Tu sais, je
n'ai jamais été aussi heureux que ce matin-là
Nous marchions sur un nuage un peu comme au paradis
C'était l'printemps, un printemps où il faisait beau
Une saison qui n'existe que dans le Nord de la France
Là-bas on l'appelle l'été Celtique
Mais c'était tout simplement le nôtre
Avec ton ciré jaune tu ressemblais
A une aquarelle de Peintre Figuratif
Et je me souviens, je me souviens très bien
De ce que je t'ai dit ce matin-là
Il y a un an, y a un siècle, c'était ce matin
On ira où tu voudras, quand tu voudras
Et on s'aimera encore, de Rennes aux Côtes d'Armor
Toute la vie sera pareille à Lescouet Jugon
Aux couleurs de l'été breton
Aujourd'hui je suis très près de ce matin d'printemps
Et c'est comme si j'y étais. Je pense à toi.
Où es-tu? Que fais-tu? Est-ce que j'existe encore pour toi?
Je regarde cette vague qui n'atteindra jamais la dune
Tu vois, comme elle je reviens en arrière
Comme elle je me couche sur le sable
Et je me souviens, je me souviens des marées hautes
Du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer
Il y a une éternité, un siècle, c'était ce matin
On ira où tu voudras, quand tu voudras
Et on s'aimera encore, de Rennes aux Côtes d'Armor
Toute la vie sera pareille à Lescouet Jugon
Aux couleurs de l'été breton
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