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Le brick à vrac
samedi 08 décembre 2007, a 19:40
Le troc adhère haut ... !
 



Le troc : C'est une transaction entre deux personnes ou un groupe de personnes, qui consiste à échanger un bien contre un autre bien de conception et d'utilité distinctes.


A l'exception de pouvoir respirer gratuitement, en particulier à notre époque, Il est peu d'actes de la vie courante qui ne se traduisent pas par une transaction, un achat ou une vente, et qui constitue à la base l'activité commerciale.


A l'aube de l'humanité, donc la préhistoire, les échanges s'opéraient sous forme de troc, à savoir un échange d'une marchandise contre une autre marchandise. Dès que les hommes ont commencé à circuler, à croître en nombre et à sophistiquer leurs besoins, le troc a commencé à montrer ses limites et l'usage de la monnaie a accompagné l'essor de la civilisation, en permettant l'expansion du commerce. Les rencontres des civilisations, dans l'antiquité, ont notamment relié l'occident à l'Orient et les routes commerciales entre ces deux secteurs géographiques ont permis l'importation  des richesses d'orient, par le bassin de la méditerranée.


En valeur absolue, le troc est la fonction d'échanges à la fois la plus saine et la plus logique. La valeur monétaire ou étalon a permis de donner une valeur intrinsèque aux marchandises. La loi de l'offre et de la demande a profondément modifié les notions de valeur des produits et la notion d'enrichissement est venue interférer sur celle du service réciproque.


En dépit de la suprématie monétaire, le troc continue à subsister et représenterait, aux dires de l'OMC, un volume commercial mondial de l'ordre de 15 %, ce qui reste tout de même considérable. Certains pays préfèrent d'ailleurs procéder à des échanges de leurs ressources naturelles contre d'autres biens ou services, pour ne pas subir la loi des pays dominants sur le plan monétaire. C'est notamment le cas de certains pays d'Amérique du sud aujourd'hui.


Il est également probable, compte tenu des crises économiques que nous traversons, que le troc prend un essor sur un marché parallèle dans nos contrées, pas forcément comptabilisé par les pouvoirs publics, les coûts de production demeurant trop élevés par rapport au pouvoir d'achat des ménages. Le troc apparaît alors comme une alternative à pouvoir consommer raisonnablement et à se doter d'équipements  pour l'habitat par exemple, qu'il serait impossible à réaliser dans le circuit économique classique.


Le système monétaire reste le schéma d'échanges commerciaux le plus crédible au plan mondial, mais il a montré ses limites par le passé. D'abord sur un plan de l'éthique, la monnaie apparaît comme le moyen de perversion et de corruption le plus redoutable, et d'autre part, cela a amené des défaillances graves dans le système économique, à l'origine desquelles des faillites s'accomplirent et dont les résultantes se sont traduites par des catastrophes sociales sanglantes.


A chaque instant où des défaillances monétaires se sont avérées pour les nations, le troc est redevenu  incontournable.


Enfin, le troc permet de mieux appréhender la valeur des marchandises, eu égard aux efforts qu'il est nécessaire de consentir  pour les concevoir et  jusqu'à leur distribution et en adéquation avec ceux qui sont obtenus en échange. Le troc joue donc là un rôle social important.


Toute la musique que j'aime, c'est le troc and rôle.



Citations à comparaître :



"Abolissez l'exploitation de l'homme par l'homme et vous abolirez l'exploitation d'une nation par une autre nation" - Karl Marx

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Commentaires
#1
Mounette écrit le dimanche 09 décembre 2007, A 09:13
Bonjour Woogy,
Hier à Lyon c'était le jeu du presse-citron pour la Fête des Lumières.
Pour exercer le troc il faut avoir quelques chose à échanger. Pour avoir quelque chose à échanger il faut créer, les artistes à leur début ont souvent échangé pour manger ou dormir !!! Dans les campagnes souvent un service était l'objet d'un troc contre un autre service ou autre ... Dans nos sociétés urbaines tout se monaye.
Je t'échange un bisous contre le sourire du matin.
#2
isamoon écrit le jeudi 13 décembre 2007, A 09:21
Dans son village des Alpes, ma fille échange avec sa voisine des produits de maquillage qui lui restent du temps où elle maquillait les vedettes avec une place dans sa voiture pour aller en ville. Cela ne s'appelle pas troc, mais "échange de bons services", mais c'est pareil et la plupart des relations tiennent du troc car lorsqu'elles deviennent trop déséquilibrées, que l'un est plus généreux, plus aidant ou plus aimant que l'autre, cela finit par craquer.....Bisous
#3
Woogy écrit le jeudi 13 décembre 2007, A 22:04
C'est un peu la quête de l'humain celle de la perfection, ce qui nous rend d'ailleurs si peu parfaits.
#4
Woogy écrit le dimanche 09 décembre 2007, A 11:09
Bonjour Mounette,

Nous avons tous, je crois, quelque chose à offrir, potentiellement, que ce soit ou non du concret. Donc, nous avons tous quelque chose à troquer, tandis que nous n'avons pas tous quelque chose à vendre.
En ville, oui, tout se monnaye. Même pour aller pisser, il faut casquer. Cela a quelque chose de dérisoire au fond.
#5
isamoon écrit le jeudi 13 décembre 2007, A 11:25
La ville est dans la nature comme u abcès dans le corps humain, gruillant de microbes qui n'ont ps la place de se retourner et sont obliger de faire grandir leur nid....jusqu'à ce qu'il explose ou se répande partout et tue le corps qui l'héberge. Cela devrait inciter à la prudence car les villes risquent de faire pareil..¨Pourtant notre monde ne cesse de s'urbaniser. Je crois que si j'étais jeune et en couple j'aimerais faire un essai de vie en autarcie dans une jungle, mais c'est trop tard et je suis happée par ma mère la ville ! Comme tout le monde !
#6
Woogy écrit le jeudi 13 décembre 2007, A 22:08
Réponse à Isamoon, je ne sais plus où j'en suis de l'ordre des commentaires, mais qu'importe.
"L'homme aime tant l'homme que, quand il fuit la ville, c'est encore pour chercher la foule, c'est à dire pour refaire la ville à la campagne".
Baudelaire
#7
edith écrit le dimanche 09 décembre 2007, A 11:25
le troc commence dans la cour de l'école: 10 tagadas contre une bille, qui ne l'a pas fait; il se poursuit tout au long de notre vie, les menus services que l'on se rend entre voisins.
l'introduction d'une monnaie a rendu l'homme stupide et plus rapace qu'il ne l'était: la monnaie pouvant être des têtes de bétail. c'est l'accumulation de cette monnaie dans une seule main qui est problématiquement injuste.

ado je troquais mes devoirs de maths, physique contre ceux d'anglais, en latin je troquais la traduction contre la recherche des mots.... mais ne crachons pas sur l'argent car il est le fruit du troc de notre savoir faire : un salaire pour pouvoir nous faire plaisir parfois.
#8
Woogy écrit le dimanche 09 décembre 2007, A 11:48
Durant la guerre de Bosnie et tandis que les jardins publics avaient été transformés en terrains de culture, la monnaie improvisée du pays était la cigarette, ou parfois le dollar. L'imagination, en cas de coup dur, est synonyme de survie.
C'est ainsi qu'un condamné à mort monte sur l'échaffaud, lentement, tristement. Arrivé à hauteur du billot sur lequel on va lui trancher la tête, il regarde son bourreau, du moins le masque recouvrant son visage. Il tente en vain de deviner ses traits et, avant l'heure fatidique de son exécution, il lui demande :
"Cela ne vous fait pas honte de faire ce métier vil ?"
Et le bourreau de répondre, sans se démonter :
"Il faut bien que tout le monde vive ... !"
#9
isamoon écrit le vendredi 14 décembre 2007, A 12:02
C'est aussi la réponse des marchnds d'armes !
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Rien faire, c'est ne rien défaire. E.T. (01/12/2009 22:12)

Et voilà, en bullant...

Rien faire, c'est ne rien défaire. Lily (30/11/2009 11:21)

Je fais toujours ce ...

Rien faire, c'est ne rien défaire. Mounette (29/11/2009 14:06)

houuuuuuuuuuuuuuuuuu...

Rien faire, c'est ne rien défaire. BARBOUILLY (29/11/2009 10:11)

Salut Woogy, Tu as ...

Rien faire, c'est ne rien défaire. woogy (28/11/2009 16:50)

Oui, effectivement, ...

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