On a coutume de
dire : "Après l'effort, le réconfort". En ce qui me concerne,
ce serait plutôt le contraire. Après 5 jours passés à buller au bord de la mer,
à mater les jeunes filles ou femmes en tenues légères d'été, à siroter du coca
cola en mangeant du pop corn, la réalité s'est à nouveau incrustée dans le
quotidien, à savoir, le travail chez l'employeur d'une part, lequel, sous
prétexte qu'il me verse un salaire, exige de moi qu'en contrepartie je bosse
pour lui ; D'autre part, une fois rentré au domicile, à cette saison et
tandis que le beau temps a l'air de vouloir s'installer quelque temps, de
nombreuses tâches m'attendent de fait. Et oui, avoir du terrain, c'est bien, ça
apporte la tranquillité, on jouit du calme de la campagne et de ses bienfaits,
mais cela exige aussi que nous soyons un minimum assidu à l'effort.
Je ne vais sûrement pas m'en plaindre. Le travail à l'extérieur
est extrêmement agréable, le tout, c'est de s'y mettre. Cette saison où tout
pousse très vite, il faut soigneusement éviter de se laisser déborder et
envahir par l'environnement herbeux.
Le moins exaltant pour moi, c'est le nettoyage du jardin. A
la sortie de l'hiver, le terrain est particulièrement difficile à travailler
et, une fois ce labeur achevé, les choses sérieuses peuvent alors commencer,
comme ensemencer et planter pour le potager, en vue d'une fructueuse récolte.
Bien sûr, si les mauvaises herbes envahissent le périmètre à
bonne allure, il est aussi agréable de voir à quel point les arbres grandissent
et s'embellissent au fur à mesure que la chaleur du printemps les pénètre. C'est
un vrai bonheur, d'autant que ces arbres, c'est moi qui les ai planté, ce qui
ajoute du plaisir au plaisir.
Depuis déjà 5 ans que j'ai acheté cet endroit, qui
appartient encore à la banque pour l'instant, l'environnement a été
métamorphosé gentiment et, pour autant, je n'ai pas réalisé de grandes choses.
En particulier, j'ai pris soin de conserver l'état naturel des lieux, sans
ajout de matériaux artificiels, au contraire, j'y ai ajouté de la chlorophylle,
de l'oxygène et du gaz carbonique and Clyde.
Par chance pour moi, madame Woogy me fout une paix royale, j'agis
donc quasiment à ma guise, du moment bien sûr que mes idées la satisfasse et qu'elle
obtienne satisfaction pour quelques denrées qu'elle sollicite obstinément,
comme des carottes ou petits pois par exemple. Mais c'est là la seule
contrainte qu'elle m'impose, ce qui est somme toute une bien maigre exigence.
Tout cela pour dire que toutes ces occupations prennent un
temps important dans la journée, ponctuée, toutefois d'une bonne heure de
sieste, ce qui me contraint à m'occuper du blog que tard dans la soirée.
Ah que c'est dur la culture ! |