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Le brick à vrac
lundi 25 août 2008, a 17:30
Saintes maximes



A chaque fois que je veux me laver les mains, je me les ébouillante car le robinet est resté sur le thermostat en position rouge et au maximum. Désormais donc, je me lave les moignons.

Et on dit que les blondes n'ont pas inventé l'eau chaude … !

 

La vie est un long fleuve tranquille.

Il n'est donc pas de raison de se noyer dans un verre d'eau.

 

La masturbation rend sourd et l'amour rend aveugle.

Il y a donc d'un côté les malentendants et de l'autre les malentendus.

 

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

Et n'essayez pas de me faire croire le contraire.

 

Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

Il faut d'abord le rincer avant de le jeter.

 

Il faut prendre le taureau par les cornes.

Ca fait sûrement moins mal que par les couilles.

 

C'est près des vieux pots qu'on s'fait des bonnes souples.

 

Il ne faut pas juger de l'arbre par les corses.

 

Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne font jamais d'erreurs.

Mais ne rien faire de sa vie est une erreur grossière.

 

Quand le salut des abeilles viendra, le monde aura le bourdon.

 

Qui verra vivra !

samedi 23 août 2008, a 18:41
En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des centrales.


Société, tu m'auras pas !

Ben si, elle m'a eu la salope. Quelques années d'érosion mentale ont fini par me mettre au pas des inconditionnels de la pensée unique de masse. Elle a réussi à me faire oublier mes rêves, mes espoirs, et m'a fait perdre petit à petit toutes mes illusions une à une. J'ai eu beaucoup cherché dans tous les recoins de la médiathèque du pouvoir et de l'argent, ou dans la sphère du monde adulte et responsable de plage, je n'y vois pas l'once du début d'une étincelle d'espoir qui pourrait foutre le feu à tout ce bordel qui grignote nos âmes en mal de représentation.


Tiens, une petite anecdote lue aux infos pendant les vacances : Une centaine d'ouvriers auraient été contaminés par de la matière radioactive, mais à taux 0 sur une échelle de 7.


Bon, heureusement que personne n'a songé à monter sur l'échelle de riches ternes, là où le taux de contamination est mortellement ennuyeux. Alors en principe, ces braves ouvriers ne risquent pas plus qu'un pékin moyen, comme on dit en Chine, celle de chopper un putain de cancer, qui nous amènent tous un jour au cercueil. C'est ce qu'on appelle en termes de marché alimentaire le "crabe" en boîte.


Rien à voir avec ce qui se serait passé il y a de cela une bonne trentaine d'années, presque quarante même, c'est fou ce que le temps passe, au moment où le nucléaire était redouté et contesté, rassemblant des milliers d'opposants sur les chantiers en construction. Tchernobyl est depuis passé par là et j'éprouve ce sentiment désagréable qu'aujourd'hui, le danger potentiel que représente l'utilisation du géran…, heu de l'uranium, est aujourd'hui banalisé et ne suscite que réactions hostiles très marginales et dûment canalisées. Pourtant, nul doute que toutes ces alertes, même présentées comme étant mineures sans détournement sont réelles, du fait de la sous-traitance en particulier et du mode de gestion tout à l'économie ; Elles réveillent en nous le spectre de la terreur nucléaire, sans parler de la terrible menace de son usage militaire ou terroriste potentiel, qui empoisonne notre espace sécuritaire. On peut imaginer que les contestataires de l'époque n'étaient tant utopistes qu'on voulait bien nous le faire croire, quand ils se comportaient en alarmistes, mais qu'au contraire leurs craintes étaient fondées.


Cette déferlante écologiste aura au moins eu pour conséquence une vigilance accrue par EDF de ses sites, sous la pression populaire donc, mais, à priori, le temps passant, la pression retombant lourdement, cette maintenance ayant un coût, la surveillance passerait donc au second plan des préoccupations des décideurs publics et surtout privés. Du fait de l'épuisement des ressources pétrolifères, le nucléaire semble même apparaître comme un recours providentiel au consommateur tributaire du progrès comme il se doit.


Pourtant, il n'est pas certain que ce qui est bon pour l'économie le soit forcément pour l'homme, surtout quand l'uranium enrichit… !

jeudi 21 août 2008, a 16:48
J'ai rêvé ... J'étais un bateau voguant vers Brest.


E
t si nous restions un peu dans l'ambiance estivale ? Je vous propose aujourd'hui la lettre que j'avais imaginé, dans le cadre du concours du festival de Brest et celle-ci devait commencer par ces mots : J'ai rêvé ... J'étais un bateau voguant vers Brest. Hélas, j'ai encore perdu, mais l'an prochain, je remettrai le couvert ...

J'ai rêvé … J'étais un bateau voguant vers Brest ! Assis là, hébété sur le rebord du lit, je multiplie les efforts pour évoquer les multiples descriptions indociles, du plus profond de ma mémoire encore rougissante. Un gigantesque voilier sillonnait les eaux de l'atlantique, en provenance des Açores et faisait cap sur Brest. Tout me vient à l'esprit en un bloc, l'aventure, le son, un diaporama d'imagerie cérébrale. Chaque détail de la fière monture océane est gravé pour l'heure, toute son architecture, chaque poulie, chaque voile, chaque cordage m'est connu. Mais je sais hélas que je ne saurais retenir cette vision au-delà de mon sommeil bien longtemps ; La trahison d'un songe est précisément l'oubli qui lui succède.


Je naviguais fièrement sur l'océan, des hommes d'équipage s'affairaient sur le pont, l'un d'entre eux immobile, mon vaillant capitaine, debout sur ma proue, tenait la barre d'une main de maître. Il scrutait l'horizon au loin, de son regard perçant. Ses paupières érodées par l'air salin formaient une ligne concave et semi entrouverte. Nul ne semblait pouvoir franchir la frontière de ce regard scintillant, fenêtre de son âme d'homme solitaire, silencieux et appliqué, dont la lumière reflétée par la réverbération du soleil sur la surface de l'eau, creusait à chaque seconde les contours tourmentés. En contrebas, les marins s'affairaient sur le pont, solidaires, donnant le meilleur d'eux-mêmes. Chaque acte réalisé  était anonyme, qu'il soit anodin ou qu'il s'assimile à un exploit unique. Seul  l'accomplissement collectif comptait. Chacun d'entre eux connaissait les objectifs du voyage, avec ses contraintes à partager dans l'effort, essentiellement, au cours de ce voyage éprouvant.


Ce jour là toutefois, l'ambiance était particulière. La fin du voyage était proche, les côtes bretonnes, bien qu'elles ne soient visibles encore, s'annonçaient sous les meilleurs hospices. Les conditions météorologiques étaient exceptionnellement favorables. Elles permettaient à l'équipage de jouir de ces instants de relâche et ils commençaient à goûter,  par anticipation,  le retour à la terre ferme. Revoir sa famille, en de telles circonstances, est un moment d'une intensité inouïe. Après des mois et des mois de tensions, d'errements, confinés dans un espace restreint à partager, une disponibilité de tous les instants où la fatigue s'accumule, ces retrouvailles terrestres suscitaient des réactions prévisibles ou l'émotion jaillit dans un magma de rires et de larmes.


J'avançais en constance sur les eaux en mouvement, ma vitesse avoisinait six nœuds en moyenne. La mer était peu agitée et la hauteur des vagues n'excédait pas un mètre. Le bruit des eaux s'écartait dans l'oblique de ma trajectoire, imitant le bruit d'une cascade en chute libre, l'eau solide se transformait en une écume blanche, bouillonnante dans l'instant, puis s'évanouissait lentement dans le sillage de la proue, jusqu'à revenir ensuite à sa forme initiale, on eût dit une plaie cicatrisant dans l'instant.


Nous abordions la fin de l'après-midi et nous nous préparions à apercevoir le littoral. Nous devions ensuite longer la presqu'île de Crozon où le privilège nous était donné de contempler le coucher du soleil, puis nous remontions jusqu'à l'embouchure où se jette l'Elorn, tout près de Brest, où se mêlent ensembles les eaux saumâtres douces et salées.


Ce fût à cet ultime instant que le songe s'achevât, l'imminence de l'arrivée du brick et de l'équipage suscitait en moi, inconsciemment,  une frénésie impulsive. Mais il en fût de mon rêve comme de la fin du voyage, j'étais tombé en rade de Brest … et de sommeil.


mardi 19 août 2008, a 16:42
Etoile détente, mon coeur amoureux ... !


Le camping est un lieu de vacances incontournable lorsque nous voulons faire plaisir à notre progéniture en quête d'épanouissement et de plaisirs simples. Le succès de cette formule de vacances réside essentiellement dans le côté relationnel qui s'invite spontanément dans notre quotidien estivalier. Ainsi, lorsque nous arrivons dans un camping, nous sommes immédiatement et irrémédiablement "bagués" du sceau labellisé du camping, pour toute la durée du séjour. Cette pratique permet de participer gratuitement à toutes les activités structurelles du lieu de vacances et, par ailleurs, involontairement ou non et de façon sous-jacente, cela induit que nous appartenions à une seule et même communauté, avec laquelle nous devons cohabiter fugitivement de manière spartiate ou conviviale, selon l'humeur des sujets que nous sommes. Une fois que nous détenons le bracelet au poignet, que nous nous soyons fait expliquer les règles de vie collectives et, surtout, que nous avons acquitté le montant dû, nous sommes devenus des campeurs sédentaires à part entière.


Oui, je dis bien sédentaires car il est une autre manière de camper mais, en terme de "marché", le matériel utilisé est généralement destiné aux personnes isolées, sans enfants, dans un cadre général cela s'entend ainsi, adeptes de  la randonnée ou tout simplement itinérants. En quelque sorte on pourrait ainsi qualifier ce type de campeurs de voyageurs.


Pour en revenir au campeur sédentaire que je suis, le profil est quelque peu différent. Tout d'abord, en termes d'équipement. Le bon campeur pantouflard se doit de s'installer avec tout le matériel adéquat convenant à une vie de camping séante. Ainsi, il est installé comme à la maison, mais en beaucoup moins confortable quand même, de manière à avoir cet humble sentiment de vie précaire, presque celle d'aventurier, mais sans trop oser le dire trop haut non plus. Il suffit de passer trois semaines dans un camping, avant le fatidique retour, où les retrouvailles avec le foyer familial sont vécues intensément et avec un soulagement non feint de retour à la civilisation et à son confort vertueux. Le bon campeur dispose donc d'une tente familiale spacieuse, avec chambres séparées et un vaste séjour où il peut stocker toute sa panoplie d'ustensiles dernier cri de la technologie à la fois novatrice et commerciale.


Le profil du sédentaire est simple. Il est à la recherche de la société, celle qu'il a perdue au quotidien, et qui lui permet de révéler son identité à la face des autres. Dans le cadre du quotidien, cette identité est enfouie au fond de soi, avec cette impérieuse nécessité imposée par le cadre de vie actif de réserve de soi, de retenue et d'allégations en tous genres. La vie au camping va donc dissiper ce mal être grâce aux loisirs, l'apéro ou encore les soirées à thèmes que sont par exemple les karaokés ou encore soirées mister et miss camping.


Incontestablement, le camping apporte là toute la dimension désirée du plaisir communautaire partagé par ses membres.


Mais, le succès du camping, comme indiqué en préambule, c'est avant tout l'impact qu'il a sur les enfants, petits et grands. Bon nombre d'entre nous se dispenseraient probablement de résider en camping s'il n'y avait pas cet aspect ludique qui plait tant aux rejetons et qui influent impérativement quant au choix de la manière de passer ses vacances…


Les enfants ne sont pas compliqués et ils trouvent leurs plaisirs dans les activités telles que la piscine, le ping pong, le minigolf entre autres choses. De même, ils se lient très facilement et aussi très rapidement, ce qui leur permet de vivre intensément les journées les unes après les autres, avec toujours une connotation d'impatience lorsque les impératifs familiaux, comme le traditionnel repas partagé, les empêchent quelques instant de s'adonner en compagnie à des jeux divers et variés.


A tous ces titres, le camping a donc un statut à part entière et est côtoyé par toutes les classes sociales, hormis peut-être la plus haute hiérarchie, en raison du standing, mais aussi la plus basse, car le camping est également devenu onéreux, en particulier sur les sites touristiques les plus stratégiques. D'autres considéreront enfin que ce mode de vacances est quelque peu ringard et envisageront de passer leurs vacances autrement.


A chacun ses plaisirs et le droit de camper … sur ses positions.


dimanche 17 août 2008, a 10:40
Prendre congé des vacances, c'est possible !



Dimanche 17 août 2008, c'est le début de la fin. Je parle de celle des vacances bien sûr, même si la vie est comme les vacances, puisqu'il y a un début et une fin aussi, mais heureusement, cela dure plus longtemps. Ceci dit, si les vacances duraient plus longtemps que la vie, on aurait du mal à poser tous nos jours forcément. En revanche, une vie de vacances ne serait pas pour me déplaire. Encore qu'être toujours en vacances exclut de fait tous ces petits coups de blues qui nous affectent avant chaque reprise ou tentatives de suicides ratées volontairement au moment de retourner au boulot.


Donc, d'un certain point de vue, le dosage des vacances serait salutaire, à condition quand même que le nombre de jours de repos ne soit pas disproportionné à ceux du travail, ce qui constitue la règle du genre au présent. D'un autre côté, si on était toujours en congé, on ne saurait pas en quoi consiste le travail et nous ne connaîtrions ni coups de blues, ni tentatives de suicides ratées volontairement. Imaginons aussi un instant que nous pourrions avoir un coup de blues pendant le travail, au moment de prendre nos vacances, considérant que la notion de travail serait beaucoup plus valorisante que celle du congé. Quelle terrible image parcourt mon esprit à cet instant !


Mais heureusement il n'en est rien. Demain, nous sommes lundi et je retourne prendre un bain de sueur dans l'atelier du diable. Vivement les vacances … !

samedi 19 juillet 2008, a 22:37
Le picrate des Caraïbes !



Bon, dernier jour avant le départ. On va pouvoir faire le plein de paresse et pouvoir imiter le lézard au soleil. Une petite blague estivale pour la route ?

C'est l'histoire d'une femme qui part sans son mari en vacances aux Caraïbes. A peine arrivée, elle fait la connaissance d'un noir très costaud, et après une nuit d'amour torride, elle lui demande :

- Comment t'appelles tu ?

- Je peux pas te le dire, répond le noir.

Tous les soirs, ils se revoient, refont l'amour, et la femme pose toujours la même question, le noir donne toujours la même réponse. Un soir la femme dit :

- C'est mon dernier jour, je rentre demain chez moi, tu pourrais bien me dire comment tu t'appelles ?

- Je peux pas ,tu vas te moquer de moi, répond le noir.

- Mais non, il n'y a pas de raison, insiste la femme.

- Bien , je m'appelle Neige, dit le noir.

Et la femme part d'un fou rire terrible, et le noir en colère lui dit :

- Je savais bien que tu te foutrais de ma gueule.

La femme lui répond :

- C'est mon mari qui ne me croira jamais quand je lui dirai que j'ai eu 30 cm de neige tous les jours aux Caraïbes.

samedi 28 juin 2008, a 14:18
Conte de père haut mère oh dit c'est ...



                                        Père et mère

 

Depuis la nuit des temps l'histoire des pères et des mères prospèrent
Sans sommaire et sans faire d'impairs, j'énumère pèle-mêle, Pères Mères
Il y a des pères détestables et des mères héroïques
Il a des pères exemplaires et des merdiques
Il y a les mères un peu père et les pères maman
Il y a les pères intérimaires et les permanent
Il y a les pères imaginaires et les pères fictions
Et puis les pères qui coopèrent à la perfection
Il y les pères sévères et les mercenaires
Les mères qui interdisent et les permissions
Y'a des pères nuls et des mères extra, or dix mères ne valent pas un père
Même si dix pères sans mère sont du-per (perdu) c'est clair
Y'a des pères et des beaux-pères comme des compères qui coopèrent
Oubliant les commères et les langues de vipère
Il y a les « re-mères » qui cherchent des repères
Refusant les pépères amorphes
Mais les pauvres se récupèrent les experts (ex-pères) du divorce
Il y a les pères outre-mère qui foutent les glandes à ma mère
Les pères primaires, les perfides, les personnels qui ont le mal de mère
Ceux qui laissent les mères vexent et les perplexes
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci

Il y une mère candide et un père aimable
Il y une mère rigide et imperméable
Il y a des pères absent et des mères usées
Il y a des mères présentes et des perfusés
Il y a des mères choyées et des mères aimées
Il y a des pères fuyants et des périmés
Il y a la mère intéressée et la mère ville
L'argent du père en péril face à la mercantile
Il y a les pensions alimentaires, les « pères crédit »
Des pères du week-end et des mercredi
Y'a des pères hyper-fort et des mères qui positivent
Ou les coups de blues qui perforent les mères sans pères-pectives
Mais si les persécutés, le père sait quitter
Et si la mère pleure c'est l'enfant qui perd
Mais si la mère tue l'amertume la magie s'éveille
Et au final qu'elle soit jeune ou vielle la mère veille (merveille)
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci

Il y a les mères qui désespèrent à cause des amourettes
Perpétuellement à la recherche d'un homme à perpet'
Il y a la mère célibataire persuadé de n'être personne
Et qui attends que dans ses chimères que derrière la porte un père sonne
Il y a les mères soumises et les pères pulsions
Il y a les mères battues et les percussions
Il y a les mères en galère à cause des pervers, des perturbés
Alors il y a la mère qui s'casse si elle est perspicace
En revanche, si le père et la mère s'acoquine et vont se faire mettre si je peux me permettre
La tension est à dix milles ampères
Car quand le père est en mère et que la mère obtempère
C'est la hausse du mercure car le père percute et la mère permute
Le père tend sa perche et la mère se rit de cette performance, de ce perforant impertinent
Elles sont les péripéties du père dur face à l'effet mère (l'éphémère)
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci

 

Grand corps malade



vendredi 27 juin 2008, a 10:11
Prose estivale !


Bon, je crois que je vais faire ma pause et il faut tôt. Bien qu'en repos cette semaine et imaginant avoir assez de temps pour produire quelques post, il n'en a en fait rien été et quand l'été justement y'en a plus, y'en a encore. Outre les travaux saisonniers liés à la saison estivale ancienne, qui vont des plantations à la maintenance, puis  à la récolte 45, en passant par des travaux de constructions, les obligations familiales, les vacances, il me reste aussi quelques projets d'écriture via des concours notamment et qui stimule mes sens sans plomb, après la récolte 45.


Il va sans dire que ceci n'est qu'une pause qu'a fait du bien, que tout va à merveille pour moi, la Bretagne vit sous une chape de chaleur à tel point que pour partir en vacances, je me demande si je ne vais pas camper dans mon jardin. Cela aurait l'immense avantage d'avoir accès à internet facilement et venir au quotidien lire tous les blogs amis. Mais, je crains que cela non plus ne soit pas possible et madame Woogy a probablement d'autres souhaits, nous partons le 19 juillet.


Je m'excuse par avance auprès de Gilles qui vient juste de m'ajouter à ses favoris et à qui je fais au même moment faux bond, James bond. Je reviendrai alimenter ce blog à partir de la mi-septembre je l'espère. Je vous remercie de votre aimable, courtoise, amicale, ludique, agréable, plaisante, amusante, bouffonne, hilarante, cocasse, désopilante, et très fraternelle participation ici.


A bientôt sur vos starting blogs.



dimanche 22 juin 2008, a 11:27
Le cercle des poètes disparus

                       


                            Le sommeil du condor

 

Par-delà l'escalier des roides Cordillères,
Par-delà les brouillards hantés des aigles noirs,
Plus haut que les sommets creusés en entonnoirs
Où bout le flux sanglant des laves familières,
L'envergure pendante et rouge par endroits,
Le vaste Oiseau, tout plein d'une morne indolence,
Regarde l'Amérique et l'espace en silence,
Et le sombre soleil qui meurt dans ses yeux froids.
La nuit roule de l'est, où les pampas sauvages
Sous les monts étagés s'élargissent sans fin ;
Elle endort le Chili, les villes, les rivages,
Et la mer Pacifique, et l'horizon divin ;
Du continent muet elle s'est emparée :
Des sables aux coteaux, des gorges aux versants,
De cime en cime, elle enfle, en tourbillons croissants,
Le lourd débordement de sa haute marée.
Lui, comme un spectre, seul, au front du pic altier,
Baigné d'une lueur qui saigne sur la neige,
Il attend cette mer sinistre qui l'assiège :
Elle arrive, déferle, et le couvre en entier.
Dans l'abîme sans fond la Croix australe allume
Sur les côtes du ciel son phare constellé.
Il râle de plaisir, il agite sa plume,
Il érige son cou musculeux et pelé,
Il s'enlève en fouettant l'âpre neige des Andes,
Dans un cri rauque il monte où n'atteint pas le vent,
Et, loin du globe noir, loin de l'astre vivant,
Il dort dans l'air glacé, les ailes toutes grandes.

 

Charles Leconte de Lisle

mercredi 18 juin 2008, a 21:40
Laporte aux abus !


Décidément, en matière de football professionnel, il n'y a guère que le ballon qui tourne rond.


J'écoutais l'émission le grand journal sur canal + ce soir et l'invité du jour était le ministre de la jeunesse et des sports Bernard Laporte.

 

Questionné inévitablement sur le sujet de la défaite tricolore, Laporte nous déballe tranquillement sa théorie selon laquelle Van Basten, sélectionneur des Pays Bas, aurait commis une erreur tactique en battant la Roumanie pour l'ultime rendez-vous de la poule qualificative.

 

En clair, (sur canal +) Laporte reprocherait à Van Basten de ne pas avoir laissé gagné la Roumanie, ajoutant également que cette erreur de stratégie pouvait le priver de la coupe d'Europe, au prétexte que les pâles italiens qui ont battus des français encore plus pâles, donc transparents, risquaient de les battre en phase finale de ce championnat. Quand bien même cette hypothèse serait avérée, il est indiscutable que les Pays Bas ne pourraient sortir que la tête haute, avec la satisfaction d'avoir joué et tenté la conquête d'un titre de la manière la plus honnête qui soit, par le seul talent qui les caractérisent, dans un secteur que Laporte est censé bien connaître et qu'on appelle communément le sport.

 

Le ministre de la jeunesse et des sports nous a tranquillement exposé comment il fallait s'y prendre pour tricher, sans le mot ne soit prononcé pour de vrai, en trafiquant un résultat sportif au profit d'une victoire suprême et du couronnement, quoiqu'il en coûte.

 

Bel exemple pour la jeunesse, bel exemple pour le sport, voilà une leçon de libéralisme sportif sans équivalent à ce niveau.

 

Si Laporte avait été un footballeur, il aurait sûrement été libéro.

mardi 17 juin 2008, a 22:51
Et viva Espana !


Bien, en tant que spécialiste un con testé ou testable de la planète foot, je me devais de commenter à chaud le résultat et le déroulement du match France Italie de ce soir, en analysant et relisant les dysfonctionnements individuels, la synergie du collectif, la compétence de l'arbitrage et, enfin, évaluer le seuil de rentabilité du coaching.

 

La France et l'Italie se sont donc donné rendez-vous pour une soirée de Gallas. Alors, début de la première mi-temps, la France joue sa carte à fond et se dépense sans compter, dans la bonne humeur. De fait elle exhibe son RIB et rit, lequel sort sur civière de lièvre à la 7ème minute. D'ailleurs, Thierry en rit encore au pied.

 

A partir de ce moment, le jeu va se rééquilibrer et la sortie de Ribéry handicaper le collectif. De fait, la France va rapidement se faire opérer sans douleur à la 24 ème par pénaltie , et se faire enlever les Abidals. Ils se retrouvent donc à 10.

 

La seconde mi-temps débute de manière équilibrée, mais la France joue à dix Abeba et on sent un deuxième but italien se profiler. Il arrive sur coup franc et Grégory n'y a pas Coupet : France 0 – Italie 2. Ben c'est moi a bien tenté sur un autre coup franc de réduire le score, mais en vain d'Alsace. Quand Thuram, tu n'es pas gai forcément et ce qui est vrai ici Evra ailleurs. Il est à notaire dans ce match une bonne performance de Clerc sur l'aile droite.

 

Carton rouge pour un supporter également qui a failli rentrer sur le terrain bourré et grosse erreur du service d'ordre qui l'ont laissé rentrer avec Sagnol à 70°.

 

L'Italie est assurée désormais de rencontrer l'Espagne en ¼ de finales, mais ça devrait être difficile. Enfin qui vivra Vieira.

 

Dommage pour la France donc qui n'aura pas eu Toulalan nécessaire pour faire basculer le match en sa faveur. Enfin, le coaching est finalement contestable et le sélectionneur est un extrémiste, c'est sûr, parce que Domenech plus ultra, ça n'existe pas.

 

Fin du match dont on peut dire qu'en plus d'être décevant, il aura aussi fallu supporter les commentaires de Thierry Rolland et de son acolyte Franck Leboeuf dont la teneur des propos en daube fût à la hauteur de la prestation globale de cette équipe de France dans le championnat d'Europe 2008.

 

Allez , à dans 4 ans.

lundi 16 juin 2008, a 23:16
Boon, Dès, ligue A !


Et voilà, l'Allemagne vient de battre l'Autriche 1 à 0. Je regarde rarement le foot à la télé, sauf lorsqu'il s'agit de rencontres à évènements, comme le championnat d'Europe des Nations ou la coupe du monde de choc.


Non pas que j'ai une âme de patriote dog, non, mais simplement parce qu'il me semble que la compétition qui s'y rapporte de garage a un attrait davantage sportif que financier, contrairement aux coupes inter clubs de golf. J'en profite pour ouvrir une parenthèse, pour dire ici qu'en voulant vérifier la définition d'un terme que je voulais employer, simplement parce qu'il me plaisait, et qui par ailleurs était complètement inapproprié, je me suis rendu compte que j'en cherchais l'interprétation dans l'annuaire, dont je m'étais servi quelques minutes auparavant, et il m'a fallu attendre d'être à la page des « P » pour constater qu'il ne s'agissait pas du dictionnaire. Je peux donc maintenant fermer la parenthèse de philo.


Naturellement, s'il est une chose que je ne retiens jamais, c'est le nom des joueurs, pour une raison simple, il y en a d'abord beaucoup trop, et ensuite parce ça ne m'intéresse pas.


En revanche, s'il est un nom de joueur dont je me souviendrai dans cette équipe d'Allemagne, c'est celui de Gomez. On a eu des joueurs comme Beckenbauer, Klinnsman, Berthold, Schumacher, Hasslër, Vogts, Rummenigge, etc. Alors évidemment, ça peut paraître idiot, mais à chaque fois que le speaker prononçait Gomez pour l'équipe d'Allemagne, j'étais complètement bidonné sur mon canapé, d'autant plus que ces équipes d'Allemagne que je vois jouer depuis des années maintenant sont généralement appliquées et sérieuses, ce qui a ajouté à mon hilarité crépusculaire.


Je précise sans plus attendre que « Gomez » est un nom tout à fait respectable comme n'importe quel autre nom par ailleurs, à quelques exceptions près toutefois, comme Dutroux, Fourniret, Sarkozy, etc.


Voilà, c'est à peu près tout ce que j'avais ce soir à me mettre sous l'Adam qui soit à peu près Gomez … tible.

dimanche 15 juin 2008, a 13:31
Les petites femmes de Mygales !


L'araignée est un prédateur invertébré de la famille des arachnides. On en fait de l'huile d'ailleurs, l'huile d'arachnide. Elles sont dotées de huit pattes et d'yeux, mais n'ont ni antennes, ni ailes. Elles tissent leur toile ou leur cocon pour piéger leur proie ou encore protéger leur progéniture.


Certaines toiles sont d'ailleurs devenues des banques. Oui, les araignées peuvent également stocker leur sperme sur la toile.


Il existe également des araignées nomades, qui chassent en se servant de la configuration du terrain, donc sans l'aide de toile ou cocon comme la lune.


L'araignée a colonisé tous les milieux végétaux vivants, à l'exception des eaux salées et des endroits de haute altitude, en raison du froid ambiant.


Elle joue un rôle majeur dans la régulation des espèces d'insectes, du fait qu'elle est prédateur, et est elle-même soumise à la loi du genre, chassée qu'elle est par les oiseaux, reptiles et certains insectes prédateurs d'araignées exclusivement.


Certaines variétés ont des morsures mortelles ou graves pour l'homme, soit environ 200 espèces, par inoculation de leur venin.


Bon alors bien sûr, on parle des araignées, dont une des caractéristiques est de provoquer chez l'homme l'arachnophobie, à savoir une peur bleue du profil de ces insectes, et vous allez forcément me demander pourquoi, un dimanche à la campagne, je ferais comme ça un petit article sur les araignées, que j'ai tout pompé sur Wilkipédia.


Et bien la réponse est somme toute assez simple, aujourd'hui, c'est la fête d'épeires.

lundi 09 juin 2008, a 22:36
Le tancarville, c'est comme l'oubli, ça se répare.


Tancarvile, tancarville, voyons, ah oui, si ma mémoire est bonne, ou plutôt celle de Wilkipédia, le pont de Tancarville a été construit en 1959, permettant la circulation des véhicules entre Le Havre, pays cher au père Cantoche et Rouen, pays cher à Jeanne d'Arc, qui brûlait d'impatience de bouter les anglais hors de France. Ce fut l'une des premières réalisations de grande envergure du 20ème siècle en France.

 

Tancarville, tancarville, voyons, ah oui, c'est aussi le nom que l'on donne communément à un étendoir à linge et, lorsqu'il pleut, ce qui n'est pas rare en Bretagne, permet d'assurer en toute sécurité le séchage de nos précieux effets à l'abri des intempéries dans le garage par exemple. C'est également vrai lorsque les agriculteurs répandent sauvagement leur lisier de porc dans les cultures, ce qui imprègne les vêtements si par malheur ceux-ci ont été exposés à l'extérieur.

 

Ainsi donc, depuis quelques mois, voire quelques années, notre tancarville était à ce point délabré qu'il partait en morceaux à chaque fois que nous voulions le replier, ce qui était fort désagréable. J'avais d'ailleurs remarqué que madame Woogy, sans raison apparente, semblait déprimer depuis quelque temps, et sans que je n'en connaisse véritablement la raison. J'avais beau tenté de la questionner, essayé de découvrir quelle mystérieuse raison pouvait à ce point perturber son équilibre, sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit, rien n'y faisait.

 

Un jour, tandis qu'il pleuvait, ce qui n'est pas rare en Bretagne, comment ça je l'ai déjà écrit ? Mais non voyons. Cessez donc de m'interrompre, je ne vais plus savoir où j'essuie à force de pleuvoir. Tandis qu'il pleuvait donc, j'eus l'idée généreuse et lumineuse, disposition dont je suis plutôt coutumier, de réparer ce fameux tancarville et de le rafistoler avec les moyens du bord.

 

Il faut dire que je récupère tout ce qui peut être récupéré, vis, boulons, écrous, morceaux de ferraille, bref, une véritable petite quincaillerie chez moi. Je me mis donc à l'ouvrage et fis d'un tancarville en loques un tank car vil en bloc. Plus costaud qu'un neuf, plus beau qu'un pont de Tancarville mais moins haut.

 

Lorsque ces petits aménagements furent achevés, je montrai à madame Woogy le fruit de mon prestigieux travail. En l'espace d'une seconde, à la vue de cette transformation fantastique, elle fut métamorphosée et à nouveau épanouie.

 

Enfin, j'avais accompli son rêve, celui de pouvoir étendre son linge dans la sérénité, dans la plus parfaite quiétude. Elle me regardait longuement, amoureusement, langoureusement, heureusement, que j'aille en enfer si je mens, un sourire de reconnaissance envahissait son visage et son regard ne parvenait plus à se détacher de ma personne subliminale. Moi, la regardant faire, assis sur mon rocking chair, un coca à la main, une paille dans l'autre, je sirotais tranquillement mon breuvage, tout en lui indiquant qu'il valait mieux qu'elle se concentre sur son ouvrage, ce qu'elle fit tout naturellement, en redoublant d'activité, ce qui me rassura définitivement.

 

Un vieux proverbe dit : Il vaut mieux étendre son linge propre tout seul que laver son linge sale en famille. Il y a sans doute du vrai dans tout ça.

 

Qui eût cru qu'un simple tancarville puisse à ce point revêtir l'expression d'un bonheur partagé ?

dimanche 08 juin 2008, a 22:09
Le cercle des poètes disparus



                            La mort des amants


 

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;

Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.

mercredi 04 juin 2008, a 21:06
Ca roule pour moi !


Ce matin, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, en clair, au lever du jour, Je partais, vois-tu, je sais ce qui m'attendais. J'allais au boulot quoi.


J'allais par la forêt, et surtout par la route, car j'ai une golf diésel et non point un 4X4. Je cheminais doucement, tranquillement, je flânais  à 50, 50 kilomètres à l'heure lorsque, tout à coup, un véhicule non identifié déboula derrière moi à grande vitesse. J'ôtais rapidement le pilote automatique de la golf pour en reprendre le contrôle manuel  et, actionnant le clignotant droit, je me rangeais sur le bas côté de la chaussée pour laisser passer le moine, car l'habit ne fait pas le moine, ce qui n'est pas le cas de la chaussée.


Roooooooahhhhhrrrrrrrr, fit la voiture en me dépassant. J'étais encore, comme à l'accoutumée, sur le programme lent. Le matin, au lever, tout est programmé chez moi. Jamais un geste en trop, jamais d'imprévus si cela est possible qui ne puisse être anticipé. Ainsi, la journée démarre doucement, pour se terminer lentement. Rien ne sert de courir, surtout quand on sait qu'une journée dépasse rarement 24 heures.


Ainsi donc, une fois le bolide hors de vue, je remis mon clignotant, côté gauche cette fois, pour revenir circuler sur la voie publique, voie publique, voie publique, en jetant des regards pathétiques, aux passereaux honnêtes, je revenais circuler sur la voie publique, voie publique, voie publique, en disant des je t'aime pathétiques, à leurs petites gueules bien sympathiques.


Je fus à peine engagé, j'étais encore en pilotage manuel, qu'à nouveau, un nouvel arrivant  vint m'attaquer par derrière. Nous étions engagés dans une série de lacets, soit deux virages consécutifs, et je vis dans mon rétroviseur laser que le conducteur tentait d'amorcer un dépassement sur la gauche, car s'il l'avait fait sur la droite, il aurait probablement terminé tragiquement sa course au fond du fossé, mais j'avais deviné qu'il ne s'agissait là que d'une diversion destinée à m'intimider.


Je réfléchis donc rapidement à comment je devais réagir et je décidai de ne rien décider et de conduire selon mon habitude, comme si de rien n'était.


Cette tactique fonctionna et le conducteur me suivant prit son mal en patience et resta derrière moi pendant deux virages.


Une fois que je fus sorti du second virage, je me suis dit : "Je suis sûr que le bonhomme va me doubler". Et bien, vous n'allez pas me croire, il m'a effectivement doublé.


"Que d'émotion en ce début de journée", me suis-je dit.


Au terme de ces péripéties en boucle, ce qui est normal, pour des lacets, j'arrivai déjà dans l'agglomération. J'avais donc pris un nouveau virage dans l'AVI. Oui, en effet, j'avais une golf de location. Ouf, j'avais donc évité un troisième nouveau venu. Il restait juste un danger potentiel, le passage du rond point qui s'assimile davantage à de la roulette russe qu'à de la circulation routière.


Puis, j'arrivai sur mon lieu de travail indemne et opérationnel. Et oui, tout le monde ne le sait pas forcément, mais j'ai une vie particulièrement trépidante.

lundi 02 juin 2008, a 20:24
Rain manne !


En ce lundi 2 juin 2008, nous sommes maudits. Le pouvoir d'achat descend aussi vite que l'eau monte dans les pluviomètres. Ce n'est pas peu dire, aujourd'hui encore fut une journée épouvantable avec des trombes d'eau qui sont tombées toute l'absinthe journée, sans discontinuer. Eaux rages, eaux désespoir, eaux gazeuses ennemies, n'ai-je donc tant vécu que pour l'intempérie ?

 

Et ce n'est point fini, météo France, dans sa revue de presse météorologique quotidienne, nous annonce une accalmie de quelques heures avant un retour pluviométrique dès ce jeudi, l'hôtesse arborant même son plus beau sourire de communicante et non pas comme une niquante, sans quoi le public finirait sans aucun doute par poléniquer sur le sujet. Or Paul et Mickey, ce n'est pas la même chose.

 

Tandis qu'il pleuvait des cordes cet après-midi, j'en ai profité pour en récupérer quelques unes au cas où il y aurait lieu un arc en ciel, je suis le roi dans ce domaine, en me disant que comme ça, j'aurais plus d'une corde à monarque.

 

Pour célébrer l'évènement, j'ai d'ailleurs pris plusieurs fois la pose pendant l'orage qui sévissait et, à la faveur des éclairs dont je n'avais absolument rien à foudre en étant devant cette pâtisserie, je me disais donc que j'aurais pu ainsi être sur la photo dans le journal Ouest France de demain.

 

Enfin, pour finir, je dois dire que je fus bien peu inspiré ce soir en allant chercher deux bouteilles d'eau minérale de 50 centilitres au supermarché pour le pique nique de l'école, car il y avait un monde de choc. Bref, je dus patienter près d'une demi-heure, soit  un quart d'heure par bouteille d'eau achetée.

 

Je me fis donc cette précieuse réflexion lunditudinale : "Heureusement que je n'en ai pas acheté deux ou trois packs … !"

dimanche 01 juin 2008, a 13:58
Le cercle des poètes disparus




                                    ROMAN

I
 
On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.
 
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, - la ville n'est pas loin, -
A des parfums de vigne et des parfums de bière...
 
 
II
 
- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...
 
Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...
 
 III
 
Le coeur fou Robinsonne à travers les romans,
- Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux-col effrayant de son père...
 
Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...
 
 IV
 
Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire...!
 
- Ce soir-là,... - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.

A. Rimbault

jeudi 29 mai 2008, a 18:56
La route du rhume !


Incroyable, insensé, inouï, ahurissant. Aujourd'hui, j'ai rencontré quelqu'un en bonne santé. Pas un éternuement, ni une quinte floche majeure de toux interminable. Pas le moindre kleenex trempé qui aurait servi 25 ou 26 fois d'affilée et tenu entre trois doigts, rien. Le malade imaginaire s'en retournerait dans sa tombe. Je me suis demandé un instant si la chose était contagieuse et je me suis bien gardé de l'approcher. Rendez-vous compte, si cela se trouve, il suffit de toucher l'individu pour se retrouver bien portant. Il est même possible que cet homme là n'ai jamais vu un médecin de toute sa vie. Argan, sort de ce corps ! Quoique le brave Argan en ai vu quelques uns des médecins, ou plutôt des charlatans qui n'en voulait qu'à sa bourse, saignées, des remèdes de sorcières, des purges, des purges du portefeuille oui.


Et tandis que nous, pauvres âmes fragiles, marchons comme des zombies à la recherche d'un nouveau souffle sans avoir besoin d'être intubé, une bouffée d'oxygène pure et salvatrice, monsieur se promène en sifflotant comme si de rien n'était. Tout juste s'il ne nous nargue pas en nous toisant de haut, comme le ferait un riche en jetant dédaigneusement quelques deniers d'argent à un pauvre reconnaissant d'une telle aubaine.


Si aujourd'hui, je devais être un nain, je serais probablement Atchoum. Ah là là, et dire que le proverbe prétend que quand la santé va, tout va, tout va de travers oui.

lundi 26 mai 2008, a 22:03
L'étourneau vinaigre !



L'étourneau est un oiseau de la famille des passereaux. On le dénomme aussi le sansonnet et j'en profite pour ajouter, du fait que nous puissions l'appeler de deux manières, que cette particularité est bien commode, cela permet en effet d'éviter de multiples répétitions sur son patronyme à l'écriture.  Voilà qui est dit.

 

 L'étourneau sansonnet est un volatile très répandu dans nos régions et sédentarisé. Lorsque j'étais gamin, on mangeait même ces bestioles que l'on dégommait avec du plomb et le faisions cuire en cocotte à l'étouffée, Allez tout fait, allez tout fait, allez. Il paraît même que c'est très bon en pâté. Empâté toi-même !

 

En tout cas, ici dans nos campagnes, il est considéré comme étant un grand nuisible, pour les récoltes toutes catégories. Le sansonnet peut aussi bien détruire des pieds de tomates en début de pousse que du maïs et autres jeunes plans en tout genre. Il ne se contente pas seulement de bouffer nos premières cerises. D'ailleurs, le sansonnet s'en fout comme de sa première cerise.

 

L'étourneau se constitue en bandes très importantes, d'où l'ampleur des dégâts qu'il est capable d'occasionner à chacun de ses déplacements. Il ne se meut que lorsqu'il fait chaud, comme la vache se meut en le faisant,et bien que le faisant n'ait rien à voir avec le sansonnet et, pour en finir avec le début, le sansonnet a horreur du frais de  déplacement quand il fait chaud. Vous avez vu comment j'ai évité une répétition là ?

 

Pour en terminer avec  cette présentation du sansonnet, il est bon de savoir qu'il est un oiseau pragmatique qui déteste la poésie. Vous saurez donc presque tout sur l'étourneau sans sonnets.

 

A Marseille enfin, l'étourneau est poli. Il dévaste les récoltes certes, mais au moins il paye les dégâts. Bon, ça reste symbolique quand même puisqu'il paye en roupies … de sansonnets.

dimanche 25 mai 2008, a 09:04
Bonne fête d'Elmer !


Quelquefois
Si douces
Quand la vie me touche
Comme nous tous
Alors si douces...

Quelquefois
Si dures
Que chaque blessure
Longtemps me dure
Longtemps me dure...

Femmes...Je vous aime
Femmes...Je vous aime
Je n'en connais pas de faciles
Je n'en connais que de fragiles
Et difficiles
Oui...difficiles

Quelquefois
Si drôles
Sur un coin d'épaule
Oh oui...Si drôles
Regard qui frôle...

Quelquefois
Si seules
Parfois elles le veulent
Oui mais...Si seules
Oui mais si seules...

Femmes...Je vous aime
Femmes...Je vous aime
Vous êtes ma mère, je vous ressemble
Et tout ensemble mon enfant
Mon impatience
Et ma souffrance...

Femmes...Je vous aime
Femmes...Je vous aime
Si parfois ces mots se déchirent