La
haine : - de haïr. C'est
un mot francique, donc bien de chez nous quoi, puisque nous parlons là en "anciens
francs", mais dont le caractère est fondé sur l'ordre germanique
occidental. Germanique ta mère par exemple.
La haine est caractérisée par une hostilité très prononcée à
l'égard d'un ou d'autres que soi-même. On peut décrire la haine comme une forme
de répulsion maladive, dont les contours ne sont que rarement appréhendés par
leurs auteurs. La haine en réunion est en quelque sorte une mise aux enchères
de propos pernicieux qui pourraient tendre à rendre l'auteur intéressant,
intelligent et sensé. C'est probablement la raison pour laquelle on dit souvent
que la haine est aveugle. La haine s'appuie sur des valeurs d'arguments souvent
tronquées, historiquement les pouvoirs s'en sont servis pour subsister, et dont
les éléments arrangent ceux qui la profère.
La haine, enfin, est axée sur la peur. La peur est le levier
qui peut rendre un être inoffensif féroce et brutal. L'excitation à la violence
est le moyen de donner de la hardiesse à ceux qui n'ont pas le courage ou les
moyens de sombrer dans l'alcool.
De tous temps, la haine a été patiemment combattue mais, au
gré des évènements politiques et sociaux, elle est constamment revenue harceler
les pauvres gens.
La haine peut se passer de mots n'usant que le geste : La haine est un
poison, celui dont se nourrit l'humanité depuis son aube : Seuls les
mots peuvent l'endiguer, pas le rendu de violence engendré par la haine.
La haine est l'ennemie du poète qui est près à mourir pour
l'éradiquer. Je ne suis pas ce poète, mais si j'avais une patrie à défendre,
c'est par ces frontières là que je résisterais.
Citations à comparaître : "C'est le propre de
l'âme humaine que de haïr celui qu'on a offensé". Tacite
"Il est doux de haïr dans les autres ce que nous ne
parvenons pas à haïr en nous-mêmes". Jacques Deval |