D e quoi pourrais-je bien parler ?
Je n'ai pas la moindre idée à développer ici ce matin. Je pourrais bien parler
de la Chine, du Tibet, de la flamme, j'en passe et des meilleures, mais à force
d'en parler, ça plombe le moral et ça n'apporte rien de plus qu'au départ. Je
pourrais toujours dire que l'erreur est humaine. Ce dicton bien connu est une
évidence, nous sommes imparfaits et destinés à le rester. Toute personne qui le
renierait commettrait une erreur. Ah bon, mais alors, il commettrait une erreur
humaine. Voilà comment on tourne en rond en se mordant la queue, rassurez-vous,
ce n'est pas mon cas.
De quoi pourrais-je bien parler ? Du
temps ? Je n'ai pas la moindre idée à développer ici ce matin. Je pourrais
parler de la neige, de la pluie, de la grêle Hein ? Non, pas du soleil !
On dit que le temps, c'est de l'argent et donc que l'argent est un suppôt de
sale temps et les suppôts, chacun sait où on s'les met. Voyez, même le climat est tendu.
De quoi pourrais-je donc bien parler ? Je n'ai pas la
moindre idée à développer ici ce matin. Je pourrais bien parler du retour de la
mission humanitaire de Colombie congédiée par les FARC, mais, là encore, à
force d'en parler, la pauvre Ingrid s'enfonce, s'enfonce dans les sables émouvants
de la médiatisation bornée et stupide. Dans un dialogue de sourds, l'erreur est
cérumen.
De quoi pourrais-je donc bien parler alors ? Je n'ai pas la
moindre idée à développer ici ce matin. Je pourrais bien parler de ce général
américain qui recommande le gel du retrait des troupes en Irak pour mieux
reconstruire au lieu de tout détruire. C'est ce qu'on appellerait peut-être le
gel anti rasage, mais bon le sujet est devenu barbant.
De quoi pourrais-je donc bien parler ? Ah oui, il
faudrait que j'arrive à trouver une idée et à la photographier.
Cela ferait enfin une idée à développer ici ce matin. |