandant si je n'avais rien
oublié.
"Non non", lui répondis-je avec l'aplomb assuré qui me caractérise. "Nous avons
rendez-vous chez vous à 15h30". Sauf que la secrétaire avait noté 14h30. Qui s'est
trompé ? Mystère et peu importe d'ailleurs. Toujours est-il qu'un nouveau
rendez-vous fût donné pour le 5 mars à 17h00. A 17h15, le téléphone sonna ce
jour là, j'étais occupé à ne rien faire, ce qui contraignît madame Woogy à
répondre au téléphone, elle adore ça de toute façon, et, au bout du fil, l'ostéopathe
"Ouimais… " de dire ironiquement : "Vous n'avez rien
oublié ? "
"Oh merde", nous nous dîmes entre nous, ce n'est
pas une marque de collants "dîmes" hein ? "Ce sont des
choses qui arrivent ". "Je sais bien qu'habituellement il n'y a
jamais de soucis avec vous", furent, de bon ton, les choses habituelles que l'on peut se dire,
entre personnes responsables et de bonnes mœurs.
Pour oublier cette angoissante situation, je m'empressais ce
jour d'aller voir mon médecin, lequel était sans doute empressé lui-même de
connaître mon état de santé. J'avais donc rendez-vous à 16h15. Je m'y rendis de
ce fait, en toute décontraction. Arrivé sur les lieux, pour aller à son
cabinet, il me faut plus d'une heure, je trouvais qu'il y avait quand même
beaucoup de monde, mais ce n'était pas non plus la première fois, il suffit d'une
urgence parfois …
Une fois que ce petit monde fût en partie résorbé, je me
hasardais à questionner un petit bonhomme assis tout près de moi : "Vous
avez rendez-vous à quelle heure monsieur ? "
"16h15" me répondit-il, "Tiens, c'est
curieux moi z'aussi , quel farceur ce médecin ! "
Le petit bonhomme passa à son tour, puis ce fût le mien.
Le docteur m'accueillit avec un large sourire, me disant :
"J'ai une excellente nouvelle pour vous ! "
"Ah bon", m'exclamai-je, "je suis guéri docteur ? "
"Heu non, simplement, vous aviez rendez-vous demain".
Et merde ! |
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| lundi 10 mars 2008, a 15:20 |
| Municipales ou électrons libres ! |
Dimanche 9 mars 2008, il est 20h00, les premiers résultats
des élections municipales vont nous parvenir dans quelques secondes. Mon cœur palpite
bruyamment, ma tension est à son comble, j'intime l'ordre à mes gosses de la
fermer et d'aller jouer dehors. Il fait 1 % dehors, c'est quand même largement
supportable, comparé à la Sibérie par exemple.
Car il faut quand même le souligner, il est des gosses en
Sibérie qui aimeraient bien pouvoir aller jouer dehors sous des températures
affichant le signe plus.
Je leur dit de ne pas
allumer la lumière extérieure, comme on dit chez nous, inutile de "gâcher",
le pouvoir d'achat est devenu notre souci principal, surtout depuis qu'on en
parle à la télé. Avant qu'ils n'en parlent, je pensais bien aussi que quelque
chose ne tournait pas rond, mais ma banque m'avait dit de ne pas me faire de
soucis, au pire on pouvait toujours hypothéquer la maison. Bon, ça m'avait
quand même rassuré de savoir qu'une maison pouvait se trouver en hypotherquie,
mais depuis que la télé me dit que le pouvoir d'achat est en baisse, je ne vis
plus.
J'ai envoyé ma femme faire du café, avec de la ricorée, car
c'est nettement moins cher. J'ai pu voir cette astuce dans le film "Bienvenue
chez les Ch'tis" que j'ai téléchargé illégalement. C'est comme le whisky la
ricorée, après une trentaine de gorgées, on s'y habitue.
Bon, ça y est, je me tais, il y a PPDA qui commence à causer
dans le poste. Les estimations commencent à tomber, la pluie aussi d'ailleurs,
dehors, ils avaient annoncé la couleur à la météo, gros avis de tempête sur la
Bretagne. D'ailleurs, on avait tout à perdre pour ces élections, vu que avec la
pluie et la défaite, on a plus qu'à essuyer un revers ou deux.
Et les gosses qui jouent dehors, c'est pour ça aussi que je
les entends gueuler, pas moyen d'être tranquilles. "Allez donc dans le
poulailler, bande de crétins, faut vraiment tout penser à votre place". Ah, quel temps, je vous jure !
Bon, on en est où là ? Ah, Bayrou qui s'exprime. Alors,
il dit que la première mi-temps a été très serrée et qu'il va falloir mobiliser
pour la deuxième mi-temps. Quel manque de Pau !
Et merde, la deuxième mi-temps, c'est dans une semaine, bon
ben je vais me coucher moi. |
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| dimanche 09 mars 2008, a 10:27 |
| Le cercle des poètes disparus ! |
Par un point situé sur un plan
On ne peut faire passer qu'une perpendiculaire
A ce plan
On dit ça …
Mais par tous les points de mon plan à moi
On peut faire passer tous les hommes, tous les animaux de la
terre
Alors votre perpendiculaire me fait rire.
Et pas seulement les hommes et les bêtes
Mais encore beaucoup de choses
Des cailloux
Des fleurs
Des nuages
Mon père et ma mère
Un bateau à voiles
Un tuyau de poêle
Et si cela me plait
Quatre cents millions de perpendiculaires.
Robert Desnos |
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| samedi 08 mars 2008, a 14:40 |
| La consommation déménage ! |
Terminons donc ce chapitre économique pour aboutir là où je
souhaitais commencer : Le pouvoir d'achat des ménages. Car, s'il est un
thème qui est bien d'actualité, c'est quand même bien celui-là. Quand nous
parlons de problèmes d'insécurité, nous voici précisément au cœur du sujet, l'insécurité
budgétaire est sans conteste celle qui conduit aux autres sources d'insécurité
qui nous sont connues.
Tout d'abord, quand on parle consommation pour les ménages,
il s'agit de consommation de tous les biens et services, allant d'une simple
pomme à un ordinateur, et bien que le prix du premier article soit davantage
digeste. Autant dire que la définition en est large. Cela exclut toutefois les
achats effectués pour un investissement durable, comme une maison, et qui est
considéré dans ce cas précis comme du capital actif ou technique (Voir posts
précédents).
On distingue deux types de consommation : Les besoins
fondamentaux ou primaires d'une part, c'est l'alimentation, la santé, l'habitat (Ce qui s'y rapporte).
Les besoins à caractère plus secondaires, au moins dans la priorité vitale, c'est
le tourisme, le luxe et divers loisirs.
Le tableau ci-après, établi par l'INSEE, nous montre la
répartition des dépenses et son évolution sur 40 ans. S'agissant d'une moyenne,
il ne montre que l'état de consommation en ne tenant pas compte des besoins non
satisfaits, à savoir par exemple les ménages, dans l'alimentaire, qui n'ont pas
les ressources nécessaires pour acquérir des produits assez chers comme la
viande, le poisson et autres denrées du genre.
|
Tendances longues de la consommation
des ménages
|
|
|
|
Structure en %
|
|
|
valeurs en 2006
|
Taux de variation annuel
|
|
|
1960
|
1980
|
2000
|
2006
|
millions d'Euros
|
moyen en %, 1960-2006*
|
|
Alimentation
|
27,5
|
16,4
|
13,8
|
12,9
|
166,4
|
2,1
|
|
Habillement
|
10,1
|
6,1
|
4,2
|
3,6
|
46,9
|
1,8
|
|
Logement
|
9,7
|
15,4
|
18,1
|
19,4
|
250,2
|
3,9
|
|
Equipement
|
7,9
|
6,4
|
4,8
|
4,6
|
58,9
|
3
|
|
Santé
|
1,9
|
1,6
|
2,5
|
2,6
|
33,9
|
5,5
|
|
Transports, communications
|
9,5
|
13,3
|
13,8
|
13,5
|
174,2
|
4,1
|
|
Loisirs et culture
|
6,1
|
6,9
|
7,2
|
7,2
|
92,6
|
4,9
|
|
Autres
|
13,1
|
13,7
|
13,2
|
13,2
|
170,1
|
2,4
|
|
Dépense de consommation socialisée
|
14,1
|
20,1
|
22,4
|
23,2
|
299,2
|
3,8
|
|
Total : Consommation effective des
ménages
|
100
|
100
|
100
|
100
|
1292,4
|
3,3
|
|
* taux
de variation des quantités consommées
|
Comptes nationaux
|
|
On note dans les faits une baisse constante de l'alimentation
et de l'habillement, mais le monopole de la grande distribution a développé l'industrialisation
des produits et il résulte de cette démarche une baisse des prix à l'achat des
denrées, souvent conditionnées en nombre.
Toutefois, cette tendance tend à s'inverser
depuis quelques semaines, peut-être du fait de l'acquisition quasi définitive
de ce monopole, mais aussi parce que ces produits sont à la base une demande
fondamentale en terme de survie.
En revanche, on assiste, de par la libéralisation des
échanges mondiaux, à des baisses significatives de produits de moindre
nécessité, en provenance d'Asie notamment, mais aussi de Russie, Afrique du
nord, dont le coût de production est nettement moins élevé que dans les pays
développés et permet un accroissement significatif de la consommation dans nos
contrées.
Les transformations des modes de vies ont créé des besoins
qui, jusqu'alors, étaient soient inexistants, soit peu usités, téléphones
portables, appareils numériques, ordinateurs, etc.
Il convient d'ajouter que la durée de vie des produits a
nettement diminué et ils sont devenus recyclables, de même que les besoins en
consommations de ces produits.
Enfin, le crédit à la consommation s'est somme toute
banalisé, et l'incitation à le faire est réelle.
D'une certaine manière, le niveau de vie des ménages a
évolué vers le haut et est devenu un phénomène d'ampleur sociale. Un enfant
scolarisé par exemple dont les habitudes de consommation, qu'il s'agisse de
produits vestimentaires ou numériques, seront différentes de sa communauté
environnante, aura tendance à être marginalisé par celle-ci.
En clair, la notion de pauvreté serait devenue une norme se
situant au dessus de la misère qui est une insatisfaction majeure en termes de
survie, mais une paupérisation tout de même qui déclinerait le lien d'appartenance
à une société en marche vers le haut.
Après avoir dit ça, on peut toujours se poser la question de
savoir si ces avancées technologiques, induisant des nouvelles normes dans la
manière de consommer, est gratifiant ou non pour l'humain. Sans doute un peu
des deux, si on considère par exemple que certaines avancées comportent des
complications peu ou mal gérables, comme la manipulation du nucléaire. En
revanche, le traitement des maladies graves et la prise en charge de la douleur
sont un bienfait indéniable pour notre bien être et peuvent être dès lors
considérés comme vitaux.
Les évènements récents seront peut-être l'aube d'un tournant
dans la façon de consommer autrement pour le futur. L'accroissement généralisé
en Europe des prix de l'alimentaire, celui du carburant, autrement dit de tous
les besoins fondamentaux, risque fort de nous entraîner vers une baisse importante
du pouvoir d'achat pour les mois à venir, on raisonne toujours en termes de
moyenne et non de situations individuelles, ce qui est notoirement différent.
A moins que d'ici là, la technologie soit prompte à produire
des miracles. |
|
| vendredi 07 mars 2008, a 10:23 |
| En lettres : Capital ! |
Le capital :
Produire est une chose, mais le travail seul ne suffit pas à
en assurer l'efficacité. Difficile d'extraire le pétrole sans plate forme de forage.
La production nécessite donc des moyens de production ou encore du capital.
Cette notion revêt deux sens distincts. D'une part, il a une définition
comptable en ce sens qu'il sert à une société pour sa création (SARL) et que
son accumulation en tant que richesse peut être utilisée en cas de besoin. Ce
capital est investi par des associés et les apports versés constituent le
capital comptable qui, dans le cadre d'une société anonyme, se matérialise par
des actions. De même le capital est une masse monétaire qui rapporte à son
détenteur des intérêts substantiels dans la mesure où le capital déposé est important
en quantité.
Le capital peut avoir également un sens technique. Dans ce
cas, les moyens de production sont parties du capital, la plate forme
pétrolière sera à part entière un capital de production. Par ce biais, la
société va augmenter sa capacité à produire et à être efficace. Le
renouvellement ou le développement du capital technique appelé aussi capital
fixe est un investissement qui garantit, voire développe encore davantage l'outil
de production.
Le capital ne crée rien. Il est un instrument servant à
produire, mais c'est l'homme et la valeur du travail ajouté qui produit et qui
est acteur. Le capital reverse à son ou ses détenteurs une part du bénéfice
réalisé sur ce qui a été créé. Ils vivent de fait du travail d'autrui grâce au
capital qu'ils possèdent.
L'employeur achète à ses salariés les moyens de production
qui vont leur permettre de produire en contrepartie du versement d'une
rémunération. Les salariés produisent davantage qu'ils ne coûtent à l'employeur,
ce qui constitue une plus value, laquelle sera soit réinvestie dans la
production, soit récupérée par le propriétaire du capital à ses fins
personnelles.
Depuis le début de l'ère industrielle, l'accumulation du
capital est devenue le moteur de la croissance de la production.
En 1910, la France comptait 39 millions d'habitants et 20
millions d'entre eux avaient une activité productive.
En 1993, la population était de 57 millions d'habitants et
22 millions était "actifs", ce qui constitue une très faible
augmentation d'actifs (2 millions), en regard de l'évolution démographique.
La croissance a de fait augmenté de 12 % si on ne tient
compte que de ce phénomène mais, de surcroît, l'efficacité des moyens de
production s'est considérablement développée et le temps de travail lui-même
était en 1910 de 40 % supérieur à celui d'aujourd'hui.
Selon Olivier Marchand et Claude Thélot, auteurs de l'ouvrage
"Le travail en France", le produit intérieur brut de 1993 est de
7,2 fois supérieur à celui de 1910. Il résulte de fait que l'augmentation de 12
% de la croissance et la multiplication de 7,2 % du PIB, sans qu'il n'y ait eu
une évolution proportionnelle de la force globale de travail vaut une autre et
seule explication : Une accumulation considérable du capital, donc
accumulation des richesses.
|
Stock de capital fixe productif
|
|
Années
|
En
millards de francs
|
|
1913
|
967
|
|
1954
|
1757
|
|
1970
|
3351
|
|
1980
|
5457
|
|
1990
|
6504
|
|
1992
|
6779
|
En près d'un siècle et en dépit de deux guerres majeures qui
ont détruit une partie importante de la richesse accumulée, le stock de capital
fixe a été multiplié par 7.
Par ailleurs, le patrimoine historique est d'ores et déjà
existant, ce qui ne génère plus de grands chantiers en termes de création,
seulement un suivi d'entretien et restauration, lequel est largement financé du
reste par le contribuable et le visiteur. La production est devenue au fil du
temps la bible de référence et le chef d'entreprise le seigneur des temps
modernes. |
|
| jeudi 06 mars 2008, a 08:39 |
| Le Produit Intérieur Brut ! |
Le produit Intérieur
Brut (PIB)est la somme de l'ensemble des productions rémunérées
au cours d'une année. C'est en quelque sorte un indicateur permettant de
mesurer le niveau de production d'une nation et, par ce fait son bilan de santé
économique. Attention, il convient de ne pas confondre avec le Produit National
Brut (PNA), qui inclut les revenus nets provenant de l'étranger par retour sur
investissement.
Toutes les activités économiques rémunérées, que ce soit des
biens ou des services, la polyculture, l'industrie, la santé, tous ces secteurs
sont répertoriés pour le calcul du PIB. Certains secteurs d'activités ont des
vecteurs communs, le blé par exemple. Si on additionne les chiffres d'affaires
de l'agriculteur, celui des moulins de Paris et celui du boulanger, on comptera
3 fois la même substance, donc le blé. Par conséquent, le PIB sera calculé en
fonction non pas du chiffre d'affaires réalisé, mais par celui des valeurs
ajoutées, c'est-à-dire la différence existant entre les chiffres d'affaire et
les prix de revient.
La valeur ajoutée n'est pas synonyme de bénéfice. Elle est
constituée par le cumul des charges auxquelles s'ajoute le bénéfice.
Il existe aussi quelques exceptions, enfin pour l'instant,
qui compliquent ces règles, ce sont les services publics. L'éducation
nationale, premier employeur de France, utilise des professeurs d'écoles pour
enseigner. De fait, le professeur dispense l'enseignement, mais il ne vend rien.
La valeur ajoutée dans ce contexte est
complexe, car cette opération suppose qu'il faudrait avoir connaissance
d'un chiffre d'affaires ici inexistant.
La seule valeur ajoutée qui puisse être effectivement calculée pour un
établissement scolaire réside dans l'évaluation du taux de réussite de ses
élèves par rapport à la moyenne nationale de l'éducation et sur les mêmes
critères d'appréciation. Mais il s'agit là de performance humaine et rien d'autre.
La mouvance libérale plaide en faveur d'un enseignement
payant, de nature à mieux appréhender le calcul de sa valeur ajoutée.
Dans la mesure où certains services n'ont pas ce caractère
de marchandisation, comme l'enseignement, la police ou la défense nationale, on
utilise uniquement la valeur du travail pour calculer la valeur ajoutée,
autrement dit les salaires versés. Pour autant, cela ne signifie pas, au fond,
que le fait de dispenser un enseignement par exemple ne soit pas dépourvu de
valeur et encore moins d'utilité, mais en terme économique et financier, elle revêt
uniquement un caractère de valeur non marchande.
Tous les pays au monde utilisent le PIB comme indicateur
économique. Pour mesurer le développement d'un pays plus efficacement, on
utilise le PIB ou production par habitant comme une référence dans le tableau comparatif
des pays les plus riches notamment. Pour autant, le revenu moyen calculé par
tête n'est pas équitable puisque précisément il s'agit d'une moyenne et ne
reflète rien, mais au contraire masque les inégalités qui vont croissantes. L'indicateur
du PIB par tête n'est pas égal au revenu par tête.
Il serait donc illusoire de croire que le rythme de la
croissance et de la production génère du progrès. Le seul et unique intérêt du
PIB est d'évaluer effectivement la puissance et la vitalité d'un Etat dans son
environnement. |
|
| mercredi 05 mars 2008, a 11:23 |
| Boire ou produire, il faut choisir ! |
Produire : On pourrait imaginer que si le paradis avait vocation à
exister, il n'y aurait qu'à se servir ici ou là pour subvenir à nos besoins et
l'affaire serait faite.
Hélas, nous sommes sur terre et la réalité est un peu
différente. Produire, c'est créer par le travail des biens et des services qui seront
mis ensuite à notre disposition.
La valeur du travail
est de fait un élément essentiel à la production. Sans travail, le jardin
produira des ronces et des orties plus beaucoup d'herbes, mais pas de légumes.
La production ne consiste pas non plus à satisfaire des besoins individuels en
exerçant une activité de routine comme laver sa voiture par exemple.
En économie, la production consiste à exercer une tâche
contre rémunération. Notre système économique, devenu et devenant de plus en
plus complexe, reste basé sur ces fondamentaux encore aujourd'hui. Si seul le
travail payé est considéré comme étant productif, la production ne désigne pas
forcément ce qui peut être utile ou non à l'homme.
Lorsqu'une femme ou un homme, ce qui est plus rare il est
vrai, fait son ménage domestique, à la maison, c'est presque une activité de
loisirs, tandis que si cette même personne le fait chez autrui, contre
rémunération, c'est une activité à caractère de production.
A partir de ce simple constat, on ne peut pas dire que la
production génère un bien être social, ni n'apporte rien en qualité de vie dans
la mesure où la production a introduit dans sa notion fondamentale celle de
cadences, rythmes, productivité, d'efficacité et rentabilité. Tout ceci pour
quel profit ? L'iniquité dans le partage des richesses produites est
flagrante, n'est-ce pas monsieur Savagnac ? On devrait penser que la
production doit être à sa base une organisation qui permet à son système de
vivre uniformément à partir de besoins donnés, en tenant effectivement compte d'évolutions
potentielles de ces besoins et dans la notion de temps des personnes et des
genres.
La production industrielle a introduit de surcroît des
nuisances dans l'environnement, généré énormément d'accidents, de maladies à
caractère professionnel, de conditions de travail instables.
Attention : Produire ses papiers d'identité lors d'un
contrôle effectué par la maréchaussée n'a strictement rien à voir avec le
sujet.
A suivre … ! |
|
| mardi 04 mars 2008, a 09:08 |
| Medvedev : De la race Poutine ! |
On dirait que la démocratie est à l'honneur en Russie. On n'avait
pas vu cela depuis au moins 8 siècles, c'est-à-dire depuis que des combattants
ont été transformés en steaks Tatares et que Mongol de chemise était ouvert,
cela se passait au 13ème siècle.
Depuis lors, le peuple russe a connu les joies du servage,
celles de l'aristocratie, de l'église orthodoxe, les guerres napoléoniennes et le Stalinisme, en passant
par quelques révolutions, deux guerres mondiales auxquelles ce peuple aura sacrifié
le plus grand nombre de victimes.
Heureusement, au 21 ème siècle, Poutine est arrivé pour apporter à ce grand
pays la démocratie, étymologiquement, vient de l'américain "démo" pour
démonstration et "crasse", terme franco français désignant la saleté. La
démocratie, par définition, serait donc une démonstration de saleté.
C'est exactement ce à
quoi nous invite aujourd'hui la "démocrassie" du monde civilisé. Tandis que la
Russie vote à 70 % et plus pour le nouveau président Medvedev, l'ombre de
Poutine, que l'opposition est discrètement, mais sévèrement réprimée, que la
majorité de la populace serait apolitique, que la Tchétchénie n'a pas voté,
La chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique Gordon
Brown, le président français Nicolas Sarkozy comme le président de la
Commission européenne José Manuel Barroso ont salué l'arrivée d'un nouveau
locataire au Kremlin.
La démocratie a donc triomphé de toutes les velléités patentes
et épatantes qui la menaçaient insidieusement et ainsi soit-il. Ouf, on l'a
échappé belle.
A noter toutefois, quoiqu'il s'agisse d'un détail de peu
d'importance, que la seule mission d'observateurs occidentaux présente, envoyée
par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), a estimé que
l'élection n'avait pas été "libre" et "juste". Bon, mais,
quand on est seul, on n'est pas forcément objectif non plus et, c'est d'
évidence, compte tenu du caractère de légitimité unanimement donné par
l'Europe, à l'exception quand même et il faut leur rendre cette justice, de la république Tchèque, légitimité
également accordée par les Etats-Unis qui, par la voix de son dirigeant
désormais historique et de sa propre "Bush", prône "l'intérêt mutuel des
deux pays", chacun aura compris de quels intérêts il s'agit, en tout cas,
pas celui du peuple russe.
La démocratie est en Russie comme en Irak d'ailleurs, un
système fondé sur la souveraineté du peuple, par opposition à la monarchie ou
l'oligarchie, où une minorité décide en lieu et place du peuple et
s'auto-succède de manière autoritaire.
On voit bien que les élections russes, tout comme
l'exportation par les américains de la démocratie en Irak, sont loin d'être un
système oligarchique, simplement, il convient de tenir compte des spécificités
propres à chaque nation, de par l'histoire culturelle, religieuse, ethnique et
politique pour faire des aménagements adaptés aux circonstances.
Il suffit ensuite de dépoussiérer quelque peu les
représentants fraîchement élus pour en faire des démocrates à peu près
présentables et le tour est joué.
S'il est un signe tangible que la démocratie nous assure la
prospérité et la quiétude en des temps où nos générations dans notre pays peuvent
s'enorgueillir de ne pas avoir connu les méfaits de la guerre, la Chine, qui est,
quant à elle, une dictature notoire,
vient d'augmenter de 17,6 % son budget en matière de dépenses militaires pour
atteindre 57,23 milliards de dollars. Mais ceci n'est rien comparé à celui des Etats-Unis,
état démocratique et gendarme du monde, dont le montant du budget militaire
pour 2008 atteint 645,6 milliards de dollars.
Voilà qui est tout à fait de nature à nous rassurer
complètement … ! |
|
| lundi 03 mars 2008, a 10:29 |
| Le parachute, avec ou sans avion, c'est du vol ! |
Didier Gauthier-Sauvagnac fait du parachute … doré. Ce grand
patron de l'IUMM, branche armée du patronat
(ou MEDEF), armé en millions d'euros j'entends, vient de palper la
modique somme de 1 million et 500 000
euros pour avoir eu le courage de démissionner de ses fonctions.
Pour autant, ce brave citoyen n'est pas tout à fait au
chômage, puisque, ayant qualité de délégué général du MEDEF, il touche à ce
titre 20 000 euros mensuel. On pourrait penser que ce geste amical du patronat est
celui d'une organisation solidaire de l'un de ses membres, et du souci qu'elle a
que ce malheureux ne soit pas l'un de ces futurs SDF qui pollueraient notre
belle et généreuse planète.
Or, il apparaît en filigrane que toutes les charges
financières liées à l'instruction de l'affaire par la justice et à d'éventuelles
poursuites, voire condamnations, on peut toujours rêver, seraient pris en
charge par l'IUMM, dont les ressources ne semblent pas spécialement affectées
par cet épisode malencontreux, lequel vient gêner quelques décennies de vie paisible
et discrète.
Il semblerait, au dire de quelques timides réactions de ci
de là, que la solidarité ne soit pas le mot qui convienne tout à fait dans la
situation qui les occupent, mais plutôt une sorte de récompense contre le
silence d'un membre savant de l'organisation dans le domaine d'affaires privées
et occultes.
En clair, on achète son silence, comme quoi on peut même
vendre sans produire. L'affaire est à ce point visible aujourd'hui que cela
créé une véritable pagaille au sein du MEDEF, et le début d'une vendetta, entre
Laurence Parisot d'une part, les grands patrons de l'IUMM d'autre part, qui
font savoir entre autre à la première intéressée qu'elle serait bien inspirée
de conserver tout son sang froid.
On peut quand même s'interroger sur le bien fondé de la démarche
de Laurence Parisot, sachant que l'affaire avait éclaté il y a déjà quelques
mois. Or, la réaction n'interviendrait que seulement maintenant. Compte tenu
des évènements récents, on peut supposer raisonnablement que la pression
exercée aujourd'hui sur l'institution MEDEF est de nature à faire perdre à sa
présidente effectivement son sang froid.
Quant à ses détracteurs puissants, ils sont eux-mêmes pourvus de cette pondération puisque armés d'une
véritable armada juridique pour défendre leurs intérêts propres, façon de parler,
et seul leur amour propre, façon de parler là aussi, pourrait, le cas échéant,
être légèrement sali, ce qui constitue un bien faible dommage en rapport à leur
responsabilité.
Et l'Etat dans tout ça ? Il fait savoir, par la voix de
son irrésistible ministre de l'économie Christine Lagarde, que "Tout ce
qui favorisera la transparence sera le bienvenu et qu'une nomination rapide à
la tête de l'UNEDIC serait souhaitable", une façon de parler pour ne rien
dire et surtout ne pas intervenir dans les affaires du tout puissant patronat,
sans doute y-a-t-il suffisamment à faire avec l'incivilité des automobilistes
aujourd'hui. Pourquoi rajouterait-on de la répression à de la répression ?
Au final, dans le monde salarié, un tout autre monde
assurément, même les mieux disposés, à en écouter les ondes radiophoniques,
commencent à être écœurés par cet étalage indécent de pognon, tandis que se dégradent
considérablement le niveau de vie de tout un chacun.
Peut-on ainsi continuer à se bercer d'illusions, à faire
comme si de rien n'était et à considérer qu'il soit normal qu'il y ait des
riches et des pauvres, sans admettre quand même que la conjoncture économique
et sociale n'est pas seulement une fatalité pour la majorité d'entre nous, mais
aussi une manne pour quelques autres.
C'est l'horreur économique dans toute sa splendeur. |
|
| dimanche 02 mars 2008, a 11:31 |
| Le cercle des poètes disparus |
Mon cœur battait …
Mon cœur battait comme une voile
dans ta voix
C'était un soir de toi quand les
portes sont closes
Et comme un vêtement sur la
chaise repose
Tout le long passé nu des choses
que l'on voit
C'était un soir pareil à tous les
soirs absents
Quand le monde a tout de même
mémoire machinale
Il est trop tard déjà pour lire
le journal
On n'entend plus la voix que de
son propre sang
Il saigne quelque part un sanglot
de jardin
Ou peut-être c'était un chien d'inquiétude
L'oreille longuement fait du
silence étude
J'écoute sur mon coude et voici
que soudain
Tu rêves
Louis Aragon |
|
|
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