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Le brick à vrac
vendredi 07 décembre 2007, a 18:34
Le comble du repassage ? Un repli sur soi !
 



Autarcie : Du grec "autarkeia". C'est vrai quoi, il n'y a pas que le latin dans la vie.


La définition d'autarcie est de se suffire à soi-même. Cela introduit en substance une notion de régime économique d'un individu, d'une collectivité, voire d'un état. La vie économique est axée sur l'autoconsommation sans avoir à solliciter un apport extérieur.


S'agissant d'un état, la notion d'autarcie est tout simplement utopique. Il n'existe aucun pays, pour l'heure, qui soit en mesure de vivre en autarcie économique sur les bases d'une économie dite fermée. Un pays devrait dans ce cas disposer de toutes les matières premières utiles et en quantités suffisantes pour pouvoir alimenter raisonnablement sa population quantitativement et dans le temps également.  Certains pays néanmoins vivent en autarcie, mais politique plutôt qu'économique, les frontières de ces pays sont  hermétiques et la presse n'y a quasiment pas accès. C'est par exemple le cas de la Corée du nord ou de l' Albanie.


Si le modèle autarcique est, en terme économique, une illusion pour un pays, qu'en est-il pour un foyer ou famille pour la consommation. Peut-il se suffire à lui-même ? C'est peu probable également.


Toutefois, selon le mode de vie, urbain ou rural, selon les ressources pécuniaires aussi, un foyer peut réduire considérablement sa dépendance économique vis-à-vis de la  société de consommation. Il convient pour cela de définir les besoins primaires dans un premier temps. Ils résident essentiellement dans l'habitat, l'alimentation et les ressources énergétiques. On peut aujourd'hui être en mesure d'investir pour une meilleure qualité de vie, dans les secteurs du chauffage notamment, mais aussi, on peut faire son pain, ses pâtés, saucisses, presque toute son alimentation comme au bon vieux temps. De quoi avons-nous besoin ? De temps, d'un peu d'argent quand même et d'un désir volontariste d'accéder à une hygiène de vie devenue aujourd'hui hors normes.


L'autarcie, dans sa fonction partielle, revêt ici un intérêt particulier, celui de retrouver des valeurs ancestrales, culinaires ou autres, l'appui de technologies modernes combinées à un savoir faire artisanal constituant un sommet en quelque sorte dans l'art de vivre au quotidien.



Citations à comparaître :



"La Corse vit en autarcie : Nous exportons des fonctionnaires et importons des retraités". Moro Giafferi

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Commentaires
#1
edith écrit le samedi 08 décembre 2007, A 07:51
tu as tout dit; l'autarcie est une utopie; elle ne peut être que très partielle dans notre société; pour vivre une communauté a besoin au minimum du troc car l'homme ne sait tout fabriquer ou tout cultiver..
#2
Woogy écrit le samedi 08 décembre 2007, A 15:31
Encore heureux en un sens. L'autarcie nuirait à la communication entre les individus. Avoir besoin des autres, c'est une valeur sûre en principe .
#3
isamoon écrit le jeudi 13 décembre 2007, A 11:35
Bon alors, l'autoconsommation ce n'est pas se manger soi-même ! Il paraît que jadis, dans certaines tribus aborigènes autarciques et affamées, les femmes mangeaient leur placenta ( et j'ai lu pire !) pour reprendre des forces après l'accouchement ! L'autarcie totale !
Pour évoluer, une civilisation doit transmettre ses connaissances. Aussi pour moi la culture entre-t-elle dans les éléments basiques or, pour prendre connaissance de ce qu'ont écrit les autres, je ne peux pas écrire leur livre à leur place. Par contre je peux me lever et coucher avec le soleil et me passer d'électricité Non, car comment aurais-je les nouveaux mots de Woogy sans électricité ! Je renonce à l'autarcie.....à regret, cela a toujours été mon fantasme....Un fantasme de liberté !
#4
Woogy écrit le jeudi 13 décembre 2007, A 22:13
Merci à toi Isamoon. C'est toujours mieux quand le courant passe bien. L'autarcie pourrait-elle être synonyme de liberté, même dans l'absolu ? Ou alors, restera-elle absolument synonyme de fantasme !
#5
isamoon écrit le vendredi 14 décembre 2007, A 12:03
L'autarcie et la liberté obligent à résoudre soi-même un plus grand nombre de problèmes, à travailler plus. La liberté d'expression, pour commencer, oblige à avoir une opinion et l'exprimer etc...Obéir, pour certains (peu nombreux, j'espère) est une forme de paresse....La vraie liberté demande un effort, mais lorsque les gens demandent la liberté, c'est plutôt la possibilité de choisir qu'ils veulent, ou ils refusent qu'on les obligent contre leur gré, qu'on les empêche de faire ce qu'ils veulent. Il y a une nuance. Ce n'est pas tout-à-fait la même chose. Et il ne s'agit pas d'une chinoiserie. Je pense que c'est le non-exercice de la liberté, l'avoir seulement comme une possession, sans obligation de s'en servir (combien font l'effort de réaliser leurs rêves en utilisant toute la liberté dont ils disposent ?)de la tenir prisonnière dans nos "rêves possibles" comme un pacha tient enfermée dans son harem une femme qu'il ne va jamais voir...je crois que c'est cela qui affaiblit les gens, renforce ceux qui vont au bout de leurs fantasmes plus ou moins criminels et réduit donc la liberté du plus grand nombre.
#6
Woogy écrit le vendredi 14 décembre 2007, A 13:24
Il reste que nous ne sommes pas tous égaux par nature, certains ont des prédispositions que d'autres n'ont pas, ou des parcours limitant ou avortant un potentiel incertain. Ce qui est intéressant toutefois en te lisant, c'est qu'en effet, l'homme court après ses fantasmes et, lorsqu'enfin il les tient, il s'en désintéresse. D'une certaine façon, en cela tous les hommes par nature sont finalement égaux.
#7
isamoon écrit le vendredi 14 décembre 2007, A 19:28
Oui. En pratique, la liberté dont la non utilisation est si dangereuse et fréquente (car elle demande souvent du courage) est la liberté de refuser d'obéir à un ordre. Elle peut être dangereuse, mais c'est une liberté. Collectivement, cela donne les révolutions, dont certaines ont permis de grandes avancées sociales, mais dont la plupart, dans le but de gagner, passent par une phase négative au point de vue liberté, parfois pire que ce contre quoi elles luttaient (ce qui donne des arguments valides à leurs opposants, même si, en prenant du recul, celles qui réussissent et savent revenir à un quotidien libre semblent globalement avoir eu une action positive envers les libertés !). Tout est donc bien compliqué et chacun bloque à une vilaine étape ou une autre selon les informations qu'il a et la période où on lui fait commencer l'Histoire... La fin justifie-t-elle les moyens ? Je pense que ceux qui le veulent peuvent dire oui en prenant le risque et la responsabilité de mettre en péril leur propre liberté, mais pas celle des autres ! Cependant, il faut regretter qu'il n'y ait pas plus de personnes en ayant le courage ! (et si je sais être capable de certaines choses, je ne peux pas dire que j'en aurais le courage en toutes circonstances ! On ne peut jamais assurer d'avance de ce qu'on fera )
#8
Woogy écrit le samedi 15 décembre 2007, A 21:22
Je pense, dans ce cadre précis, que l'accès à la liberté passe nécessairement par un sacrifice aussi bien individuel que collectif. Les effets positifs de cette décision n'interviennent qu'à postériori de l'acte de désobéir, avec un décalage obligé. La révolution française, par exemple, a sans conteste apporté le meilleur qu'elle pouvait apporter pour les siècles suivants, en dépit de tout ce qui est aussi arrivé de négatif. En revanche, la période révolutionnaire est aussi une période noire, cruelle et sombre. De quoi en perdre la tête ... !
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Rien faire, c'est ne rien défaire. E.T. (01/12/2009 22:12)

Et voilà, en bullant...

Rien faire, c'est ne rien défaire. Lily (30/11/2009 11:21)

Je fais toujours ce ...

Rien faire, c'est ne rien défaire. Mounette (29/11/2009 14:06)

houuuuuuuuuuuuuuuuuu...

Rien faire, c'est ne rien défaire. BARBOUILLY (29/11/2009 10:11)

Salut Woogy, Tu as ...

Rien faire, c'est ne rien défaire. woogy (28/11/2009 16:50)

Oui, effectivement, ...

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