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Le brick à vrac
jeudi 31 janvier 2008, a 20:59
La fièvre du jeudi soir !
 




Blotti dans le nid douillet des draps froissés, mon corps endolori est immobile à l'extrême. La fièvre a figé mes sens et la chaleur qui émane de moi est prête à brûler tout ce qui m'entoure. Deux mètres en contrebas, un bruit assourdissant d'enfants qui se chamaillent, laissant s'échapper des sons stridents à répétition, des portes qui claquent agitent mon sang déjà bouillonnant, tant éprouvé par le poids d'une journée pénible. A peine éveillé de cette désagréable somnolence guidée par une fièvre tenace, j'émerge difficilement de ma torpeur, il me faut me lever dans l'instant, descendre honorer de ma présence la table mise pour le dîner. Au menu, un bon bouillon brûlant lui aussi d'un pot au feu au vermicel, bien poivré pour mon plaisir, à déguster sans modération, et retrouver tous mes sens le temps d'un instant éphémère, instant prolongé par l'aptitude que j'ai encore à écrire ici ces quelques mots. Combien d'hommes et de femmes, à cet instant, vivent exactement la même chose que moi ?


Je l'ignore absolument, mais si on savait tout, on ne serait jamais malades … !

mardi 29 janvier 2008, a 19:02
Libre comme l'ère !
 



Liberté : Vient du latin Libertas. Exprime l'indépendance d'un être humain, sa capacité à agir sans contraintes extérieures, sans soumission vis-à-vis d'autrui, ni de servitude quelconque.


En fait, la liberté est au fond un mot abstrait qui exprime davantage un idéal qu'une réalité. Il existe bien évidemment des degrés divers dans la notion de liberté d'un homme  à un autre (ou d'une femme bien entendu), d'un pays à un autre, d'un continent à un autre. De la même façon et d'une manière générale,  on ne peut considérer la liberté qu'à travers la richesse des personnes, à plus forte raison à l'heure actuelle, où le régime auquel nous sommes assujettis nous impose la consommation à outrance, et le fait d'être assujettis érode fortement, c'est le moins que nous puissions dire, cette notion de liberté individuelle.


L'histoire également nous a fait don d'un bel électrocardiogramme en couleur, celle du sang de nos ancêtres qui se battirent becs et ongles pour la liberté, soi-disant, à chaque moment de l'histoire de l'humanité.


La liberté contemporaine de nos sociétés occidentales est régie, et c'est le meilleur des cas, par des obligations et des contraintes devenant de plus en plus complexes et de plus en plus contraignantes qui, là encore, remettent en cause la notion fondamentale de la liberté individuelle.


Outre les obligations liées aux activités professionnelles, les horaires, les temps de travail, de trajets, le lien de subordination qui nous lie à l'employeur, notre façon de vivre est édictée et encadrée par les collectivités locales, les lois, sans parler de l'élitisme politique.


Il est quasiment impossible aujourd'hui, même à être hors circuit de la société, de ne pas être sous son contrôle.


Enfin, le peu de libertés qu'il nous reste, après que nous ayons procédé par l'élimination de ses principaux attributs, s'arrêtent une fois de plus,  se heurtant là où commencent celle d'autrui. Il est impensable de concevoir en effet que nous puissions jouir d'une liberté totale sans que nos semblables puissent jouir des mêmes droits que nous, ce qui suppose donc que nous restreignons notre propre espace de liberté, sauf à bien vivre au détriment de l'autre.


Finalement, qu'est-ce que la liberté absolue ? Mourir pour sa liberté ou se libérer par la mort ?


That is the question !

 

Citations à comparaitre :

 

"A l'instant où l'esclave décide qu'il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent".  Mahâtmâ Gandhi


"Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage".  Périclès


"Tant que l'Etat existe, pas de liberté. Quand règnera la liberté, il n'y aura plus d'Etat". Lénine

 

Quel est le comble d'un Cherokee attendant au guichet d'un bureau de poste ?

C'est de marcher en file indienne … !

lundi 28 janvier 2008, a 16:13
Les histoires de lustres écrus ont quelque chose de plus !
 




J'ai l'impression que cela fait des lustres que je n'ai pas écrit sur ce blog. Pourtant, c'était hier ! Que s'est-il donc passé pour que le temps dure si longtemps ou que cette impression me torture l'esprit ?


Hier, c'était l'anniversaire de madame Woogy. Bon, on a eu une belle journée, tout s'est bien passé et même, la journée est vite passée. Il y a bien eu cet incident qui m'a contrarié, oui, je parle de ce prix d'Amérique et de ces quatre faux départs interminables qui ont miné, comme souvent ces dernières années, une course internationale de prestige, que j'attendais depuis tant de temps avec impatience et dont j'imagine qu'à être regardée par le monde entier, le monde hippique a plus que frisé le ridicule. Fort heureusement, ce dernier ne tue pas.


En tout état de cause, tout cela a indéniablement pesé sur le résultat, de mon point de vue, et même nous avons assisté à une course hippique d'un niveau très moyen. Mon bon cheval que j'avais coopté ici même, hier, il y a des lustres, à savoir Meaulnes du Corta, le 16, a mené la course de bout en bout avant d'être disqualifié dans la phase finale, ceci expliquant cela.


Bon, mais tout ceci n'a duré que plusieurs dizaines de minutes. Pourquoi le temps a-t-il duré aussi longtemps ?


Ah oui, je sais, cet après-midi, j'ai du poser les deux lustres que madame Woogy avait eu hier pour son anniversaire.


Cela fait donc deux lustres que je n'avais pas écrit ici … !

dimanche 27 janvier 2008, a 09:44
Hip Hip Hip, Ourasi ... !
 




"L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir, et je l'aurai".


Aujourd'hui 27 janvier est un jour particulier pour moi. Les journées que j'affectionne en hivers sont plutôt rares. Celle-ci en fait partie.


Le prix d'Amérique Marionnaud, du nom de son parrain, est une course hippique de trot attelé, se déroulant à Vincennes, depuis l'an 1920. Les meilleurs trotteurs du monde se retrouvent en lice, à l'exception des "hongres", bannis de ce type de course.


C'est à Paris que je me suis pris de passion pour les courses hippiques lorsqu'habitant dans la proximité de l'hippodrome, j'ai fait la connaissance d'un certain Ourasi. C'était un cheval hors normes, tant du point de vue de ses performances que de son caractère entier.


Il gagna 4 prix d'Amérique, ce qui constitue encore aujourd'hui le record du genre, avec une facilité déconcertante, et avec un sens inné du spectacle. Il avait également cette particularité de gérer lui-même sa course, le driver n'était finalement à son sulky que pour le faire valoir et les honneurs aussi quand même. Ourasi connaissait le parcours de Vincennes, se plaçait idéalement lors du déroulement des courses à sa seule initiative avant d'exécuter magistralement tous ses adversaires dans la ligne droite finale.


Les places du prix d'Amérique, à la fin des années 1980, étaient déjà très "chères", tant il y avait du monde.  J'y allais dès le matin, pour être certain d'avoir une place où je pouvais jouir du spectacle à l'heure J. Le spectacle ne durait que quelques minutes, mais quel délice. La pellicule du film est toujours gravée dans ma mémoire, et j'en fais la lecture lorsqu'à ces moments précis d'anniversaire, l'occasion s'en présente.


Ourasi ne faisait pas seulement partie de la génération des cracks, il était encore au dessus et il reste aujourd'hui plus que jamais, à 28 ans cette année, une légende vivante du trot français et international. Les chevaux, dans l'hexagone, ne peuvent plus courir après leurs 10 ans.


Voilà pourquoi aujourd'hui est un jour particulier pour moi et délectable, c'est le jour J du prix d'Amérique. Il n'y a pas de grand crack cette année et la course est plutôt ouverte. Mes préférence vont respectivement vers "Meaulnes du Corta", le 16,  "Kool du Caux", portant le numéro 18, et "Nouba du Chaptel", affublée du numéro 6.



Quant à Ourasi, il continue de couler des jours paisibles dans le pays du Calvados (14) et il est possible de lui rendre visite, il faut seulement prévenir de votre arrivée d'abord. Si d'aventure l'envie vous en prenait, prenez avec vous des pommes de chez golden, il en raffole.



Ce n'est pas pour autant un "golden boy", d'autant que le jeu en "bourses" n'a jamais été son fort, dans la mesure la reproduction de sa descendance fût un fiasco. A tel point que nombreux sont ses propriétaires qui n'ont plus eu la délicatesse d'aller lui rendre viste au motif sombre qu'il ne rapportait plus d'argent. Il était devenu pour eux un vulgaire cheval de boucherie, sans autre attrait particulier.



Fort heureusement, la gratitude des uns pallie à la cupidité des autres et nombreux sont ceux qui lui expriment ce sentiment et l'honorent.


Ah oui, j'oubliais, le 27 janvier, c'est aussi accessoirement l'anniversaire de ma femme … !

vendredi 25 janvier 2008, a 14:44
Société De la Finance = SDF !
 



Le système économique mondial a du plomb dans l'aile. La récession américaine venue des confins de la crise immobilière somme toute récente a largement de quoi nous alarmer aujourd'hui. Nonobstant le fait que de nombreux actionnaires ont morflé et vont continuer à morfler sur les cours de la bourse, c'est surtout la population du travail et les chômeurs qui vont sentir passer l'ampleur de la crise dans les semaines et les mois à venir, les actionnaires ont, quant à eux accumulé suffisamment de richesses et ont de quoi voir venir. Pour ceux qui seraient ruinés, c'est le phénomène de la roulette russe comme on dit et ils en connaissaient les risques. Les conséquences d'une récession comme celle des Etats-Unis, dont les cours à la bourse ont reculé de 8,8 % depuis le début de l'année, tandis qu'à Paris, c'est de l'ordre de 9,3 %, c'est bel et bien le signe avant coureur d'un recul significatif du pouvoir d'achat des ménages, une augmentation de l'inflation et une aggravation du chômage. Comme si nous avions besoin de cela.


Les dirigeants de ce pays veulent minimiser la portée des évènements, mais bon nombre de politiques et économistes éminents n'hésitent plus à comparer cette crise à celle de 1929. On sait ce qu'il advint par la suite, ce fût la seconde guerre mondiale.


Cette situation ne doit rien au hasard, et il faudrait être aveugle ou sournois pour ne pas comprendre enfin que la gestion existante du système économique n'a d'autre but que réaliser des bénéfices pour le fun et non pour procéder à des investissements à moyen et long terme, pour faire vivre et prospérer la société de demain. De fait, la répartition des richesses est à ce point disproportionnée que c'est tout l'édifice socio-économique qui est à la veille de s'écrouler.


Il n'y a plus aujourd'hui, dans la sphère politique notamment, des hommes et des femmes, animés d'une saine idéologie, qui soient en mesure d'enrayer cette irrésistible ascension. Nos repères ont été kidnappés et gardés aux archives. Qu'il ne soit pas question de moralisation de la vie publique lorsqu'il s'agit de capitaux privés. C'est bien là le drame, celui de ne s'apercevoir de ses erreurs qu'au moment de presser sur la détente.

jeudi 24 janvier 2008, a 20:49
Another brick on the wall !
 



"Non, ce n'était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grand mare des canards

Il s'appelait Brick à vrac d'abord

Brick à vrac d'abord".

 

Et oui, je me suis décidé à rebaptiser mon blog. D'abord  "Haute définition", je me disais que ça faisait un peu HIFI. En plus, ça me restreignait mon champ d'action et du coup, je me sentais moins libre d'agir comme bon me semble, en abordant tous les sujets que je voulais, comme je voulais, quand je voulais. D'un coup d'un seul, je me sens plus libre en me laissant guider par le vent, celui de l'actu, celui des définitions à marées hautes et des celles des cales basses. On peut tout dire et ne rien dire, sauf à être cloisonné stupidement dans un compartiment qu'on a maçonné soi-même et dont on ne peut plus sortir. A quoi ça tient quand même de vivre bien pour pas cher.

 

Questions diverses :

 

"Est-ce ça a changé le blog pour l'instant ?"


"Heu non, pas du tout, mais ce n'est pas parce que ça ne change pas que je ne donne pas le change."


 

"Pourquoi ne pas nous en avoir parlé d'abord ?"


"Exact. J'aurais même pu faire un référendum, mais j'ai préféré faire comme ça." (1)

 

J'aurais aussi pu faire un sondage, sponsorisé par Polldaddy et Mongénie, mais à raison de 20 visites moyenne/jour, et concentrées sur peut-être 4 ou 5 personnes, je me suis dit qu'un sondage, c'était bien pour jouer quand il y a du monde, mais que les sponsors, eux ben y voudraient pas.

 

"Quelle différence y-a-t-il entre le vin en brique et le Brick en vain ?"


"Aucune. Le vain, comme le vin est vendu en vrac, donc les briques sont comme le Brick à vrac."

 

Bon, et pis c'est tout … !

 

(1)    (1) Certains auront probablement reconnu un extrait du dialogue imaginé par Audiard dans les tontons flingueurs.

 

A tout à l'heure, à marée haute !

mercredi 23 janvier 2008, a 15:30
PSG, PSG, PSG, lalala lalala lalala !
 



Une  association de nains a monté un club de football, et chaque dimanche, deux équipes jouent l'une contre l'autre.


 Une fois le match joué, tous vont dans un  café où une salle leur est réservée à l'étage. Là, ils peuvent tranquillement se désaltérer.


 Un dimanche, un client légèrement bourré voire même complètement, se tenant au comptoir ou étant tenu par ce dernier, voit descendre  dans

 l'escalier un, deux, trois, cinq, dix enfin onze nains en maillot  bleu

 qui traversent la salle, passent devant lui et sortent dans la rue.


 Il se frotte les yeux et recommande un whisky.


 A peine l'a-t-il bu  qu'il voit un, deux, cinq, dix puis onze nains en

 maillot rouge descendre  à leur tour l'escalier, passer devant lui, sortir

 dans la rue.


 Il  appelle Tony, le propriétaire du bistrot et lui dit à l'oreille :


 "Je  voudrais pas t'inquiéter hips, mais y'a ton baby-foot qui se barre".

mardi 22 janvier 2008, a 14:52
L'Adam de l'amer ... !
 





Il était une fois le dauphin du roi

Un requin ma fois, le dos fin étroit

Un requin un peu marteau de surcroît

Qui nageait dans l'eau de Gib, ralf, et star

enfin dans l'eau des trois

 

Et dans l'eau de mer, que fît-il

Quelque chose de bien futile

Il buvait cul sec, c'est bien utile !

Tout ça dans une mer d'huile

 

Convoquez-moi le représentant syndical

Appelez-le, il est sûrement dans son bocal

Méfions-nous de lui il parait amical

Mais il sait nager, parler, notre ami râle

 

De qui s'agit-il  donc pour qu'il parle en mon nom

Serait-ce Poséidon ou bien alors parbleu

Celle qui est au fond, oui la raie du milieu

La raie du cœur, d'un cou, prononce son sermon

 

Et les sujets du roi se mirent à hausser le thon

Cétacés, s'écrièrent à café le bar t'abat cette fois

A ces mots, la baleine ne se sent plus de joie

A genoux sur la sole, son papy yacht aboie

 

Pendant ce temps là haut, le pêcheur s'impatiente

De voir son bouchon lui faire un joli signe

D'un simple coup de fil, il se mare et ça l'hante

Trop tard s'écria-t-il, trop d'friture sur la ligne.

 

J'ai rare de narval

lundi 21 janvier 2008, a 14:05
Tabac dabada, tabac dabada !
 



Tabagisme :Nom masculin. Se traduit par une intoxication par le tabac.

 

Le tabagisme désigne des personnes ou groupes de personnes qui consomment  régulièrement du tabac en le fumant. On distingue le tabagisme actif, qui évoque l'inhalation directe et volontaire de la fumée, inhérente à la combustion du tabac et le tabagisme passif, qui touche les personnes appelées non fumeurs, mais subissant par contrecoup l'action de ceux qui s'y emploient.

 

L'usage du tabac remonterait à l'époque des Incas, servant aux indigènes à communiquer avec les esprits ou à apaiser des douleurs. Il était donc considéré comme sacré par les prêtres.


Le tabac était roulé et consommé sous la forme cylindrique qui s'apparenterait au cigare et se dénommait "tobago".

 

Le tabac fût importé en Europe à partir de 1492, lorsque Christophe Colomb découvrît Cuba.

 

En 1674, Colbert fait de la fabrication et de la vente du tabac un privilège royal exclusif.

 

En 2008, l'usage du tabac est proscrit de tous les lieux publics en France.

 

La cigarette a commencé à être industrialisée en France en 1840 et la consommation de ce produit n'a cessé de croître jusque dans les années 1980. A partir des années 1990, les campagnes de prévention contre le tabac, avec les premières images choc vues par publicités vidéos, accompagnées par des dispositifs législatifs successifs et notamment la loi Evin, vont finir par enrayer cette ascension tabagique. Les moyens financiers sont pourtant très nettement disproportionnés par rapport à ceux dont disposent les fabricants. Par exemple, les traitements de substitution ne sont pas pris en charge par la CPAM.

 

La fabrication et la commercialisation du tabac sont sous contrôle de puissantes multinationales telles que China State Tobacco Company, Philip Morris, British American Tobacco, etc.

 

Actuellement dans le monde, la consommation du tabac est responsable de la mort de 4,9 millions de personnes par an, soit un mort toutes les 8 secondes, c'est considérable. En France, 60 000 décès par an sont imputables au tabac, directement ou indirectement. Par exemple, dans le film "Le pari", des "Inconnus", la femme d'un personnage du film est indirectement morte en raison du tabac au motif qu'elle s'est faite écrasée dans un accident par un camion de la SEITA. Au-delà de cette anecdote amusante, bon nombre d'accidents de la circulation ont un lien avec l'usage du tabac.

 

Le tabac est avant tout une drogue, dite licite, entraînant une dépendance à la nicotine qui stimule le cerveau et agit simultanément comme un anti dépresseur. L'accoutumance à la nicotine peut être extrêmement rapide, mais ce n'est pas la seule substance qui rend le consommateur dépendant.

 

Les fabricants ont mis au point des additifs dans la texture de la cigarette pour accroître de manière significative la dépendance des fumeurs et s'assurer ainsi leur fidélisation sans failles si ce n'est le trépas.

 

Enfin, 50 substances sur 4000 résultant de la fumée du tabac sont cancérigènes.

Parmi eux, le goudron, l'ammoniac, le nickel, le benzène, le monoxyde de carbone, le polonium 210 (produit radioactif), le cyanure d'hydrogène (Zyklon B), l'acroléine, etc.

 

S'agissant du sevrage, c'est un véritable chemin de croix pour la plupart d'entre nous, même s'il est reconnu que nous ne sommes pas tous égaux devant la dépendance. Il est conseillé la plupart du temps de se faire accompagner par des spécialistes pour à la fois s'informer et se motiver dans la démarche d'arrêt du tabac. Le sevrage n'est pas un acte banal.

 

En bref, beaucoup de paroliers se sont inspirés du tabac pour écrire des chansons connues d'Eddy Mitchell en passant par Philippe Claix, Jacques Higelin et bien sûr Serge Gainsbourg.

 

Les films de référence :

 

"Le pari" avec Les Inconnus

"La firme" avec Tom Hanks

dimanche 20 janvier 2008, a 18:29
Habanera !
 

Après le texte, l'image et le son. Ecoutez la voix superbe de Jennifer Larmore, un vrai régal ... !



samedi 19 janvier 2008, a 14:05
A bas Néra, A bas Néra !
 



HABANERA d'après l'opéra Carmen de Bizet

 

- 1 -


L'amour est un oiseau rebelle

Que nul ne peut apprivoiser,

Et c'est bien en vain qu'on l'appelle

S'il lui convient de refuser.

Rien n'y fait menace ou prière,

L'un parle bien, l'autre se tait,

Et c'est l'autre que je préfère,

Il n'a rien dit mais il me plaît.


Refrain


L'amour, l'amour, l'amour, l'amour,

L'amour est enfant de Bohème,

Il n'a jamais jamais connu de loi,

Si tu ne m'aimes pas je t'aime,

Si je t'aime prends garde à toi.


- 2 -


L'oiseau que tu croyais surprendre

Battit de l'aile et s'envola,

L'amour est loin, tu peux l'attendre,

Tu ne l'attends plus, il est là.

Tout autour de toi, vite, vite,

Il vient, s'en va, puis il revient,

Tu crois le tenir, il t'évite,

Tu crois l'éviter, il te tient.



Refrain

vendredi 18 janvier 2008, a 10:58
Le mensonge d'Etat !
 

Mensonge : Vient du latin "mentionica", mot populaire. Définition : Acte de mentir, affirmation contraire à la vérité.

 

Les mots sont une friandise. Haute définition est un blog par lequel  le mot est au centre de la page, il prend toute sa dimension, sa signification, sa conviction. Le mot est traité comme un prince, il revêt un sens profond qui sert à celui qui l'emploie et celui qui l'entend à comprendre le pourquoi du comment et vice et versa. La définition d'un mot est inaliénable. A l'instant où ce mot est utilisé, par un usage délibéré, comme un instrument, à des fins propagandistes, de tromperie, d'un numéro d'illusionniste pervers à des fins pernicieuses, alors le mot devient mensonge par procuration.


Le mensonge est par conséquent l'énoncé délibéré d'un fait contraire à la vérité ou par omission, à savoir que la vérité peut être volontairement dissimulée par intérêt propre, si l'on peut dire.


Par exemple, La ministre de l'Economie Christine Lagarde a révisé jeudi à la baisse la prévision de croissance française pour 2008, tablant désormais sur un chiffre proche de 2%" et non plus sur une progression de 2 à 2,5%. Cette donnée économique avait déjà été communiquée par l'OCDE en 2007 et le chiffre donné était même inférieur à 2 %, ce que naturellement personne ne contestait, les faits étaient déjà là, les Etats-Unis étaient déjà en phase de récession et la crise immobilière était bien réelle et non virtuelle, pas comme les propos tenus cependant par les responsables politiques du gouvernement qui estimaient à l'époque, contre vents et marées, que le taux de croissance avoisinerait 2,5 en 2008.


Cette dissimulation de la vérité, liée à la promesse électorale de Sarko d'augmenter le pouvoir d‘achat des ménages, était destinée à rendre crédible la parole donnée du président français, au détriment  de la vérité économique et sociale, contre l'intérêt national et tandis que tous les signaux indiquaient alors que les prévisions de l'OCDE étaient incontestables.


Aujourd'hui, tandis que le gouvernement prévoit de supprimer la publicité sur les chaînes publiques, le financement de ces chaînes s'opèrerait une fois de plus sur le patrimoine salarial, ou plutôt ce qu'il en reste. Gageons que nous ne sommes plus des vaches à lait, mais des "tankers" à la dérive.


Au-delà de la paupérisation des classes moyennes de la société française, c'est la duperie électoraliste et le culte de la personnalité présidentielle qui pose question, pour une société divisée et en grand danger désormais.


Le mensonge en soi est déjà une aberration, il n'est peut-être pas loin aujourd'hui de faire vaciller la république.

 

Citations à comparaître :


"Les journalistes ne croient pas aux mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent, c'est pire !" Coluche


"On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte, et on boit goutte à goutte une vérité qui nous est amère". Denis Diderot


"L'état est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement, et voici le mensonge qui s'échappe de sa bouche : Moi l'Etat, je suis le peuple". Friedrich Nietzsche


"L'imagination, ce n'est pas le mensonge". Daniel Pennac

jeudi 17 janvier 2008, a 10:27
Et là dune part, et d'autre partent !
 



Dune : Nom féminin. Vient du néerlandais dûne signifiant colline. Monticule de sable accumulé en un endroit donné, soit le littoral, soit le désert, et amené par le vent.

 

Les dunes se forment aux endroits où le sable est abondant et dont la végétation ne peut stopper les déplacements. Quelque soit l'endroit où il est massé, le sable subit l'érosion avant d'être transporté par les vents ou par des courants d'eau. Cela est appelé la "saltation" ou déplacement de la matière par petits sauts au ras du sol.


Les dunes sont multiformes, selon leur localisation géographique et le type de climat. Les dunes de Badain Jaran en Mongolie (Chine), sont de type "désert" et culminent à 500 mètres de hauteur, ce sont les plus grandes au monde.


En France, la dune du Pyla est de type "côtier". Elle atteint 114 mètres de hauteur pour une longueur de 3000 mètres par 500 mètres de large et représente environ 60 millions de m3 de sable. C'est la dune la plus élevée en Europe. Elle s'insinue vers l'intérieur des terres, en direction d'une forêt de pins,  avec un côté concave abrupte de ce côté tandis la façade océanique est constituée d'une pente douce. Elle gagne de 5 à
10 mètres chaque année sur l'arrière pays.


Les dunes protectrices formées de sable siliceux et fin ont un rôle utile dans cette région. Elles limitent l'érosion de la plage lors de tempêtes et protègent l'arrière pays des inondations.


Néanmoins, ce site est une véritable manne pour la région. Des milliers de personnes viennent chaque année visiter la dune, payant le stationnement au prix fort. De surcroît, de nombreuses boutiques à bibelots viennent vous accueillir et vous proposent de vous délester de votre monnaie avant d'entamer une pénible ascension, environ 150 marches. Nul doute que tout ceci part d'une bonne intention … !


Une fois arrivés au sommet, vous aurez le privilège de contempler aussi bien l'arrière pays que la façade atlantique dans les meilleures conditions et l'ensemble du bassin d'Arcachon jusqu'à Cap Ferret.


La venue de la foule à cet endroit n'est pas non plus sans incidence sur le site. De nombreuses personnes dévalent les pentes concaves pour redescendre, ce qui provoque des glissements de sable massifs vers la forêt. En outre la trop importante fréquentation du site provoquerait l'affaissement de la dune.


La dune est alimentée en sable par le banc d'Arguin, situé entre la dune du Pyla et le Cap Ferret. C'est le banc de sable le plus important du littoral de Gironde, soit 4 kilomètres de long sur 2 de large, en fonction des marées.

 

Dune : C'est aussi un film de science fiction de 1984 réalisé par David Lynch et inspiré du roman du même nom, par Franck Helbert, avec l'apparition du célèbre chanteur de l'ex groupe « Police », j'ai nommé Sting.

mercredi 16 janvier 2008, a 14:47
Très treize énervant !
 



Treize : Adjectif numérique. Vient du latin tredecim.

 

Il s'agit d'un nombre premier, qui n'est donc divisible que par lui-même.

 

Le nombre 13 est à l'origine de nombreuses superstitions.


Dans l'antiquité, Philippe II de Macédoine voulût  ajouter sa statue à celle de 12 Dieux. Il fût assassiné peu de temps après.


Dans la chrétienté, Jésus réunit ses douze apôtres autour de lui. La treizième personne n'était autre que Judas et ce fût par lui que malheur arriva à Jésus. 13 fût donc associé à l'évènement.


Au tarot, le treizième arcane représente un squelette en train de faucher.


Chez les Aztèques et les Mayas, les calendriers comportaient 20 mois de 13 jours. Ces civilisations ont aujourd'hui disparu.


Le vendredi 13 est également un jour de superstition provenant d'une légende nordique. Adam et Eve auraient d'ailleurs bouffé une pomme un vendredi. Les vendredi 13, jours de superstition, la française des jeux fait un tabac … dans les lieux publics.


Enfin et surtout, le nombre treize, c'est la quantité de flacons se trouvant ce matin dans la cabine de douche et, tandis que je m'apprêtais à shampouiner mes cheveux, mon regard se perdît au beau milieu de cet achalandage de produits, digne des plus belles expositions d'un salon de coiffure et de massage réunis.


L'inconvénient, dans la configuration de mon espace de lavage, c'est que le moindre mouvement brusque entraîne irrémédiablement la chute d'un ou plusieurs flacons. Pire, lorsque je prends ma douche, c'est naturellement sans mes lunettes et, lorsque je cherche un produit, il me faut lire l'étiquette pour trouver le bon, ce qui est impossible sans cet allié précieux que sont mes lorgnons. J'étais donc treize énervé ce matin.


Allez, un bon point quand même pour le 13. On dit aussi treize à la douzaine et c'est la saison des huitres. Cette fois, je ne peux pas m'en plaindre.

mardi 15 janvier 2008, a 11:33
Parlons donc d'infini et qu'on en finisse !
 



Infini : Nom masculin qui signifie "sans limites". L'espace est infini.

 

En mathématiques, on y ajoute les signes + et -. Ainsi, non seulement l'infini n'est pas une valeur absolue, mais on nous fait l'affront d'ajouter que l'infini s'insinuerait dans la valeur négative autant que positive. Curieusement, le scientifique distingue l'infini potentiel, qui révèle la capacité d'ajouter toujours 1 à un nombre donné (n+1),  à l'infini réel et serait dépeint ici comme un ensemble achevé, se définissant par N.


D'un point de vue de la théologie, la notion d'infini se traduit par l'éternité ou la vie éternelle. L'infini ne connaît ni commencement, ni fin. Dans le langage courant, la notion même d'éternité nous apparaît comme un état interminable, dans l'avenir comme dans le passé ou le présent. "Cela fait une éternité que je ne l'ai vu".  "Ce film dure une éternité". Pour quelqu'un de croyant se référant à la notion de vie éternelle inculquée par le monothéisme, s'est-il demandé si on ne devait pas finir par se lasser nous, êtres vivants éphémères et à vocation de le rester, si on peut le dire comme cela d'ailleurs, d'une condition de vie éternelle continue ou par résurrection ?


Oui, car l'éternité peut être cyclique aussi. Nietzsche parle d'un retour perpétuel. L'idéologie religieuse également qui ainsi permettrait dans la résurrection provisoire d'un homme à se bonifier par rapport à ce qu'il aurait déjà vécu dans une vie antérieure. Ou alors le contraire aussi. Pourquoi ne passerait-on pas du statut de croyant à celui de non croyant à travers ces expériences tout de même synonymes d'épreuves lourdes pour un humain digne de ce nom. C'est ce qui justifierait d'ailleurs, aux yeux d'une religion puriste, la légitimité du tribunal divin avec l'existence du paradis, du purgatoire, des limbes (aujourd'hui reniées par le Vatican), ou encore de l'enfer.


D'un point de vue plus terre à terre, comment l'esprit humain peut-il parvenir à imaginer l'infini, tandis que par définition, il est in quantifiable, quasiment indéfinissable ?


La notion d'infini et l'absence de limites n'empêche pas l'homme de banaliser cette dimension de grandeur et d'en canaliser les incontournables contours.


Par exemple : "Je vous suis infiniment reconnaissant". L'auteur, par ces mots, aurait donc une reconnaissance éternelle, au moins par l'esprit durablement. Si je devais traduire de tels propos, je dirais qu'il s'agit là de pure vanité existentielle, car nous n'ignorons pas que nous sommes mortels, donc potentiellement "finis" et idéalement "infinis".


Finalement, il est plus juste de considérer cette simple phrase comme une marque de reconnaissance, avec un haut degré dans la distinction, ce qui reviendrait à assumer le fait que nous sommes immortels le temps de notre existence.

 

Citations à comparaitre :

 

"L'infini est dans le cœur de l'homme, et non ailleurs". Henry de Montherlant

 

"Le goût frénétique de l'homme pour toutes les substances saines ou dangereuses qui exaltent sa personnalité, témoigne de sa grandeur. Il aspire toujours à réchauffer ses espérances et à s'élever vers l'infini". Charles Baudelaire

 

"Il faut user de l'infini comme de tout, avec mesure". Jean Sarment

 

"L'infini n'a pas d'accent". Slogan de mai 1968

lundi 14 janvier 2008, a 13:29
Du haut de sa montagne, l'aigle domine ici !
 



Dominici : Aujourd'hui, ce n'est pas un mot, mais un nom. Pas un nom de droit commun, mais un nom propre, lavé par la justice mais pas pour autant de tout soupçon.


L'affaire débute en 1952, au mois d'août. Une famille de 3 anglais, un couple et leur fille, Elisabeth, font une halte pour la nuit au bord d'une nationale. Aux alentours d'une heure du matin, six coups de feu éclatent. Les 3 corps de la famille anglaise seront retrouvés quelques heures plus tard gisant au bord de la route, Elisabeth a même la tête fracassée.


L'enquête qui s'ensuit amène rapidement les enquêteurs sur la piste de la famille Dominici, dont la ferme est proche de l'endroit où la tragédie s'est produite. L'un des  fils, Gustave, à l'origine de la venue des gendarmes, est rapidement mis en garde à vue et incarcéré pour non assistance à personne en danger de mort, la jeune fille anglaise, selon ses propos, agitait encore un bras lorsqu'il découvrît les corps. Il accusa ensuite son père, de même que Clovis, l'aîné des frères, avant que le premier ne se rétracte.


Au terme d'une affaire tumultueuse, confuse et très médiatisée déjà, elle dura deux ans, Gaston Dominici, le père Dominici est jugé aux assises. Les contradictions des témoignages, les affirmations et rétractations, ne font que discréditer l'accusation, en l'absence de preuve irréfragable de la culpabilité de Gaston Dominici.


Néanmoins, le jury populaire, à son issue, reconnaît Gaston Dominici coupable de tous les chefs d'accusation dont il est l'objet. A ce titre, il est condamné à mort par guillotine.


Le président de l'époque, René Coty commua la peine de mort en réclusion perpétuelle en 1957 devant les incohérences de l'enquête, après qu'une nouvelle enquête ne soit ordonnée 15 jours aussitôt le verdict connu. Le général De Gaulle l'acquittera même en 1960 pour insuffisance de preuves tangibles.


Selon quelques témoignages post-audience, en particulier celui d'un avocat de la défense, il ressort de cette sombre affaire un sentiment de profond malaise chez tous les antagonistes, où la culpabilité et l'innocence ne peuvent être dissociées l'une de l'autre sans qu'une erreur judiciaire ne soit mise à jour. Au demeurant, c'est ce qui s'est partiellement passé, puisque la justice a condamné dans un premier temps avant que le coupable ne soit innocenté. Chacun a pourtant été dans son rôle lors de l'enquête, puis dans le déroulement de l'audience, sans qu'il n'y ait eu finalement de débordement de prérogatives, comme cela a été palpable lorsque l'affaire d'Outreau fût instruite bien plus récemment.


 

L'affaire Dominici, c'est aussi le titre d'un film de Claude Bernard Aubert réalisé en 1973, avec Jean Gabin, dans le rôle de Gaston Dominici, Victor Lanoux, qui incarne Gustave, Gérard Darrieu, Clovis Dominici et Gérard Depardieu, un neveu.

mardi 08 janvier 2008, a 20:04
France d'en bas !
 



Vulgarité : Vient du latin "vulgus" signifiant bas peuple. Certaines formes de langage sont, avec le comportement, considéré comme grossières et choquantes, selon les "bien pensants".


La vulgarité distingue le langage familier ou l'usage de l'argot, selon les régions et le milieu social, au vocabulaire de la rue, utilisé sciemment par ses usagers. Dans ce dernier cas, le vocabulaire populaire se caractérise par l'utilisation d'un certain nombre de termes ou expressions, destinés à choquer l'entourage tout en asseyant l'affirmation de soi. Elle est une constante à l'âge de l'enfance et de l'adolescence, avec une évolution permanente dans les périodes générationnelles pour mieux les distinguer entre elles et les dissocier de fait.


L'usage de termes vulgaires, de même que l'attitude et le comportement associés à  un mode de pensée atypique, est en quelque sorte une recherche de marginalité par rapport à la société qui elle-même rejette ces comportements qu'elle qualifie volontiers de minoritaires. C'est précisément ce que recherchent les interprètes du vulgaire, qui recherchent une identité en se démarquant de l'uniformisation de la pensée sociale, convenue dans les cadres institutionnels.


"Limite vulgaire" est un livre édité par Philippe Trétiack et Hélène Sirven. L'auteur établit un état des lieux assez caustique sur l'usage de la vulgarité et de sa banalisation dans la vie quotidienne.

 

Citations à comparaître :

 

"Tout ce qui se prouve est vulgaire, agir sans preuve exige un acte de foi". Jean Cocteau.

 

"Aucun crime n'est vulgaire. Mais la vulgarité est un crime. La vulgarité, c'est ce que font les autres". Oscar Wilde

 

"Quand une femme a le don de se taire, elle a des qualités au dessus du vulgaire". Pierre Corneille

lundi 07 janvier 2008, a 22:37
Le pétrole, Anne, ralentit la chute des cours !
 



Pétrole : vient du latin petroleum  petro pour pierre et leum pour huile, donc huile de pierre.

 

Le pétrole est une huile minérale naturelle et combustible. Il résulte de la décomposition de débris organiques, comme le plancton, donc essentiellement d'origine marine, et va se transformer peu à peu en huile. Cette désagrégation s'opère à l'abri de l'air. Du fait de sa fluidité, cette huile va migrer pour s'incorporer ailleurs dans une roche poreuse jusqu'à devenir un gisement potentiel. La tectonique des plaques a également un impact sur le mouvement des nappes qu'elle enferme ou libère à loisir selon la nature de ses mouvements, à l'instar des gisements de gaz naturel, dont le processus de formation est absolument à l'identique.


Le pétrole est encore actuellement aujourd'hui l'un des fondamentaux de l'économie industrielle mondiale et, en raison de son coût et de sa raréfaction, il est tout à fait naturel qu'il puisse continuer à être dénommé "or noir". Le baril de pétrole vient de dépasser la barre des 100 dollars américains.


Il est utilisé dans l'antiquité de façon tout à fait isolée à des fins médicinale, pour la cosmétique, pour la guerre aussi.


 C'est au milieu du 19ème siècle que le pétrole commence à être exploité à des fins industrielles en Roumanie et aux Etats-Unis. Sa première utilisation fût l'éclairage des habitats et Bucarest la première ville éclairée au pétrole. Son coût à l'époque et malgré un rendement faible d'un baril par jour, était bien inférieur à celui de l'huile de baleine, ce qui a par ailleurs permis la sauvegarde et la survie de l'espèce.


Au 20ème siècle, le pétrole prend son essor avec l'invention du moteur à explosion et sa généralisation. L'industrie pétrolière va donc se développer et devenir, tout comme le charbon, une énergie vitale et majeure.


Au terme de la seconde guerre mondiale, les pays dits développés connaissent une croissance économique très forte qui va engendrer une forte consommation d'énergie jusqu'en 1970. Jusqu'alors les taux de consommation des véhicules étaient énormes tant l'abondance du carburant ne posait pas de questions sur la capacité de production et d'approvisionnement de pétrole. Des gisements nouveaux étaient sans cesse découverts et exploités, dits d'affleurement pour bon nombre d'entre eux,  ce qui  permit au pétrole de se substituer progressivement au charbon pour devenir l'énergie majeure des sociétés occidentales.


La première crise pétrolière arriva en 1973 avec l'embargo pétrolier des pays arabes producteurs de pétrole et la guerre du Kippour  israélo arabe (Syrie et Egypte). En France, le contexte géologique est défavorable pour la production d'hydrocarbures. C'est ainsi que naquît le célèbre slogan "En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées".


En 1979, la révolution iranienne amena même une seconde crise pétrolière plus dure et au début des années 1980, le prix du baril avoisinait les 40 dollars américains.


En 1986, les pays du Golfe augmentent massivement leur production, en connivence avec l'administration américaine, dont l'objectif est  de dynamiter l'économie de l'URSS, l'autre super puissance et également grand producteur et exportateur de pétrole. Il en résultera probablement l'effondrement du bloc soviétique. Entretemps, Tchernobyl est passé par là et les programmes nucléaires sont fortement réduits.


La hausse des tarifs est intervenue de manière plus spectaculaire à partir de 2002. Paradoxalement, aucune raison géopolitique connue n'est responsable de cette ascension tarifaire. En revanche, la production de certains pays a brutalement chuté, comme en mer du nord pour la Grande Bretagne et la Norvège, certains équipements sont en même temps devenus obsolètes. Tout ceci est intervenu au moment même où des pays émergents tels que la Chine et l'Inde ont subitement provoqué et continuent de le faire une hausse caractéristique de la demande. Le marché s'en est donc naturellement trouvé affecté et les pays producteurs réticents à augmenter leur production.


En France, le programme nucléaire a été développé et renforcé.

En Allemagne, le programme nucléaire a été stoppé.


En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées.

En Allemagne, on n'a pas de pétrole, mais on a Derrick … !

dimanche 06 janvier 2008, a 05:06
Les 400 coups de théâtre !
 



Théâtre : Vient de theatrum, en grec.


Le théâtre est avant tout un lieu où l'on manie le verbe et non pas un ad-verbe de lieu. Des représentations y sont données d'ouvrages dramatiques et devant un public.


C'est donc avant tout un lieu, un espace de langage élaboré comme un exercice de style d'écriture et de composition. Le théâtre contemporain apparaît en deux tendances principales : Un art engagé et militant d'une part ou bien alors une situation donnée exploitée dans une dimension dramatique et propulsée jusqu'à l'absurde.


Jadis, le théâtre avait ses entrées à la télévision. Des représentations publiques étaient retransmises en différé du théâtre de Marigny à Paris.

"Au théâtre ce soir" fût diffusé pour la première fois à l'ORTF en 1966, à l'initiative de Pierre Sabbagh.  C'était avant tout un divertissement ayant  pour préambule 3 coups frappés avec un bâton baptisé le "brigadier" , quelques rires préliminaires, l'ouverture du rideau et présentation du décor, l'entrée des acteurs et la pièce se joue sans tarder. A son issue, le rideau se referme sous des salves d'applaudissements avant de se rouvrir pour que se présentent les acteurs, sous leur vrai visage, l'espace d'une minute. Enfin, le rideau se referme et le spectateur s'en va, encore groggy et comblé du spectacle, un rictus de satisfaction accompagne sa sortie. Toute cette atmosphère donne à ce lieu une dimension  …théâtrale.


A la fin des années 1980, le théâtre disparaît, l'image ciné en mouvement prend le relais, les émissions télé réalités sont en préparation, le rideau s'est définitivement refermé.

 

Quelques acteurs se sont produit au théâtre Marigny : Jacqueline Maillan, Jacques François (désopilant), Francis Perrin, Bourvil, Jacques Balutin, Jean Lefèvre, Pierre Arditi, Maria Pacôme, Jean Poiret , Daniel Prévost, Pierre Doris, Sophie Desmarets, Jean Pierre Darras, Darry Cowl, Daniel Ceccaldi, Pauline Carton, Jean Carmet, Claude Gensac, Robert Lamoureux et bien d'autres …

 

Citations à comparaître :

"La fenêtre, en province, remplace le théâtre et les promenades". Gustave Flaubert

 

"Quatre beaux vers valent mieux dans une pièce qu'un régiment de cavalerie". Voltaire

 

"J'entre dans la vie avec la loi d'en sortir, je viens faire mon personnage, je viens me montrer comme les autres ; après, il faudra disparaître". Jacques Bossuet

 

vendredi 04 janvier 2008, a 19:52
Le Dakar 2008 se rallye à Kouchner !
 



Le rallye Dakar : Il est apparu en 1978. A l'origine ? Thierry Sabine co-fondateur de la course, s'est perdu dans le désert un an auparavant. Il se dit à  ce moment là, pourquoi pas un rallye Paris Dakar, ce qui sera en l'occurrence sa première dénomination. Depuis, chaque année, le Paris Dakar prend le départ au mois de janvier et chaque année, des incidents plus ou moins graves sont à déplorer, soit plus de 50 décès depuis la première édition. Thierry Sabine y laissera d'ailleurs sa vie, en 1986, en compagnie de Daniel Balavoine et quelques autres personnes, dans un accident d'hélicoptère au Mali, l'appareil percutant une dune dans une tempête de sable. Les premières années du Paris Dakar étaient plutôt populaires, du fait de l'aventure humaine, la course étant accessible aux professionnels comme aux amateurs. Puis, au fil des ans, la polémique commença à enfler sur la légitimité de cette course organisée dans des pays pauvres et par des pays riches, avec les risques connus qu'engendrent les traversées de villages africains notamment. Il y eût d'ailleurs plusieurs enfants de tués lors d'éditions précédentes. De plus, au caractère d'improvisation qui apporta ses heures de gloire au rallye et à ses participants succéda la pression du sponsoring et l'odeur du profit.


Tandis que l'itinéraire avait été modifié pour l'édition 2000, par la mise en place d'un pont aérien pour éviter la traversée du Niger, en raison d'un risque d'attentats terroristes, la plaisanterie avait alors coûté la modique somme de 30 millions de FF, l'édition 2008 vient d'être purement et simplement annulée par les organisateurs, pour la première fois depuis sa création, en raison d'un risque d'actes terroristes à priori et susceptibles d'être perpétrés par Al Qaïda.


Les jours de la célèbre course du Dakar a peut-être vécu en 2007 ses dernières heures. Tout ceci n'est pas nouveau, il fût un temps où les vikings faisaient des paris entre eux pour des courses de bateaux.


On appelait cela le pari drakkar … !

jeudi 03 janvier 2008, a 20:18
Dans le tertiaire, les primaires, c'est secondaire !
 



Primaire : Vient du latin primarius. Désigne aujourd'hui une élection non romaine, comme son origine latine pourrait le laisser imaginer, mais bel et bien une élection classique, au sein d'un parti politique, pour coopter un candidat à une élection majeure institutionnelle. D'une manière générale, cette élection "anticipée" est réservée strictement aux adhérents du parti politique à l'initiative du scrutin, ce qui est somme toute fort logique. Ce mode de choix, démocratiquement souhaitable, est très peu usité dans les instances politiques. Néanmoins, Il convient de constater que l'UMP a coopté la Panafieu en 2006 pour les municipales parisiennes de 2008 par des primaires et Sarkozy a été élu de la même façon pour la présidentielle de 2007, sauf à considérer quand même que ce dernier n'avait pas de concurrent (s), ce qui peut laisser penser que son intronisation fût davantage à comparer à une parodie fécale plutôt qu'un paradis fiscal. Enfin, Miss Ségolène fût candidate à la présidentielle en étant issue de primaires face à Strauss-Kahn et Fabius, ce qui fût par ailleurs le seul moment fort de la campagne socialiste, si on peut dire.


Aux Etats-Unis, les primaires sont appelées "caucus". Trois candidats démocrates tentent de décrocher l'investiture suprême, dont Misses Clinton, la femme de l'ex. Le système de caucus est censé constituer un "must " en termes de démocratie puisque la désignation du candidat national à la présidence s'exprime au niveau des bureaux de vote dans le processus de campagne. Il convient toutefois d'y apporter un sérieux bémol car, en réalité, le président est élu par un collège électoral de 538 "grands électeurs" (représentants de l'état et sénateurs) et leur nombre n'est pas proportionnel à la population qu'ils représentent.

 

En clair, il vaut mieux être primaires que caucus. Dans le premier cas, on a tout à apprendre, dans le second cas,  on est le dernier à l'apprendre… !

mercredi 02 janvier 2008, a 21:51
Les soldes à Louis !
 



Solde : Nom masculin signifiant reste. "T'as de beaux restes tu sais ?"


L'opération consiste à vendre au rabais un surplus de marchandises  invendues ou mal vendues. L'opération débutera par exemple le mercredi 9 janvier 2008 pour s'achever à la fin janvier. Les ventes réalisées permettent au soldeur de se débarrasser de produits devenus encombrants à stocker, car chers, (aucun rapport avec Sarko là), elles satisfont également l'acquéreur qui fait d'un achat une affaire, articles souvent vendus sans grandes marges bénéficiaires ou même à prix coûtant et qui correspondent à une attente.


Les deux parties sont donc normalement gagnantes, avec même un léger avantage à l'acquéreur qui s'octroie des articles de bonne qualité à des tarifs plus que compétitifs.


Dans la pratique commerciale de bon goût, les soldes doivent être pratiquées à l'initiative du vendeur à titre exceptionnel, soit une fois par an tout au plus, généralement après inventaire de son magasin, avec une étude qualitative de la rotation des stocks. Il s'ensuit une estimation du taux de décote des articles dont la vente est sporadique et en adéquation avec l'état de cette marchandise.


Or, la pratique des soldes est aujourd'hui banalisée, dans l'habillement par exemple, où l'on trouve des articles en solde toute l'année, mais dont les taux de soldes affichés ne servent qu'à mener à bien des opérations commerciales et ne sont au bout du compte qu'un leurre pour aguicher l'acheteur potentiel.


Le solde est également un terme comptable, il est soit négatif si on est mal chaussé aux moines, soit positif si on est président.


La solde est aussi un nom féminin désignant la maigre allocation perçue par le militaire appelé. A noter que ce temps est à priori révolu.


Etre à la solde de quelqu'un, c'est être payé par quelqu'un. Par exemple, un jour, maman me demanda si je connaissais quelqu'un pour soigner sa dépression nerveuse et localiser son mal. Je me mis illico à sa solde en lui demandant : "Mais où est-il donc mère ce nerf ?"


Il existe aussi le solde de tous compte, c'est-à-dire clôturer son compte, prendre congé … sans solde naturellement.


En temps de guerre, enfin, le solde est pris très au sérieux par l'élite militaire et son commandant en chef s'est souvent exclamé auprès de sa secrétaire particulière d'une voix dont les mots ont ainsi fusé : "Il faut sauver le solde Arianne … "


Le comble, dans le commerce, c'est la tentative de corruption ou comment se faire acheter par un vendu ... !

mardi 01 janvier 2008, a 09:04
Le pauvre ne peut donner ce que le meilleur veut ... 2008
 



En partenariat avec Gaz de France, EDF, la SNCF, la SNCB, (pour nos amis belges), la Fédération nationale des Producteurs de Lait, la SEITA, l'Etat français, les assureurs, les mutuelles, la CPAM, la chaîne alimentaire, Orange, les collectivités régionales et territoriales, les banques, l'URSSAF, la SACEM, les garagistes, l'OPEP, les producteurs de blé, CETELEM, les huissiers, la Croix Rouge, EMMHAÜS, le SAMU social …,


Je vous souhaite une bonne année 2008

Présentation
Bon alors passons directement de la présentation à la représentation ... !

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commentaire(s)
Rien faire, c'est ne rien défaire. E.T. (01/12/2009 22:12)

Et voilà, en bullant...

Rien faire, c'est ne rien défaire. Lily (30/11/2009 11:21)

Je fais toujours ce ...

Rien faire, c'est ne rien défaire. Mounette (29/11/2009 14:06)

houuuuuuuuuuuuuuuuuu...

Rien faire, c'est ne rien défaire. BARBOUILLY (29/11/2009 10:11)

Salut Woogy, Tu as ...

Rien faire, c'est ne rien défaire. woogy (28/11/2009 16:50)

Oui, effectivement, ...

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