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Le brick à vrac
mercredi 05 décembre 2007, a 22:13
Un café de noir désir !
 



Le café :  "Tu bois un kawa ?"  Ca, c'est un café que l'on boit et dit en argot. "Tu bois un qahwa ?". Alors là, c'est la même chose, mais dit en arabe et "qahvè" en turc. Pour avoir une goutte de lait dans son café, en Espagne, il faut demandé "un cortado", c'est-à-dire un coupé. C'est aussi "caffè" en Italie et  "cafeu"  en Ile et Vilaine. Lorsque je m'arrête chez l'habitant(e), quelque fois,  il ou elle m'interpelle : "Facteur, un cafeu " ?


Mais, revenons à notre café. Celui que je voulais évoquer est un endroit public et intime à la fois, comme pour bien nous montrer les contradictions qu'il voudrait aussi taire. C'est avant tout un lieu de détente, de dialogues et d'échanges en tous genres. Et oui, mesdames et messieurs, on peut même y échanger nos corps parfois.


En tout état de cause, le café dégage une atmosphère particulière que l'on peut dénommer ambiance. "Comment ça, j'ai une gueule d'atmosphère, t'as vu comment que ça pue la clope dans ton atmosphère particulière "?

Oui, mais tout ceci va changer. A partir du 1er janvier 2008 et grâce à l'abnégation de notre valeureux gouvernement, sous la houlette de notre prestigieux président, en légère période de croissance au Beurs d'Alger… "Hé, M'sieur, j'pourrai avoir un +5 pour mon blog là ? Ho, ça vaut bien ça là le cirage de pompes là M'sieur !"


Ainsi, disais-je donc, dès le 1er janvier 2008, l'atmosphère devrait donc être aseptisée et permettre ainsi au café de redorer son blason enfumé.


L'histoire des cafés est fabuleuse, notamment celle des cafés littéraires où les idées au logis, voire même les idéologies y sont nées, dans la période révolutionnaire en particulier, mais aussi plus avant de quelques siècles dans le Moyen Orient. La philosophie s'y est épanouie et la poésie, comme Félicie, aussi.


Au début du 20ème siècle, le café concert fait recette si je puis ainsi dire, jusqu'à qu'il soit supplanté par le music hall, à l'époque d'un certain Maurice Chevalier. "Ma poule, ma poule, c'est toaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !"


Ou encore le café Liégeois, avec Charles Trénet : "Y'a d'Liégeois, lalalalalalalala, y'a d'Liégeois" … !


De nos jours, l'héritier légitime du café est probablement l'endroit où vous vous trouvez, pas forcément celui-ci, mais un autre ou encore un autre. Le blog quoi, nouveau lieu d'échanges, de rencontres, de spiritualité, de business aussi, il en faut pour tous les goûts et les coûts, et bien que parfois j'ai envie de leur tordre ce coût.


En tout cas, dans ce café virtuel, endroit secret où vous vivez, où nous vivons, chacun peut fumer ce qu'il veut, quand il veut, il n'emmerde personne … !


Citations à comparaître :

Ici, c'est une anecdote (Par ADC).

Petite histoire de café : A Marseille une noisette était un mini-crème; un jour à Aix en Provence sur le cours Mirabeau, j'ai demandé la même chose, on m'a servi une liqueur de noisette....

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Commentaires
#1
Mounette écrit le jeudi 06 décembre 2007, A 08:01
Lorsque je travaillais à Paris, je m'arrêtais pour prendre un petit noir sur le zinc, là, se cotoyaient le PDG, l'ouvrier, l'employée, journal déployé (les échos pour les uns, le parisien pour les autres ou l'équipe ou l'huma). Avec un copine de travail le midi on allait sur les Champs, nous installions au café de la Colombie et regardions les gens passer (comme nous avions vingt ans, un peu plus pour moi un peu moins pour elle nous étions impertinentes, critiques ...)
Je suis arrivée à Lyon avec cette tare de Parisienne pas facile toujours. Ayant un entretien d'embauche rue de la République et ne connaissant pas du tout cette capitale des Gaules, mon mari me dit de téléphoner en m'installant dans un café. J'ai marché pendant une bonne 1/2h pour oser entrer car tous les cafés avaient des rideaux et je n'osais pas entrer. J'ai quand même réussi place Bellecour dans un grand café, comme quoi l'atmosphère à son importance.
#2
Woogy écrit le jeudi 06 décembre 2007, A 18:39
Pour sûr qu'elle a son importance. Moi, mon meilleur souvenir de bars, c'est au lycée. Le bar se trouvait à côté du théâtre et le tenancier était un fan de musique très sympa. Tous les midi, on allait y manger une saucisse frites avec du pain de mie et de la moutarde. C'était d'ailleurs la seule chose qu'il faisait et seulement pour nous faire plaisir. Le soir , il restait ouvert tard, mais il n'ouvrait que pour des habitués, et nous avions le privilège d'en faire parti. Plus tard, il a monté le café théâtre à Angoulême, dans une cave aménagée juste en dessous du théâtre, c'était fascinant pour nous, d'autant qu'il avait mis du temps à préparer son projet et nous l'avions eu sous toutes ses phases en avant première pour de faux. Lorsque les concerts ont démarré, ça a été tout de suite magique et une formidable idée qui s'est transformé en réalité lumineuse, musicale et drôle puisqu'il y avait aussi beaucoup de comique. Quelques années plus tard, il est monté à Paris avec un nouveau projet, puis je n'ai plus jamais entendu parlé de lui. Si vous connaissez un Pierre Sollaire qui sévit dans la capitale, la soixantaine bien sonnée désormais et avec un rire de "Joker" : C'est lui ... !
#3
edith écrit le jeudi 06 décembre 2007, A 09:27
Un café qui a disparu, celui du "David" face à la mer à Marseille, des moments inoubliables; ou la "cafet" de la fac où le taux de saturation de l'air en tabac devait avoisiner 95%...

Petite histoire de café: à Marseille une noisette était un mini-crème; un jour à Aix en Provence sur le cours Mirabeau, j'ai demandé la même chose, on m'a servi une liqueur de noisette....


Citation du jour: " La politique, c'est une certaine façon d'agiter le peuple avant de s'en servir" Talleyrand.
#4
Woogy écrit le jeudi 06 décembre 2007, A 18:51
Cette citation là, je la connais Edith et je l'aime beaucoup. Elle est d'ailleurs bien d'actualité et ferait probablement une bonne pub pour Orangina.
En dehors de cela, je trouve quand même bien que les cafés ne soient plus pollués par le tabac, dans la mesure où il s'agit quand même d'une mesure de salubrité publique. On ne peut pas non plus tout dénigrer. Quand je vais au PMU, de temps en temps, j'en ressors avec les fringues qui sont très fortement imprégnées de l'odeur du tabac. C'est d'autant plus désagréable quand on a arrêté de fumer.
#5
isamoon écrit le vendredi 07 décembre 2007, A 09:03
Quand je portais des lentilles, je ne pouvais plus entrer dans certains cafés , car la fumée des cigarettes me brûlait les yeux ! A Paris, j'ai cessé d'en porter à cause de cela ! (En Polynésie à cause de la chaleur qui faisait le même effet).

Les appelations varient effectivement d'u lieu à l'autre. Pour avoir une goutte de lait dans son café, en Espagne, il faut demandé "un cortado", c'est-à-dire un coupé.

Près de chez moi, il y a un café-philo qui organise des rencontres sur des thèmes. Mais c'est "Le Rostand", juste à côté, qui est réputé pour cela, recevant le plus haut taux de profs de facs et autres intellos. Mais l'ambiance est plutôt "bourgeois du 19ème siècle. A la Bastille, le café des Phares est connu pour cela. A Montparnasse, j'ai tenu un atelier d'écriture sur le thème des couleurs, en 1994. Mais tout cela est un peu artificiel. Il faut aller dans des quartiers populaires pour avoir une vraie ambiance de café. Et, de nos jours, beaucoup ont un téléviseur et l'ambiance la plus échevelée se trouve les jours de match de coupe du monde. Foot ou Rugby, c'est vraiment là qu'il faut les suivre ! Je m'étais ainsi retrouvée avec un copain dans un village perdu de la "Majorque profonde", qui n'avait jamais vu de touristes (oui oui !) pendant le mondial de foot 1984. C'était délirant. Dans un village voisin, j'ai demadé un thé au lait. On m'a apporté un grand verre de lait avec un sachet de thé dans la soucoupe !
#6
Woogy écrit le vendredi 07 décembre 2007, A 19:06
A Montrouge, les bars de quartiers étaient assez populaires aussi, encore récemment. Mais comme tu l'indiques, il y a de plus en plus une ambiance artificielle en ces lieux, accentuée souvent d'ailleurs ou compensée par l'aspect du décors, enfin je crois.
#7
Mounette écrit le vendredi 07 décembre 2007, A 11:31
Pour la coupe du monde de 98 nous étions la gamine et moi parties faire un périple : Lyon-Grenoble-Lac de Serponçon-Digne-Gorges du Verdon-Cassis-Marseille-Aix en Provence-Avignon-Gorges de l'Ardèche-Lyon. J'avais réservé dans la montagne après le lac. C'était un trou du bout du monde. La chambre d'hôtes tenue par une anglaise qui n'avait ni frigo ni télé ; l'absence de frigo n'a pas gêné la gamine mais pas de télé !!! pour voir le match !!! quand notre hôtesse nous a dit que nous pouvions toutes les trois aller dans un café elle a été rassurée. En effet nous avons regardé la victoire dans une ambiance très conviviale en buvant un bon demi. La gamine avait pronostiqué 3/0 mais sans Petit et moi j'avais dit avec Petit mais pas le score ...
#8
Woogy écrit le vendredi 07 décembre 2007, A 19:02
J'étais encore à Paris lors de cette coupe du monde. J'y vivais mes dernières heures.
#9
isamoon écrit le jeudi 13 décembre 2007, A 11:51
Salut, fantôme ! Tes dernières heures parisiennes, rassure-nous !
J'étais aussi à Paris en 98, avec mon mari et l'ambiance était extraordinaire à partir du quart de finale. Pas besoin d'aller dans u café, on parlait aux ges dans la rue, en s'arrêtant pour traverser la rue ou en répondant à quelqu'un qui passait en voiture en criant par sa fenêtre. Au quartier Latin et près de l'Hôtel-de-Ville, tout le monde communiquaient. Pour la première fois ceux qui appellent tout le monde frère ne vivaient plus dans l'utopie. L'ambiace était joyeuse et la ville une famille. C'est un merveilleux souvenir. Mon mari était si heureux ! Mais les parisiens ont cette capacité de 'unir pour quelque chose de spécial, puis de se refermer comme des huîtres, une fois l'événement passé. Tout le monde était déçu, avait espéré qu'il en resterait un petit quelque chose. Maisil doit bie y avoir quand même un petit sédiment, après chaque grève et chaque fête, car il est quand même beaucoup plus facile de communiquer avec des inconnus que lorsque j'étais jeune....du moins dans mon quartier, car hier, dans le bus, alors que je jouais avec un petit garçon de 4 ans et son dragon en caoutchouc la grand'mère m'a dit que, dans le 16ème, une dame avait été très choquée qu'il ose la tutoyer !
#10
Woogy écrit le jeudi 13 décembre 2007, A 22:16
J'ai ressenti cela effectivement durant la grève de 1995. J'avais l'impression de vivre ailleurs, dans une autre dimension. Cela peut paraître idiot, mais cette sensation désagréable de conditionnement de nos personnalités avaient disparu et nous évoluions un peu comme si on découvrait à nouveau notre environnement, ce qui est vrai par ailleurs puisque nous allions dans les assemblées générales d'interprofessionnelles des alentours à pied, forcément.
Lorsque le mouvement s'est arrêté, le cauchemar a commencé. Je pourrais t'en faire une "nouvelle" d'écriture j'entend, il dura un an, mais le petit sédiment auquel tu fais allusion est resté quelque part au fond de moi. Ni regret, ni nostalgie, juste un souvenir rompu.
#11
l'père Cantoche écrit le samedi 22 mars 2008, A 11:37
J'arrive un peu tard pour participer a ce débat d'alcolos , mais moi aussi j'men va y aller d'ma p'tite histoire vécue :
En Normandie il est courant de s'adresser aux gens à la 3éme personne ... IL pense quoi ? IL désire quoi ? IL va prendre quoi ?
A Livarot , de bon matin je rentre dans un café pour boire un Kawa .
Je m'asseois à une table au fond de la salle à 5 bons mètres du bar derriere lequel se trouve le patron du dit-bar . De là où il se trouve , il lance d'une voix forte à la cantonnade :
--- Et qu'est-ce que Monsieur désire ?
Et moi de lui répondre sur le même ton , tous décibels dehors :
--- Le Monsieur désire que vous sortiez de votre bar et que vous veniez jusqu'à lui pour lui demander ce qu'il désire .
La cantonnade a trouvé ça spirituel , pas lui , moi , j'ai failli prendre son poing dans la gueule avant de prendre mon Kawa ailleurs .
Les gens n'ont plus d'humour !

l'père Cantoche
#12
Woogy écrit le samedi 22 mars 2008, A 12:45
Elle est excellente. Etes-vous normand ? Dans ce cas, nous serions voisins.
#13
Mounette écrit le samedi 22 mars 2008, A 14:13
Dans un skech de Pierre ..... Desproges il y a ce genre d'interpelation " Et y veut quoi le monsieur ... "

Salut les compères
#14
l'père Cantoche écrit le samedi 22 mars 2008, A 17:46
Oui Normand pure souche . Né au havre , j'y habite depuis 66 ans , et j'y mourrai si Dieu me prête vie . Et vous , Breton , oui , mais de quel coin ?
#15
Woogy écrit le samedi 22 mars 2008, A 20:28
De la région de Rennes, à une quarantaine de kilomètres.
#16
l'père Cantoche écrit le samedi 22 mars 2008, A 20:42
Salut Mounette . Vous avez l'air d'apprécier l'humour corrosif de Pierre Desproges...je profite que Woogy ait le dos tourné pour tenter de vous séduire avec quelques saillies de cet humoriste ayant un rapport proche ou éloigné avec les sujets récemment abordé par notre bien-aimé Breton dans son blog ... La Bretagne , la séduction , la mort !
La Bretagne :
" Le Breton est têtu . Sinon pourquoi dirions nous d'un Breton : --- Il est têtu comme un Breton ... ? "
La séduction :
" Pour aborder une jolie femme , il faut à tout prix éviter les lieux communs de la drague qui vont de --- Vous habitez chez vos parents ?--- à --- Vous venez souvent ici ?--- en passant par : --- T'en as déjà vu des comme ça ? "---
" La première fois qu'il aborda Elizabeth Maria-Josépha Von Grossen-Furstenberg , qui allait devenir sa femme sous le non de Nénette Mozart , il lui dit simplement : --- Madame , la flûte enchantée c'est moi !--- Et hop , les voilà partis vers leur destin , les yeux dans les yeux et la zigounette dans le pilou-pilou . "
La mort :
" Tiens ! Le chat n'est plus sur Mémé , sans doute qu'elle est froide . "
Etonnant , non ?

l'père Cantoche
#17
Woogy écrit le samedi 22 mars 2008, A 20:53
C'était une période riche en personnalités fortes. Perso, j'étais beaucoup plus proche de l'humour de Coluche, peut-être ses talents oratoires, et aussi probablement parce qu'il a occupé beaucoup d'espace pendant pas mal d'années.
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Rien faire, c'est ne rien défaire. E.T. (01/12/2009 22:12)

Et voilà, en bullant...

Rien faire, c'est ne rien défaire. Lily (30/11/2009 11:21)

Je fais toujours ce ...

Rien faire, c'est ne rien défaire. Mounette (29/11/2009 14:06)

houuuuuuuuuuuuuuuuuu...

Rien faire, c'est ne rien défaire. BARBOUILLY (29/11/2009 10:11)

Salut Woogy, Tu as ...

Rien faire, c'est ne rien défaire. woogy (28/11/2009 16:50)

Oui, effectivement, ...

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