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Le brick à vrac
mercredi 04 mars 2009, a 20:31
Super Manne !



Vu dans ma messagerie :

N'oubliez pas: Nicolas Sarkozy a sauvé Alsthom, il a libéré Ingrid Betancourt et exfiltré les otages en Somalie, il a terrassé Poutine, Ghosn  et Mittal.
 
Et aussi:

Nicolas Sarkozy peut encercler ses ennemis. Tout seul.
 

Quand Nicolas Sarkozy pisse face au vent, le vent change de direction.
 

Nicolas Sarkozy peut claquer une porte fermée...
 

Nicolas Sarkozy a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.
 

Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un pyjama Nicolas Sarkozy.
 

Jésus Christ est né en 1955 avant Nicolas Sarkozy.
 

Nicolas Sarkozy ne porte pas de montre. Il décide de l'heure qu'il est.
 

Nicolas Sarkozy peut diviser par zéro.
 

Dieu a dit: que la lumière soit! Et Nicolas Sarkozy répondit: On dit s'il  vous plaît.
 
 
La seule chose qui arrive à la cheville de Nicolas Sarkozy... c'est sa chaussette.
 

Quand Google ne trouve pas quelque chose, il demande à Nicolas Sarkozy.
 

Nicolas Sarkozy fait pleurer les oignons.
 

Les Suisses ne sont pas neutres, ils attendent de savoir de quel coté Nicolas Sarkozy se situe.
 

Pour certains hommes le testicule gauche est plus large que le testicule droit. Chez Nicolas Sarkozy, chaque testicule est plus large que l'autre.
 

Nicolas Sarkozy sait parler le braille.
 

Il n'y a pas de théorie de l'évolution. Juste une liste d'espèces que Nicolas Sarkozy autorise à survivre.
 

Nicolas Sarkozy et Superman ont fait un bras de fer, le perdant devait mettre son slip par dessus son pantalon.
 

Un jour, au restaurant, Nicolas Sarkozy a commandé un steak. Et le steak a obéi.
 

Nicolas Sarkozy a un jour avalé un paquet entier de somnifères. Il a cligné des yeux.
 

Nicolas Sarkozy mesure son pouls sur l'échelle de Richter.
 

Nicolas Sarkozy connaît la dernière décimale de Pi.
 

Nicolas Sarkozy peut dessiner un carre de la même superficie de n'importe quel cercle, et à main levée.
 

Nicolas Sarkozy peut taguer le mur du son.
 

Quand la tartine de Nicolas Sarkozy tombe, la confiture change de côté.
 

Nicolas Sarkozy est capable de laisser un message avant le bip sonore.
 

Une larme de Nicolas Sarkozy peut guérir du cancer, malheureusement Nicolas Sarkozy ne pleure pas.
 

Quand Nicolas Sarkozy passe devant un miroir, il n'y a pas de reflet : il n'y a qu'un seul Nicolas Sarkozy.
 

Si Nicolas Sarkozy dort avec une lampe allumée, ce n'est pas parce qu'il a peur du noir mais parce que le noir a peur de lui.
 

Le calendrier de Nicolas Sarkozy passe du 31 mars au
2 avril... Personne ne fait de blague à Nicolas Sarkozy.

mercredi 03 décembre 2008, a 03:45
Brick en vrac


Nous sommes tous des enfants de marins, navigateurs en solitaire pour une traversée temporelle. Nous connaissons tous notre point de départ, chacun ignore pourtant quand s'achève son propre voyage.


Voguons-nous  finalement vers un nouveau monde comme le firent, jadis, des aventuriers de l'océan qui ignoraient encore si la Terre était plate ou ronde et, bien que quelques thèses scientifiques de l'époque étayaient la seconde hypothèse, défiant l'institution catholique pour le bénéfice de l'humanité, il fallait avoir du cran pour que les équipages d'alors se risquent à affronter non seulement l'océan et ses ires de l'occasion, mais peut-être aussi et surtout leurs propres démons.

 

Nous sommes tous des navigateurs solitaires, enrôlés de force à la naissance,  en quête de tout ou de rien, selon les capitaines de vaisseaux sans gains, à traverser un océan de vide, comme un funambule voyage sur son fil.

 

La quête du but final est périlleuse pour un navigateur solitaire. Il lui faut affronter tous les dangers qui pourraient endommager son embarcation corporelle, jusqu'à abréger son voyage.


Combien de vaillants capitaines ont-ils ainsi disparus, depuis le quaternaire, à l'échelle du monde, et dont nous ne sommes témoins que d'une si faible poignée, sur notre propre trajet, je n'ose imaginer le nombre tant il m'effraie.

 

Les tempêtes que nous devons subir parfois devraient être de nature  à nous poser les bonnes questions sur notre environnement, ou comment continuer le voyage dans la course à la traversée en solitaire.

 

Nous ne ressortons jamais indemnes d'une tempête sous crâne et l'océan sans fin sur lequel nous passons taraude nos âmes jusqu'à leurs derniers souffles devant.

 

Je viens de démâter dans une de ces tempêtes, je rentre donc au port pour réparer et vous laissent donc continuer la course sans moi, non sans et moi toutefois.

 

Bon vent matelots.

lundi 24 novembre 2008, a 01:41
PS M'écoeure, c'est vraiment du Lagaffe !


Chacun s'accorde à dire que la situation du PS aujourd'hui est le pire des scénarios pour son fonctionnement en tant que parti  qui prétend à l'alternance de gouvernance. Je pense également que la droite qui semble se réjouir de cette inextricable situation n'a pas forcément le bon goût de s'en réjouir, car cette affligeante situation démontre, si besoin en était, que la rupture s'accentue irrémédiablement entre les "élites" politiques dont le cheminement de tous ces bonimenteurs est finalement tracé sur les mêmes trajectoires que celle qu'aujourd'hui le PS connaît ce qu'a connu la droite, il y a bien peu de temps, souvenez-vous, façon vendetta faut dire, mais il semble que la mémoire a ses faiblesses, à priori,  tandis que le peuple est soumis pour sa part à une véritable dépravation de ses conditions de vie professionnelles et familiales, l'automobile et le bâtiment risquent bien de payer le prix fort, en qualité de précurseurs, et surtout est en train de bien morfler sur les conséquences immédiates d'une crise financière non traitée et sous estimée, en rapport aux pauvres des prix bien sur. En outre, les éléments tampon, tels que les syndicats, ont perdu toutes les valeurs historiques et idéologiques qui auraient pu conduire, et encore, à une temporisation collective. Le jour de gloire est arrimé. Le syndicat, de mon point de vue, est devenu un organisme qui dérange le travailleur, tandis qu'il continue encore à combler le patronat. Sa parole reste d'évangile pour ceux qui imagine encore que Zorro va arriver, sans se presser quand même.


Il me semble que cette perspective est devenue obsolète car l'écart s'est creusé entre l'élite de la noblesse, celle de la filière prédestinée à une aristocratie  par l'histoire génétique de qui va à la chasse perd sa place. C'est bien fait pour ta gueule pauv'con …


Ce qui est à mon sens nouveau, aujourd'hui, c'est que le capitalisme, appelons par son nom ce qui n'est encore compris que par ceux qui ne le sont pas, c'est que le travailleur est condamné à mort. Attention, pas n'importe quel travailleur, non pas celui qui, dans l'instant présent, va profiter de sa vie individualiste qu'il considère comme normale. Après tout, selon lui, le jeune doit faire ses preuves et bien naturellement, pourquoi ce jeune là serait-il plus heureux que le vieux qui le précédât. Je n'imagine pas un instant qu'un esclave puisse générer un homme libre. Par exemple, Ouba, Ouba Ma est tout, aujourd'hui, sauf un homme libre. Un jour peut-être sera-t-il interrogé par Rebbecca Manzoni, oui mais des spaghettis, et finira donc sur la chaise écclectique.


Entre la culture du politique entraîné et averti, celui qui a fait les grandes écoles ou encore celui ou celle dont les prédispositions ont déterminé de manière intéressée le devenir de sa propre destinée, je ne vois pas en quoi nous devrions nous soucier de tout ce qui appartient au nouveau tiers Etat.


Il convient malheureusement d'admettre que la place qui nous revient, à nous êtres humains, est synonyme d'une sélection dont rêvaient les nazis, par une radicale élimination, tandis que Rabelais pensait la même chose, je crois, mais avec des critères bien davantage pudiques et peut-être même sincèrement humanistes. Je m'interroge cependant sur la similitude s'agissant d'un constat et dont se défendrait les protagonistes quand à l'idéologie qui leur est propre.


En fait, je ne puis que constater que la réalité est une offense à l'humanité à laquelle je crains d'être membre à part entière.


Je conclurais en souhaitant me prononcer pour abréger la souffrance des hommes et de leurs victimes aussi d'ailleurs, à savoir la population animale, végétale et planétaire.


J'entendais encore récemment que pour satisfaire aux besoins de l'humain, dans la perspective la plus juste au fond, il faudrait 8 planètes pour satisfaire nos besoins de consommateurs contemporains.

Si d'aventure l'homme gagnait son challenge, cela signifierait que 8 planètes seraient très nettement insuffisante, à un moment donné, pour que l'homme s'épanouisse encore davantage et réalise à un moment donné un souhait inavoué, mais dont certains Napoléon, César, Attila ou plus récemment Hitler avaient de peu échoué.


Ce soir, j'ai fait un rêve, j'ai aperçu une chaumière d'où s'échappait une fumée parfois épaisse, parfois discrète, où la chaleur d'un foyer se noyait avec celui du coeur.


Je ne me souviens pas qu'il existait une cheminée dans le colosse de Rhode. Mais si le colosse copie, alors Rhodes a la joie.


A une époque d'ailleurs où Rhodes existait, il y avait peu de chômage, car Rhodes avait ses Stewart !

vendredi 14 novembre 2008, a 23:40
I'm a poor lonesome K O boy


Désolé de mon absence inopinée du chef, mais madame a eu quelques soucis, je ne parle pas des fleurs, ou alors celles du mal, et tout cela tandis que je conversais tranquillement avec papa Cantoche. Madame s'en remet gentiment, rien d'alarmant non plus, mais il fallut peinture antirouille, heu pardon, il fallut minium.


C'est là que je m'interrogeais au fond, me disant :


"Tantôt j'ai la faiblesse de croire que je suis fort, tantôt j'ai la force de voir que je suis faible".


Il s'ensuivît une course effrénée et inhabituelle, s'occuper des gosses par exemple. Parfois, je me demande à quoi sert la DASS. Ils ont leur égo sans doute. Cela me permet d'affirmer sans restriction aucune que l'égo DASS est une chose sûre et je trouve ça beau de l'air quand le son est clair, pas trop grave, un chaud son quoi !


Du coup, j'ai perdu le rythme d'un coup d'un seul et j'ai bien du mal à en revenir, sur le blog j'entends ou j'esblonde, heu j'esgourde pardon.


Voilà quoi. Donc merci pour tous les messages à mycoses que j'ai reçu, je vais y répondre, mais pour l'heure, je fais une pause à durée non des terres minées, et que ça saute.


A tout à les goûts et à tout à l'heure aussi.

mercredi 05 novembre 2008, a 06:15
Edition Spéciale



Communiqué laconique de la Maison Blanche :


Le nouveau président des Etats Unis d'Amérique est un marsupilami. Les premiers mots du nouveau président fraîchement élu ont été diffusés dans le monde entier :

OUBA, OUBA !

lundi 03 novembre 2008, a 20:27
Amicalement vote !


Chacun le sait, le vote est un moment extrêmement important dans la vie d'un homme. Le suffrage universel a été obtenu de haute lutte et le droit des femmes à sexe primé par la voix des burnes n'est pas si lointain non plus. Les anciens s'en souviennent, d'autres en ont entendu parler, certains s'investissent à fond dans la chose publique. Enfin, pour le reste, beaucoup n'en n'ont vraiment rien à foutre.


Il faut dire quand même que le sort du monde est confié à des élites dont nous aurions tort de sous-estimer les capacités habiles de gouvernance de masses, grâce aux médias notamment, sachant que lorsque devant la télé, le peuple est scotché, résistant à peine, se voyant imposer un cadre de vie uniforme, cela me fait penser que par les médias, les masses tiquent de vie triée.


S'il fallait donner un exemple concret, il suffirait de voir dès à présent les effroyables conséquences de la crise financière qui nous a frappé de plein fouet, avec lard et la lanière, et dont nous n'avons pour l'instant idée de comment nous allons lacérer, je parle naturellement de la ceinture, raison pour laquelle je suggère que nous allumions quelques bougies  dans l'église de notre Shoah afin que tous ensembles, oui, tous ensembles nous mettions fin à cette crise fine en cierges.


La gouvernance, disais-je, est l'apanage des grands, tandis qu'être gouverné est la panade des glands.


Quoi, vous ne me croyez pas ? Il n'y a pas que des dictateurs dans le monde, fort heureusement, il y a aussi des démocrates, c'est heureux. Tiens, un exemple : Georges Dabolle you Bouche. Voilà un vrai démocrate.


Ethymologiquement parlant, démo, c'est pour démonstration. Bon alors ça, on a vu et crate, ça ne veut rien dire et c'est la raison pour laquelle je le qualifierais plutôt de démocrade. Au moins là, on comprend mieux.

En dehors de son incompétence notoire et de son goût prononcé pour l'usage de la force, de la torture conventionnée, mais non remboursée Par la SS, entendez par là Sécurité Sociale bien sûr, Bush représente aujourd'hui l'identité politique du moment, avec ses errements, la surenchère de l'agression verbale par divagation évangélique, les peurs qu'il transmet au monde et qui nous mènent d'un régime démocratique vers une société dystopique n'en bourrent le mou.


Pour en revenir aux élections donc, dont on pourrait penser qu'elles n'ont aucune importance, ce que par ailleurs je suis également pour ma part enclin à penser aussi, on peut imaginer deux tendances qui expliqueraient l'abstention massive des votants potentiels mon mari.

.

Imaginons un instant un individu s'abstenant de faire son devoir le jour j :


"-   Mais pourquoi diable ne votez-vous pas ? "


M'enquerrai-je à Anchorage auprès de la lascar, une quidam de joie lors de la dernière confrontation d'idées au logis nécessitant le recours au vote populaire au moment de la soupe.


"-  Oh ! mais c'est très simple, cher monsieur, je ne connais aucun des candidats qui postulent."


Evidemment, cette réplique m'apparût non seulement recevable, mais elle me révéla le fossé gigantesque qui sépare le peuple de l'élite.


Je voulus de fait en avoir le cœur net et m'en alla et grand interroger un autre qui damne.


"- Mais pourquoi diable, cher qui damne,  ne votez-vous pas ?" Dis-je.


"-   Oh ! Mais c'est très simple, cher monsieur, moi, c'est parce je les connais trop bien."


Moralité : La connaissance et l'ignorance sont deux synonymes parfaits.

dimanche 02 novembre 2008, a 01:24
Mathilde, Mathilde , où es-tu ?


Avez-vous bien remarquE que Verlaine est un moqueur.


Et oui, 5 fois au moins il apparait ce mot coeur ... !


Ô triste, triste était mon âme
A cause, à cause d'une femme.


Je ne me suis pas consolé
Bien que mon cœur s'en soit allé,


Bien que mon cœur, bien que mon âme
Eussent fui loin de cette femme.


Je ne me suis pas consolé
Bien que mon cœur s'en soit allé.


Et mon cœur, mon cœur trop sensible
Dit à mon âme : Est-il possible,


Est-il possible, - le fût-il -
Ce fier exil, ce triste exil ?


Mon âme dit à mon cœur: Sais-je
Moi-même que nous veut ce piège


D'être présents bien qu'exilés,
Encore que loin en allés ?


Paul Verlaine (Romances sans paroles)

mercredi 29 octobre 2008, a 21:22
Charles Quint est plus !


Alors, c'est l'histoire d'un mec qui est jockey et, un jour, il fait une chute de cheval pendant une course et il se pète la colonne vertébrale. Le pauvre meurt de ses blessures sur le champ (de course) et sur le cou. Il s'ensuit une rupture d'un disque intervertébral, selon les médecins. Réaction du propriétaire du cheval :


- "Ouais, on connaît la chanson avec son disque jockey".


Lorsque sa femme arrive à la morgue,  pour identifier le corps de son mari, jockey de son métier donc, l'employé la conduit dans une salle, où plusieurs corps reposent, recouverts d'un suaire.


Là, l'épouse demande :


- "Mais à quoi ça suaire tout ça ?"


Et l'employé de répondre :


- "Parfois ça ne sert à rien, mais parfois aussi sacerdoce."


- "Ah bon", dit la dame, "mais je ne suis pas selle que vous croyez, et je galère par intermittence ou je marne haché, c'est selon, de coiffure, y bond, James Bond."


L'employé découvre un corps et demande :


- "C'est lui ?"


- "Non, non... Celui-là a du mourir dans un couloir car je vois là que son corps y dort."


Il en dévoile un autre :


- "Et celui-là ?"


- "Non, non ... Celui-ci bouge encore, il y a de l'activité de son corps aux nerfs."


Puis, un troisième :


- "Et lui ?"


- "Oh non plus, non ! Celui-là je le connais car il était mon amant, que du vent il faisait et nous ne faisions que rarement l'amour car jamais son corps ne m'use."


Au moment où il soulève le voile qui recouvre la dépouille suivante, la dame s'écrie :


- "Ah, je le reconnais enfin !...C'est bien lui!!... Jamais dans les trois premiers !!!"

jeudi 23 octobre 2008, a 23:36
Quand c'est bio, c'est biologie


La scène se passe dans une école pour jeunes filles, ce qui exclue les garçons, les vieux et également Zif. Comment ça qui est Zif, puisque je vous dis que ça exclut Zif, c'est tout quoi.


Donc, nous sommes en cours, enfin les élèves, pas moi ni vous et ni vous nîmois, mais je mets Gard.


Le professeur de biologie fait passer un oral à son auditoire féminin. Je précise tout de suite que si la scène ne se passe pas à Nîmes, elle ne se passe pas non plus à Harlem, endroit où on entend davantage les cris que l'oral. Or, comme le chanterait la compagnie créole, c'est bon pour Harlem oral.


Ainsi donc, le prof de bio, pour abréger, sinon on se perd en conjoncture comme dirait le confrère de mathématiques, interrogea Charlotte, l'appelant au tableau, manque de peau pour elle donc, et il lui demanda la chose suivante :


"Mademoiselle", dit-il doucement mais sûrement dûment, oui, car en fait, nous sommes au Mans, et non à Harlem ou à Nîmes. "Quel organe du corps humain, dans certaines conditions, peut multiplier sa taille par six ?" Rajoutât-il pouffant subrepticement.


Rouge de confusion, en un seul mot cela va de soi, furieuse de surcroît, elle répondit instantanément après mûre réflexion :


"Monsieur, je ne pense pas que votre question soit bien appropriée à une jeune fille de bonne famille comme moi. Soyez certain que mes parents seront informés de votre outrecuidance des canards, monsieur le malappris."


Le prof de bio, restons bref, se retourna sans se démonter vers une autre élève, Samantha. Oui, je fais court car s'il fallait démonter le prof de bio, il faudrait le remonter ensuite. Or chacun sait qu'on ne peut démonter qu'au Caire, en Egypte, tandis qu'on ne peut que collet monté.


Rachel, élève studieuse s'il en est, apporta sa réponse :


"N'est-ce pas la pupille de l'œil exposée à la lumière monsieur ?"


"Si fait, si fait", rétorqua soulagé le prof de bio. Vous ai-je déjà expliqué pourquoi je le dis en abrégé ? "C'est très bien  Samantha. Quant à vous Charlotte, sachez qu'en fait de malappris, c'est vous-mêmes qui avez malappris. D'autre part vous avez l'esprit fort mal placé et, si je puis me permettre, préparez-vous à la plus grande désillusion de toute votre vie."


C'est ainsi que Charlotte se retrouva aux fraises et Samantha l'eau.

mardi 21 octobre 2008, a 09:44
L'Equipe est sauvage au quotidien


J'ai toujours eu l'âme d'un aventurier, sillonnant les routes à la recherche de sensations nouvelles, d'insolite, rompre avec le quotidien qui consiste à vivre au jour le jour tous les matins et tous les après-midi, y compris le soir et la nuit et qui paraît toutes les 24h00, comme un certain quotidien breton dénommé Ouest France, et par lequel  les sensations s'estompent au fur à mesure de sa lecture insipide Herr man.


En ce vendredi 17 octobre donc, je quittais femme et enfants, en bon aventurier que je suis, avec mon fouet et mon chapeau, aventurier à la recherche de l'arche de la défense, où Dieu avait perdu son alliance. Une aventure je dois dire complètement loufoque, puisque rechercher une alliance en région parisienne, et à moins que cette alliance fut avec le doigt qui aurait pu être tranché, c'est comme rechercher une aiguille dans une botte de 7 lieues.


De ce fait, je me ravisais et changeais mon itinéraire pour me rendre au pays des cagouilles, pour assister à l'enterrement de ma grand-mère, décédée à l'âge héroïque de 102 ans.


Chemin faisant et le temps passant grandement, je repoussais à chaque instant mes limites qui font de moi  cet aventurier célèbre de mon imaginaire de bœuf sous mon siège, je repoussais ainsi mes limites, disais-je, jusqu'à presque tomber d'inanition pour n'avoir pas déjeuner dans le créneau normal de l'appétit d'aventures, soit entre midi et deux, afin d'engloutir un bon steak frites the cat, un bon vieux classique et je m'arrêtais au bord de l'évanouissement à 13h50, chez Flunch, rendez-vous comte et Vicomte, il était presque deux heures tandis qu' il était presque 10h30 depuis que j'avais pris le marquis, comme on dit en Corse.


Chez Flunch, on est rassasié quoiqu'il arrive, car que l'on mange où non, on est sûr au moins de n'avoir plus faim à la sortie, comme chez MacDonald. En revanche, on est sur d'avoir fini de manger avant même d'avoir commencé, raison pour laquelle on appelle cela la restauration rapide, pour la modique somme d'une fois et demi ce que j'aurais payé dans un routier, soit 15 euros le repas.


J'avais décidé de choisir un steak frites avec option nerfs à volonté. Ce jour là, il proposait de la hampe, sans doute était-elle en promotion.

J'en déduisis donc qu'il s'agissait là de la hampe de lancement.


S'agissant des frites, il n'y en avait pas, mais il y avait de la purée. Je n'avais pourtant pas mal aux dents en emporte le vent. Je terminais ce repas par un bon dessert délicieux que j'avais choisi à l'intox, ou au flan comme vous voudrez. D'ailleurs, c'était un flan et j'avais même eu beaucoup de mal à me décider si je devais prendre un flan droit ou un flan gauche. J'ai donc pris le plus joli, le flan beau.


Ainsi s'achève cette esquisse d'épopée fantastique le manche à balai d'essuie-glace à la fraise des bois sans soif et sans reproche.


Bonne journée.

jeudi 16 octobre 2008, a 19:11
Joe Cocker et Brad Pitt bullent !



Bon alors une petite devinette qui ne vole pas haut, mais qui devrait, je l'espère vous faire mijoter tout le week-end, car je ne suis pas là.

Une dame prend son bain avec son clébard. Seulement voilà, le chien pète et sa maîtresse se noie.

Quelle est la race du chien ?

Bonne chance et à lundi

mardi 14 octobre 2008, a 22:48
La poule aux oeufs dort..


Alors, cette histoire m'a été envoyé par la messagerie et je ne peux résister au plaisir de vous en faire profiter. Je suis sûr que papa Cantoche va adorer.

Une fermière du Rwanda,
Qui était Hutu de surcroît,
Quitte sa case et sa smala
Pour le marché de Kampala.

Elle veut honorer sa tribu
D'un beau chapon gras et dodu.
Mais elle était peu fortunée,
Et le marchand Tutsi, rusé,
Refusa de baisser le prix
Du chapon par elle choisi.

Me le donnerais-tu,
Dit la cliente Hutu,
Contre une gâterie
Sur ton beau bengali ?
A voir, dit le vendeur,
De cette gâterie quelle serait la valeur ?
Vaudrait-elle un chapon ?
Il m'en faudrait la preuve pour de bon.


Aussitôt la bougresse s'enfouit sous le boubou
Et vite, fait jaillir la sève du bambou.
J'ai gagné le chapon, s'exclame l'innocente
La bouche encore pleine du produit de la vente.
Que nenni lui répond le volailler acerbe
Tout comme la figure, le chapon tu as perdu
Car comme le dit notre si beau proverbe :


Turlute Hutu, Chapon point eu !


lundi 13 octobre 2008, a 06:43
Pensée lunditudinale



Etre pour l'égalité des sexes est une pure illusion. L'homme aura toujours une longueur d'avance.

dimanche 12 octobre 2008, a 17:35
Pensée dominicale


Si tous les fous étaient enfermés, la planète serait une grande terre d'asile.

jeudi 09 octobre 2008, a 19:39
L'appeau sur le revenu. (Suite et fin)



Edition spéciale

Une information nous est parvenue ce jour, par l'AFP, d'une importance capitale et coïncide avec l'histoire précédente, concernant le dénommé Martin Ecouille, inventeur de l'appeau.

 

Des ossements humains auraient été découverts aujourd'hui dans une grotte du duché de Mirnouf.


L'enquête a aussitôt été confiée à Scotland Yard, qui passait par là par hasard, et qui aurait d'ores et déjà identifié le propriétaire des os.

 

Il s'agirait, vous l'avez peut-être deviné, d'un certain Martin Ecouille, qui avait fait fortune en vendant son appeau, ce qui avait rendu célèbre l'appeau de maître Ecouille, et Scotland Yard a déjà émis l'hypothèse que l'infortuné marchand aurait été victime d'une embuscade, ce qui lui aurait coûté la vie.

 

Au départ, Scotland Yard avait envisagé que les brigands en voulaient à l'appeau d'Ecouille en s'écriant : "Les bourses ou la vie".

 

Mais les enquêteurs se ravisèrent en constatant que le squelette de maître Ecouille était seul, que l'argent avait disparu et qu'il ne restait donc que l'appeau sur les os.

 

Fin d'une histoire tragique.

mardi 07 octobre 2008, a 22:47
L'appeau sur le revenant !



Il s'agit là d'une histoire vraie qui ne l'est pas vraiment, mais qui aurait pu l'être. De la même manière, c'est histoire de mon cru qui n'est pas de moi, mais qui aurait pu l'être. Je vous la livre donc comme telle.

Ceci est l'histoire d'une expression connue de tous, mais très souvent mal orthographiée.


 L'histoire du pourquoi est malheureusement inconnue de beaucoup, en voici la version courte, mais bien réelle toutefois.

 Par un beau jour d'automne 1820, le duc de Mirnouf, passionné par la chasse mais frustré par le maigre gibier qu'il ramenait de ses pérégrinations forestières (ça, c'est comme mon ami Jean), imagina qu'il devait être possible de
fabriquer un outil apte à lui faciliter la tâche et rendre plus
plaisante sa traque des animaux.

Il convoqua tous les artisans de la contrée pour mettre au concours la concrétisation de cette idée et leur laissa deux mois pour fabriquer le plus inventif et le plus efficace des appareils.

 A peine une semaine plus tard, un marchand du nom de Martin Écouille, se présenta au château clamant à qui veut l'entendre qu'il possédait ce dont le duc rêvait.

 Il obtint sans peine une audience auprès du noble seigneur et s'empressa de lui faire la démonstration de sa merveille.

 Devant une assemblée dubitative mais curieuse, il sortit de sa poche un minuscule sifflet, qu'on appelait un appeau et le porta à la bouche pour produire un son strident qui aussitôt imposa le silence parmi les personnes présentes.

 A peine quelques secondes plus tard, des dizaines d'oiseaux de toutes sortes s'étaient approchés et virevoltaient autour de lui, comme attirés et charmés par cette étrange mélodie.

 Le duc imagina sans peine le profit qu'il pouvait tirer d'un tel
 accessoire lors des ses futures chasses.

 Il s'éclaircit la gorge et ne prononça qu'une seule phrase :

  "- Combien cela va-t-il me coûter ?"

 Martin Écouille, sûr de lui, répondit qu'il accepterait de se séparer de son objet en échange de la moitié de la fortune de son interlocuteur.

 Cette requête fit sourire l'assemblée mais le duc garda tout son sérieux et accepta la transaction.

 La nouvelle fit grand bruit et se répandit vite bien au delà des limites du duché.

 Un marchand avait vendu un sifflet pour une somme astronomique au Duc  qui en paya le coût sans broncher.

 On ne sait plus aujourd'hui ce que le marchand est devenu par la suite et l'objet n'a hélas pas survécu aux années mais cette anecdote a subsisté dans la langue française pour qualifier les objets hors de prix:


« Ça coûte  l'appeau d'Écouille ».

 Un peu de culture, ne peut pas faire de  mal.


mardi 30 septembre 2008, a 21:38
Délicate aisselle ... !



C'est une sage femme qui se rend chez le boucher.


"- Bonjour, je voudrais 450 g de petite saucisse".


Le boucher coupe un morceau qui pèse exactement 450g.


"- Un coup de chance", dit la dame.


"- Oh non juste 30 ans de métier Madame."


Elle se dit qu'elle va l'avoir et demande 225 g de pâté de foie. Et le boucher lui coupe un morceau de 225 g.


"- Vous voyez que ce n'est pas un coup de chance."


Tout à coup, quelqu'un appelle à l'aide car une femme est en train d''accoucher sur le trottoir d'en face. La sage femme accourt et met au monde un petit bébé.


"- 3,800 kg" ! Dit-elle.


"- Ah non, 3,700 kg" ! répond le boucher.


Pour être fixé, le boucher demande à son apprenti de prendre le bébé et d'aller le peser.


"- 2,300 kg", clame l'apprenti depuis l'arrière boutique.


Le boucher et la sage femme sont tout deux étonnés de se tromper d''autant.


"- Tu es sûr ?" demande le boucher à son apprenti.


"- Ah oui 2,300 kg, vidé et désossé !".

dimanche 28 septembre 2008, a 10:44
Quand l'automne, l'orage n'est pas loin


En ce beau dimanche automnal, je bois un bon café serré pour commencer la journée. Rien de tel qu'un bon café serré pour se sentir libre comme l'air.


Depuis bientôt 15 jours, c'est l'été indien ici et comme dit le proverbe : Indien vaut mieux que deux tu l'auras. Cette douceur automnale d'aspect  printanier post estivale est de nature à provoquer chez moi une flémingite aigue, dont j'espère qu'elle sera passagère, pour être présent sur la blogosphère.


Il faut se rendre à l'évidence, les journées raccourcissent autant que les idées. Bien sûr, je suis sensible à tous les messages des millions de fans qui m'écrivent chaque jour pour demander de mes nouvelles, comme Edith, Raymonde, Kalou, Mounette, Lily, Mongénie ou Father cantoche, que je cite au hasard de mes millions de fans.


Oui, je vais très bien, j'aime à profiter de ces journées plus belles que ne le fût cet été, profiter aussi de cette trêve pour préparer l'hiver qui s'annonce rigoureux. C'est mon instinct campagnard qui s'exprime là, pas la météo et, par conséquent, j'ai décidé de changer tout mon système de chauffage pour améliorer notre confort, diminuer le coût du combustible et, de surcroît, le rendre plus écologique qu'il ne l'est.


Enfin, il me reste quelques plantations à faire dehors, comme l'échalote grise, la salade d'hiver, l'entretien de l'environnement avant les premières gelées, quelques travaux pour rendre plus pratiques les prochaines manœuvres d'extérieur. Bref, pas encore de quoi me retrouver au chômage dans le cadre de mon espace loisirs et qui nécessite donc de fait que je boive, ce matin, un bon café serré, pour mieux me sentir libre.


Car, moi, je suis pour la liberté d'expresso.

mercredi 17 septembre 2008, a 20:36
La couche calotte à Darcos


"Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches? Je me pose la question". Propos de Xavier Darcos.

 

Cette fois, ceci n'est pas tout à fait une nouvelle taxe …  tout du moins pas encore. Car enfin, les propos de Xavier Darcos ne sont pas innocents au point qu'il puisse ignorer, c'est son métier de ministre, que les enfants de moins de 3 ans ne sont acceptés à l'école maternelle qu'à la condition expresse qu'ils soient propres.


L'école maternelle n'a rien à voir avec une crèche ou une halte garderie, il suffirait que le ministre s'intéresse à la profession, aille sur le terrain et constate dument de la véracité de ses propos avant de se risquer à dérailler publiquement.


En réalité, le nombre des enfants scolarisés de moins de 3 ans est en baisse constante et le maintien à des postes d'enseignants de personnel ayant bac +5 est donc remis en cause pour des raisons strictement budgétaires et ça, Xavier Darcos le sait pertinemment et, comme tout bon politique qui se respecte, mais ne respecte pas son auditoire en revanche, il applique ce bon vieux dicton qui consiste à dire de son chien qu'il a la rage, pour pouvoir le tuer en toute impunité.


Ces mêmes enseignants tout fraîchement érudits ne perçoivent d'ailleurs en débutant que le SMIC pour exercer leur profession, ce qui est déjà une aberration.


Mais tout le monde n'a pas la chance d'avoir le salaire d'un ministre qui, à défaut de changer des couches, a tous les moyens pour en rajouter une.


Une couche nerf peut-être … ?

lundi 15 septembre 2008, a 18:08
Pique et nique et collégramme


Si l'escalade était une discipline olympique, Jean Louis Borloo serait sûrement le premier de cordée. Le super ministre, en effet, se donne à fond dans l'escalade à la connerie en voulant instaurer une taxe sur les assiettes et couverts jetables, appelée taxe pique nique, étymologiquement, "pique" pour pique tes sous et "nique" pour nique ta tronche.


Je ne me souviens plus du montant des salaires d'un ministre de la république, ni des avantages en nature que procure cette fonction éminente, mais s'il s'agit de se creuser à ce point les méninges pour avoir des idées de ce genre, on peut admettre qu'en effet, ce n'est pas à la portée du premier venu.


Certes, inutile de nier qu'en se promenant parfois dans la nature, on assiste hélas à quelques spectacles non gratifiant d'objets en tous genres qui jonchent la terre battue des aires de repos et même des dépôts sauvages d'ordures qui assimileraient ces déchets à leurs auteurs.


Mais, de là à vouloir instaurer une taxe pour corriger "l'assiette" en quelque sorte, cela prêterait à rire si le ministre n'avait pas le pouvoir de mettre à exécution ses idées.


Bien sûr, les consommateurs que nous sommes absorbons ce que produisent les industries et, bien évidemment, s'il fallait intervenir judicieusement, ce serait à l'endroit des fabricants, en amont des consommateurs donc.


Doit-on en conclure que le consommateur est la vache à lait de la république, qui serait aussi un joyeux drille pour qu'il soit une vache Kiri ou bien alors qu'en instaurant une taxe par idée de ministre, on devrait arriver à éponger la dette extérieure d'ici 2572 (Après JC).


J'ai peut-être une idée. Si les pauvres sont des pollueurs, alors supprimons les pauvres plutôt que de les taxer, la planète ne pourra que mieux s'en porter et les riches pourront même gratuitement pique niquer.


Tiens, j'aurais pu être ministre moi … !

jeudi 11 septembre 2008, a 17:39
Lyre hé hé crire


Merci, professeurs de français, de philo, de journalisme, pour vos innombrables recommandations, celles qui nous exhortent à écrire selon des critères établis, vos critères, précis, techniques, littéraires, précieux, historiques.


Oui, il faut éviter les mots pauvres ou de consonance maigre et n'utiliser que les riches, à la condition quand même qu'ils ne soient pas trop longs, car contrairement aux usages, plus c'est long et moins c'est bon en terme d'écriture. La discrimination, en matière de langage, ce sont les riches et les pauvres. Comment tu t'appelles toi ? Ah, c'est toi pauvre Mot mot, enchanté moi c'est mot riche et je suis chevalier.


Ne prenez que les mots courts plutôt de les pendre de court, prenez les donc hauts et courts. Pas de mots longs, car le mot long est comme la pastèque, mais plus sucré. Eviter l'émotion, c'est éviter les mots cris d'autrui en emporte le van of course.


Attention, il ne faut pas que le lecteur soit à la peine en tentant de décrypter vos propos et, si par malheur vous n'êtes pas à la hauteur, que ce soit pour faire une accroche, une brève ou alors une chute, et bien soyez sûrs que c'est la chute qui l'emportera ou, plutôt qui vous entraînera dans les méandres de l'oubli.


Foutaises que tout cela, ne craignez pas le verdict des burnes et écrivez donc comme vous respirez, qu'importe que vous soyez banni du monde des lecteurs si la voie vous est barrée.


Si par malheur, un de ces braves vous indiquent qu'il faut éviter certaines expressions comme « il y a », citez lui donc ce poème de Guillaume Apollinaire, passé à la postérité depuis, qui usa et abusa par petites touches piano rétro de mots clavecin en pas feutrés. Eût-il fallu le jeter ? Le poème hein, pas Guillaume quand même !

Tiens, et bien pour Guillaume, je vous les livre comme tell…

 

                            Il y a

Il y a des petits ponts épatants
Il y a mon cœur qui bat pour toi
Il y a une femme triste sur la route
Il y a un beau petit cottage dans un jardin
Il y a six soldats qui s'amusent comme des fous
Il y a mes yeux qui cherchent ton image

Il y a un petit bois charmant sur la colline
Et un vieux territorial pisse quand nous passons
Il y a un poète qui rêve au p'tit Lou
Il y a une batterie dans une forêt
Il y a un berger qui paît ses moutons
Il y a ma vie qui t'appartient
Il y a mon porte-plume réservoir qui court qui court
Il y a un rideau de peupliers délicat délicat
Il y a toute ma vie passée qui est bien passée
Il y a des rues étroites à Menton où nous nous sommes aimés

Il y a une petite fille de Sospel qui fouette ses camarades
Il y a mon fouet de conducteur dans mon sac à avoine
Il y a des wagons belges sur la voie
Il y a mon amour
Il y a toute la vie
Je t'adore

 

Guillaume Apollinaire

mardi 09 septembre 2008, a 18:48
Richard coeur de boeuf


La tomate ou lycopersicum esculentum, est une plante saisonnière originaire d'Amérique centrale, cultivée pour ses fruits. La tomate, en effet, n'est pas un légume et nous consommons ce produit soit frais, soit en sauce, concentré, etc. Considéré comme un légume sur le plan de la consommation, la tomate est le produit le plus dégusté dans cette catégorie, avec environ une ingestion de 11,5 kg par habitant en France. L'évolution des prix a probablement fait baisser cette statistique non récente au cours de ces dernières années.


La tomate alimente les hypermarchés tout au long de l'année, importée du Maroc, d'Espagne ou encore des Pays Bas. Elles sont cultivées sous serre, ce qui permet d'en consommer sans discontinuer.


A l'heure où le soleil fait son apparition, la culture en plein air de pieds de tomates apporte une saveur bien différente à ses fruits, grâce précisément à la chaleur, comme tous les fruits, et son caractère saisonnier permet d'en apprécier plus particulièrement le goût, surtout dans les périodes de grandes chaleurs où elles se consomment en salade, ce qui apporte de la fraîcheur estivale, en plus de la saveur.


La banalisation du fait de sa commercialisation a privé le consommateur de la reconnaissance qu'il devrait avoir vis-à-vis des produits que la nature lui offre généreusement, avec la complicité humaine grâce à la taille notamment et le traitement éventuel naturel qui peut lui être dispensé. Par exemple, lors de la plantation des pieds, il est bon de mettre des branches d'orties sèches à leurs bases pour éviter la propagation de la maladie, telle que le mildiou. On peut également traiter ultérieurement les feuilles, en faisant macérer plusieurs jours de l'ortie dans l'eau, à l'issue de quoi on obtient une purée efficace pour prévenir là encore des maladies de la tomate. Enfin, pourquoi ne pas harmoniser les cultures en alternant la plantation d'œillets d'Inde et de pieds de tomates. Cet assortiment est aussi est bon moyen préventif contre les maladies.


En cette période faste où je récolte mes tomates, j'en ai de toutes les formes, biscornues, voire difformes, mais dont la saveur ou bien la qualité n'est point à mettre en doute. Mes fruits "quasimodestes" n'ont rien à voir avec les fruits que vous trouverez dans les étalages des hypermarchés, ou même celle des marchés, où les tomates, comme toutes les marchandises à la vente, sont calibrées au format standard, sans la moindre imperfection visible.


De la même façon, lorsque je ramasse mes œufs, il n'est pas rare par exemple que j'ai des doubles jaunes encore dans des gros œufs et, à l'inverse, j'en ai aussi de plus petits que la moyenne.


La vraie différence réside donc dans le goût, davantage que dans l'aspect ou l'esthétique.


Vous voulez goûter mes tomates et mes œufs durs bien jaunes ? Alors dépêchez-vous, la saison se termine bientôt … !

 

P.S. : Hélas, 3 fois hélas, cette photo de tomate "coeur de boeuf" a été piratée sur internet et non pas prise dans mon jardin.

dimanche 07 septembre 2008, a 21:00
Spleen




                                                L'étranger

 

Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ?

Ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?

- Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.

- Tes amis ?

- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.

- Ta patrie ?

- J'ignore sous quelle latitude elle est située.

- La beauté ?

- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.

- L'or ?

- Je le hais comme vous haïssez Dieu.

- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?

- J'aime les nuages … les nuages qui passent … là-bas … là-bas … les merveilleux nuages !



Charles Baudelaire

vendredi 05 septembre 2008, a 17:05
Les mûres de l'atlantique.


Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhh, quelle triste journée. Hier encore, je ramassais des mûres, aujourd'hui, j'ai rasé les murs, pas les mêmes bien sur. Des trombes d'eau se sont abattues sur le paysage. J'en trouve pourtant encore à me dire : "Ah oui, mais de l'eau, il nous en faut !" ... Ben voyons !


Enfin, comme je le disais, hier je ramassais encore des mûres, pendant le travail s'il vous plait, c'est-y pas du bonheur ça ? Le métier de facteur est devenu plus difficile forcément, vu qu'on exige de nous désormais plus de performance, de productivité, rentabilité, réactivité, adaptabilité, mais, encore aujourd'hui, on peut arriver à ramasser des mûres sur le temps de travail. Naturellement, le temps passé à faire cette démarche sera autant de temps supplémentaire à accomplir ensuite avant de terminer sa vacation.


Il n'empêche, il est quand même confortable de pouvoir commettre quelques écarts parfois, sans léser personne au demeurant.


La veille de cette récolte, je m'étais arrêté dans un petit chemin de terre, ayant la ferme intention de délester ma vessie d'un encombrant chargement, et là, quelle ne fût pas ma surprise de voir cette multitude de fruits rouges n'attendre que moi pour être ramassées. Hélas, je n'avais pas de récipients à ce moment pour soustraire à la nature ces mûres qu'elle m'offrait généreusement.


Je remis donc au lendemain ce que je n'avais pu faire la veille, respectant ainsi scrupuleusement un proverbe bien connu.


Les mûres étaient énormes, j'ai cru tout d'abord qu'il s'agissait de mûres OGM, vu qu'il y a dans ce secteur du maïs OGM en culture expérimentale. Mais je décidai de faire comme si c'était des mûres normales pour faire taire toute rumeur naissance qui serait infondée et s'apparenterait de fait à des mûres mûres … !


Bref, je réalisai une fructueuse récolte, sans avoir à récolter le son du champ de blé d'à côté, car chacun sait qu'il est extrêmement difficile dans certaines conditions de séparer les mûres du son.

mardi 02 septembre 2008, a 22:58
Le tabac, c'est tabou, on en viendra tous à bout.


Bon, allez, ça y est. J'ai arrêté de fumer pour la 57 ème fois. Cette fois-ci, je l'espère, c'est la bonne. Certains arrêtent de fumer du premier coup sans problèmes, je me demande comment ils font. Remarque, ils ne sont pas légion non plus. La plupart du temps, l'arrêt du tabac, pour les fumeurs invertébrés comme moi, est un programme sur long terme. On ne parle jamais d'échec, mais d'étapes. On ne dit jamais qu'il faut de la volonté pour arrêter, on dit qu'il faut le vouloir, c'est différent. Tout ceci est exact. La nicotine est une drogue à part entière, entraînant une dépendance pouvant égaler celle liée à l'héroïne, excusez-moi du peu.


L'arrêt du tabac est donc un projet qu'il faut murir avant de murir de son vivant. J'anticipe donc un arrêt pour éviter de chopper un cancer du tropique.


Je suis donc allé voir un magnétiseur, ça se fait beaucoup en Bretagne. Alors le magnétiseur, ce n'est pas pour enregistrer un match de foot, non, ça c'est un magnétoscope. Le magnétiseur lui, il magnétise, je l'ai rencontré une seule fois et maintenant nous sommes aimants.


Lorsque je suis arrivé chez lui, il me dit : « Allongez-vous sur le lit, là ! ».


Bon, je m'exécute sans réfléchir et il me hurle « Non, pas le lilas, le lit là… ! » Ce faisant, il joignait le geste à la parole.


« Ah bon », m'exclamai-je après avoir écrasé  le vase. « Je croyais que c'était le lilas »


Ce à quoi il me répondit sans rire :


"Quoi ? Le lilas ? Alors là c'est le bouquet … !"


Une fois que j'ai eu trouvé le lit là, je m'allongeai et il me palpa le ventre, puis me dit ensuite que j'avais le poumon droit tout noir. Il me donna enfin quelques médecines douces et, au bout du compte, j'ai du régler 81 euros, entre les médocs et la palpation.


Nous étions donc le 30 août et, tenez-vous bien, je n'ai pas fumé depuis Laure, une copine à moi, mais aussi depuis lors.


Je conseille donc à tous ceux qui veulent arrêter de fumer de se ruer vers lors … !

lundi 25 août 2008, a 17:30
Saintes maximes



A chaque fois que je veux me laver les mains, je me les ébouillante car le robinet est resté sur le thermostat en position rouge et au maximum. Désormais donc, je me lave les moignons.

Et on dit que les blondes n'ont pas inventé l'eau chaude … !

 

La vie est un long fleuve tranquille.

Il n'est donc pas de raison de se noyer dans un verre d'eau.

 

La masturbation rend sourd et l'amour rend aveugle.

Il y a donc d'un côté les malentendants et de l'autre les malentendus.

 

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

Et n'essayez pas de me faire croire le contraire.

 

Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

Il faut d'abord le rincer avant de le jeter.

 

Il faut prendre le taureau par les cornes.

Ca fait sûrement moins mal que par les couilles.

 

C'est près des vieux pots qu'on s'fait des bonnes souples.

 

Il ne faut pas juger de l'arbre par les corses.

 

Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne font jamais d'erreurs.

Mais ne rien faire de sa vie est une erreur grossière.

 

Quand le salut des abeilles viendra, le monde aura le bourdon.

 

Qui verra vivra !

samedi 23 août 2008, a 18:41
En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des centrales.


Société, tu m'auras pas !

Ben si, elle m'a eu la salope. Quelques années d'érosion mentale ont fini par me mettre au pas des inconditionnels de la pensée unique de masse. Elle a réussi à me faire oublier mes rêves, mes espoirs, et m'a fait perdre petit à petit toutes mes illusions une à une. J'ai eu beaucoup cherché dans tous les recoins de la médiathèque du pouvoir et de l'argent, ou dans la sphère du monde adulte et responsable de plage, je n'y vois pas l'once du début d'une étincelle d'espoir qui pourrait foutre le feu à tout ce bordel qui grignote nos âmes en mal de représentation.


Tiens, une petite anecdote lue aux infos pendant les vacances : Une centaine d'ouvriers auraient été contaminés par de la matière radioactive, mais à taux 0 sur une échelle de 7.


Bon, heureusement que personne n'a songé à monter sur l'échelle de riches ternes, là où le taux de contamination est mortellement ennuyeux. Alors en principe, ces braves ouvriers ne risquent pas plus qu'un pékin moyen, comme on dit en Chine, celle de chopper un putain de cancer, qui nous amènent tous un jour au cercueil. C'est ce qu'on appelle en termes de marché alimentaire le "crabe" en boîte.


Rien à voir avec ce qui se serait passé il y a de cela une bonne trentaine d'années, presque quarante même, c'est fou ce que le temps passe, au moment où le nucléaire était redouté et contesté, rassemblant des milliers d'opposants sur les chantiers en construction. Tchernobyl est depuis passé par là et j'éprouve ce sentiment désagréable qu'aujourd'hui, le danger potentiel que représente l'utilisation du géran…, heu de l'uranium, est aujourd'hui banalisé et ne suscite que réactions hostiles très marginales et dûment canalisées. Pourtant, nul doute que toutes ces alertes, même présentées comme étant mineures sans détournement sont réelles, du fait de la sous-traitance en particulier et du mode de gestion tout à l'économie ; Elles réveillent en nous le spectre de la terreur nucléaire, sans parler de la terrible menace de son usage militaire ou terroriste potentiel, qui empoisonne notre espace sécuritaire. On peut imaginer que les contestataires de l'époque n'étaient tant utopistes qu'on voulait bien nous le faire croire, quand ils se comportaient en alarmistes, mais qu'au contraire leurs craintes étaient fondées.


Cette déferlante écologiste aura au moins eu pour conséquence une vigilance accrue par EDF de ses sites, sous la pression populaire donc, mais, à priori, le temps passant, la pression retombant lourdement, cette maintenance ayant un coût, la surveillance passerait donc au second plan des préoccupations des décideurs publics et surtout privés. Du fait de l'épuisement des ressources pétrolifères, le nucléaire semble même apparaître comme un recours providentiel au consommateur tributaire du progrès comme il se doit.


Pourtant, il n'est pas certain que ce qui est bon pour l'économie le soit forcément pour l'homme, surtout quand l'uranium enrichit… !

jeudi 21 août 2008, a 16:48
J'ai rêvé ... J'étais un bateau voguant vers Brest.


E
t si nous restions un peu dans l'ambiance estivale ? Je vous propose aujourd'hui la lettre que j'avais imaginé, dans le cadre du concours du festival de Brest et celle-ci devait commencer par ces mots : J'ai rêvé ... J'étais un bateau voguant vers Brest. Hélas, j'ai encore perdu, mais l'an prochain, je remettrai le couvert ...

J'ai rêvé … J'étais un bateau voguant vers Brest ! Assis là, hébété sur le rebord du lit, je multiplie les efforts pour évoquer les multiples descriptions indociles, du plus profond de ma mémoire encore rougissante. Un gigantesque voilier sillonnait les eaux de l'atlantique, en provenance des Açores et faisait cap sur Brest. Tout me vient à l'esprit en un bloc, l'aventure, le son, un diaporama d'imagerie cérébrale. Chaque détail de la fière monture océane est gravé pour l'heure, toute son architecture, chaque poulie, chaque voile, chaque cordage m'est connu. Mais je sais hélas que je ne saurais retenir cette vision au-delà de mon sommeil bien longtemps ; La trahison d'un songe est précisément l'oubli qui lui succède.


Je naviguais fièrement sur l'océan, des hommes d'équipage s'affairaient sur le pont, l'un d'entre eux immobile, mon vaillant capitaine, debout sur ma proue, tenait la barre d'une main de maître. Il scrutait l'horizon au loin, de son regard perçant. Ses paupières érodées par l'air salin formaient une ligne concave et semi entrouverte. Nul ne semblait pouvoir franchir la frontière de ce regard scintillant, fenêtre de son âme d'homme solitaire, silencieux et appliqué, dont la lumière reflétée par la réverbération du soleil sur la surface de l'eau, creusait à chaque seconde les contours tourmentés. En contrebas, les marins s'affairaient sur le pont, solidaires, donnant le meilleur d'eux-mêmes. Chaque acte réalisé  était anonyme, qu'il soit anodin ou qu'il s'assimile à un exploit unique. Seul  l'accomplissement collectif comptait. Chacun d'entre eux connaissait les objectifs du voyage, avec ses contraintes à partager dans l'effort, essentiellement, au cours de ce voyage éprouvant.


Ce jour là toutefois, l'ambiance était particulière. La fin du voyage était proche, les côtes bretonnes, bien qu'elles ne soient visibles encore, s'annonçaient sous les meilleurs hospices. Les conditions météorologiques étaient exceptionnellement favorables. Elles permettaient à l'équipage de jouir de ces instants de relâche et ils commençaient à goûter,  par anticipation,  le retour à la terre ferme. Revoir sa famille, en de telles circonstances, est un moment d'une intensité inouïe. Après des mois et des mois de tensions, d'errements, confinés dans un espace restreint à partager, une disponibilité de tous les instants où la fatigue s'accumule, ces retrouvailles terrestres suscitaient des réactions prévisibles ou l'émotion jaillit dans un magma de rires et de larmes.


J'avançais en constance sur les eaux en mouvement, ma vitesse avoisinait six nœuds en moyenne. La mer était peu agitée et la hauteur des vagues n'excédait pas un mètre. Le bruit des eaux s'écartait dans l'oblique de ma trajectoire, imitant le bruit d'une cascade en chute libre, l'eau solide se transformait en une écume blanche, bouillonnante dans l'instant, puis s'évanouissait lentement dans le sillage de la proue, jusqu'à revenir ensuite à sa forme initiale, on eût dit une plaie cicatrisant dans l'instant.


Nous abordions la fin de l'après-midi et nous nous préparions à apercevoir le littoral. Nous devions ensuite longer la presqu'île de Crozon où le privilège nous était donné de contempler le coucher du soleil, puis nous remontions jusqu'à l'embouchure où se jette l'Elorn, tout près de Brest, où se mêlent ensembles les eaux saumâtres douces et salées.


Ce fût à cet ultime instant que le songe s'achevât, l'imminence de l'arrivée du brick et de l'équipage suscitait en moi, inconsciemment,  une frénésie impulsive. Mais il en fût de mon rêve comme de la fin du voyage, j'étais tombé en rade de Brest … et de sommeil.


mardi 19 août 2008, a 16:42
Etoile détente, mon coeur amoureux ... !


Le camping est un lieu de vacances incontournable lorsque nous voulons faire plaisir à notre progéniture en quête d'épanouissement et de plaisirs simples. Le succès de cette formule de vacances réside essentiellement dans le côté relationnel qui s'invite spontanément dans notre quotidien estivalier. Ainsi, lorsque nous arrivons dans un camping, nous sommes immédiatement et irrémédiablement "bagués" du sceau labellisé du camping, pour toute la durée du séjour. Cette pratique permet de participer gratuitement à toutes les activités structurelles du lieu de vacances et, par ailleurs, involontairement ou non et de façon sous-jacente, cela induit que nous appartenions à une seule et même communauté, avec laquelle nous devons cohabiter fugitivement de manière spartiate ou conviviale, selon l'humeur des sujets que nous sommes. Une fois que nous détenons le bracelet au poignet, que nous nous soyons fait expliquer les règles de vie collectives et, surtout, que nous avons acquitté le montant dû, nous sommes devenus des campeurs sédentaires à part entière.


Oui, je dis bien sédentaires car il est une autre manière de camper mais, en terme de "marché", le matériel utilisé est généralement destiné aux personnes isolées, sans enfants, dans un cadre général cela s'entend ainsi, adeptes de  la randonnée ou tout simplement itinérants. En quelque sorte on pourrait ainsi qualifier ce type de campeurs de voyageurs.


Pour en revenir au campeur sédentaire que je suis, le profil est quelque peu différent. Tout d'abord, en termes d'équipement. Le bon campeur pantouflard se doit de s'installer avec tout le matériel adéquat convenant à une vie de camping séante. Ainsi, il est installé comme à la maison, mais en beaucoup moins confortable quand même, de manière à avoir cet humble sentiment de vie précaire, presque celle d'aventurier, mais sans trop oser le dire trop haut non plus. Il suffit de passer trois semaines dans un camping, avant le fatidique retour, où les retrouvailles avec le foyer familial sont vécues intensément et avec un soulagement non feint de retour à la civilisation et à son confort vertueux. Le bon campeur dispose donc d'une tente familiale spacieuse, avec chambres séparées et un vaste séjour où il peut stocker toute sa panoplie d'ustensiles dernier cri de la technologie à la fois novatrice et commerciale.


Le profil du sédentaire est simple. Il est à la recherche de la société, celle qu'il a perdue au quotidien, et qui lui permet de révéler son identité à la face des autres. Dans le cadre du quotidien, cette identité est enfouie au fond de soi, avec cette impérieuse nécessité imposée par le cadre de vie actif de réserve de soi, de retenue et d'allégations en tous genres. La vie au camping va donc dissiper ce mal être grâce aux loisirs, l'apéro ou encore les soirées à thèmes que sont par exemple les karaokés ou encore soirées mister et miss camping.


Incontestablement, le camping apporte là toute la dimension désirée du plaisir communautaire partagé par ses membres.


Mais, le succès du camping, comme indiqué en préambule, c'est avant tout l'impact qu'il a sur les enfants, petits et grands. Bon nombre d'entre nous se dispenseraient probablement de résider en camping s'il n'y avait pas cet aspect ludique qui plait tant aux rejetons et qui influent impérativement quant au choix de la manière de passer ses vacances…


Les enfants ne sont pas compliqués et ils trouvent leurs plaisirs dans les activités telles que la piscine, le ping pong, le minigolf entre autres choses. De même, ils se lient très facilement et aussi très rapidement, ce qui leur permet de vivre intensément les journées les unes après les autres, avec toujours une connotation d'impatience lorsque les impératifs familiaux, comme le traditionnel repas partagé, les empêchent quelques instant de s'adonner en compagnie à des jeux divers et variés.


A tous ces titres, le camping a donc un statut à part entière et est côtoyé par toutes les classes sociales, hormis peut-être la plus haute hiérarchie, en raison du standing, mais aussi la plus basse, car le camping est également devenu onéreux, en particulier sur les sites touristiques les plus stratégiques. D'autres considéreront enfin que ce mode de vacances est quelque peu ringard et envisageront de passer leurs vacances autrement.


A chacun ses plaisirs et le droit de camper … sur ses positions.


dimanche 17 août 2008, a 10:40
Prendre congé des vacances, c'est possible !



Dimanche 17 août 2008, c'est le début de la fin. Je parle de celle des vacances bien sûr, même si la vie est comme les vacances, puisqu'il y a un début et une fin aussi, mais heureusement, cela dure plus longtemps. Ceci dit, si les vacances duraient plus longtemps que la vie, on aurait du mal à poser tous nos jours forcément. En revanche, une vie de vacances ne serait pas pour me déplaire. Encore qu'être toujours en vacances exclut de fait tous ces petits coups de blues qui nous affectent avant chaque reprise ou tentatives de suicides ratées volontairement au moment de retourner au boulot.


Donc, d'un certain point de vue, le dosage des vacances serait salutaire, à condition quand même que le nombre de jours de repos ne soit pas disproportionné à ceux du travail, ce qui constitue la règle du genre au présent. D'un autre côté, si on était toujours en congé, on ne saurait pas en quoi consiste le travail et nous ne connaîtrions ni coups de blues, ni tentatives de suicides ratées volontairement. Imaginons aussi un instant que nous pourrions avoir un coup de blues pendant le travail, au moment de prendre nos vacances, considérant que la notion de travail serait beaucoup plus valorisante que celle du congé. Quelle terrible image parcourt mon esprit à cet instant !


Mais heureusement il n'en est rien. Demain, nous sommes lundi et je retourne prendre un bain de sueur dans l'atelier du diable. Vivement les vacances … !

samedi 19 juillet 2008, a 22:37
Le picrate des Caraïbes !



Bon, dernier jour avant le départ. On va pouvoir faire le plein de paresse et pouvoir imiter le lézard au soleil. Une petite blague estivale pour la route ?

C'est l'histoire d'une femme qui part sans son mari en vacances aux Caraïbes. A peine arrivée, elle fait la connaissance d'un noir très costaud, et après une nuit d'amour torride, elle lui demande :

- Comment t'appelles tu ?

- Je peux pas te le dire, répond le noir.

Tous les soirs, ils se revoient, refont l'amour, et la femme pose toujours la même question, le noir donne toujours la même réponse. Un soir la femme dit :

- C'est mon dernier jour, je rentre demain chez moi, tu pourrais bien me dire comment tu t'appelles ?

- Je peux pas ,tu vas te moquer de moi, répond le noir.

- Mais non, il n'y a pas de raison, insiste la femme.

- Bien , je m'appelle Neige, dit le noir.

Et la femme part d'un fou rire terrible, et le noir en colère lui dit :

- Je savais bien que tu te foutrais de ma gueule.

La femme lui répond :

- C'est mon mari qui ne me croira jamais quand je lui dirai que j'ai eu 30 cm de neige tous les jours aux Caraïbes.

samedi 28 juin 2008, a 14:18
Conte de père haut mère oh dit c'est ...



                                        Père et mère

 

Depuis la nuit des temps l'histoire des pères et des mères prospèrent
Sans sommaire et sans faire d'impairs, j'énumère pèle-mêle, Pères Mères
Il y a des pères détestables et des mères héroïques
Il a des pères exemplaires et des merdiques
Il y a les mères un peu père et les pères maman
Il y a les pères intérimaires et les permanent
Il y a les pères imaginaires et les pères fictions
Et puis les pères qui coopèrent à la perfection
Il y les pères sévères et les mercenaires
Les mères qui interdisent et les permissions
Y'a des pères nuls et des mères extra, or dix mères ne valent pas un père
Même si dix pères sans mère sont du-per (perdu) c'est clair
Y'a des pères et des beaux-pères comme des compères qui coopèrent
Oubliant les commères et les langues de vipère
Il y a les « re-mères » qui cherchent des repères
Refusant les pépères amorphes
Mais les pauvres se récupèrent les experts (ex-pères) du divorce
Il y a les pères outre-mère qui foutent les glandes à ma mère
Les pères primaires, les perfides, les personnels qui ont le mal de mère
Ceux qui laissent les mères vexent et les perplexes
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci

Il y une mère candide et un père aimable
Il y une mère rigide et imperméable
Il y a des pères absent et des mères usées
Il y a des mères présentes et des perfusés
Il y a des mères choyées et des mères aimées
Il y a des pères fuyants et des périmés
Il y a la mère intéressée et la mère ville
L'argent du père en péril face à la mercantile
Il y a les pensions alimentaires, les « pères crédit »
Des pères du week-end et des mercredi
Y'a des pères hyper-fort et des mères qui positivent
Ou les coups de blues qui perforent les mères sans pères-pectives
Mais si les persécutés, le père sait quitter
Et si la mère pleure c'est l'enfant qui perd
Mais si la mère tue l'amertume la magie s'éveille
Et au final qu'elle soit jeune ou vielle la mère veille (merveille)
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci

Il y a les mères qui désespèrent à cause des amourettes
Perpétuellement à la recherche d'un homme à perpet'
Il y a la mère célibataire persuadé de n'être personne
Et qui attends que dans ses chimères que derrière la porte un père sonne
Il y a les mères soumises et les pères pulsions
Il y a les mères battues et les percussions
Il y a les mères en galère à cause des pervers, des perturbés
Alors il y a la mère qui s'casse si elle est perspicace
En revanche, si le père et la mère s'acoquine et vont se faire mettre si je peux me permettre
La tension est à dix milles ampères
Car quand le père est en mère et que la mère obtempère
C'est la hausse du mercure car le père percute et la mère permute
Le père tend sa perche et la mère se rit de cette performance, de ce perforant impertinent
Elles sont les péripéties du père dur face à l'effet mère (l'éphémère)
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci

 

Grand corps malade



Présentation
Bon alors passons directement de la présentation à la représentation ... !

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Super Manne ! peintrefiguratif (30/06/2009 17:41)

bonjour woogy ti=u s...

Super Manne ! Anakyne (24/06/2009 22:47)

Bonsoir, au fait ...

Super Manne ! UNDESSINJOUR (23/06/2009 10:03)

SLTS Woogy , tu nous...

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Bonne fête et big bi...

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